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Les banques allemandes et la restructuration de crédits : une vieille histoire qui s’est terminée en eau de boudin !

dans Rachat de crédit

A l’heure où la plupart des quotidiens européens font leur une du rachat de la Dresdner Bank par la Kreditcommerzbank, d’aucuns ont oublié que les banques allemandes ont un temps sévi dans l’Hexagone dans le domaine du rachat de crédits.
Il faut dire que ces activités germaniques eurent essentiellement lieu pendant les années 90 et au début de la décennie à un moment où la restructuration de prêts n’était pas encore aussi notoire qu’aujourd’hui en France.

Ainsi, des noms tels que LBS (Landesbausparkasse), Kreditcommerzbank ou bien encore DGHyp (Deutsche Genossenschaftshypothekenbank) circulaient dans notre pays et ces enseignes octroyaient des crédits de ce type à des ménages français. Ces établissements n’ayant pas pour vocation de détenir le compté courant de clients pouvaient donc financer des étrangers à condition que les biens pris en garantie se trouvent en territoire métropolitain.

Ces financements étaient accordés assez régulièrement et certains courtiers français obtenaient ainsi des conditions de prêts attrayantes en termes de taux ou tout simplement réalisables avec les Allemands en raison de normes d’attribution différentes de celles en vigueur en France à cette époque. Un courtier qui se nommait Objektiva et qui détenait l’exclusivité de la distribution des produits « DGHYp » a ainsi commercialisé des restructurations « allemandes » en France pendant près de 15 années.

Ce courant d’affaires se maintenait sans vraiment exploser jusqu’à ce que deux phénomènes se conjuguent : des articulations financières pas toujours en adéquation avec les réalités françaises et un environnement économique qui s’est fortement dégradé depuis les années 2000 en Allemagne.

Les rachats de crédits « allemands » étaient systématiquement adossés à des prises de garantie hypothécaire, mais avec des caractéristiques parfois délicates. Par exemple, la Kreditcommerzbank réalisait un montage sous forme de prêt in fine adossé à une assurance-vie avec comme condition que les clients ne puissent pas toucher au capital placé tant que le prêt nominal n’est pas remboursé : or ces cas de figure se sont produits très souvent et la banque s’est retrouvée avec de nombreux contentieux. Le résultat fut rapide, la marque décida de ne plus commercialiser de produits en France ! C’est un exemple parmi d’autres.

Par ailleurs, la situation économique en général s’était aussi beaucoup dégradée en Allemagne à cette époque avec la crise du bâtiment, des industries agro-alimentaires et surtout du secteur bancaire. Beaucoup de grandes banques allemandes essuyant de sérieux revers décidèrent de mettre un terme à leurs activités liées au rachat de crédits. Ce qui fut dit, fut fait !

Aujourd’hui, plus aucune banque allemande ne commercialise ce type de produits !

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