Magazine sur la finance & le rachat de crédit

Les taux d’appel du crédit et de l’épargne

dans Rachat de crédit

Depuis le printemps, on parle beaucoup en France du fameux Rapport Lefebvre.

Il s’agit d’un parlementaire qui s’est penché initialement sur la pratique des taux révisables qu’il jugeait parfois dangereuse en raison d’articulations et de mécanismes opaques. Parmi les points essentiels qu’il a soulevés, il y a par ailleurs l’utilisation commerciale du « taux d’appel » qu’il juge aussi très sévèrement.

Pourtant cette méthode est usitée dans pratiquement tous les domaines financiers et ce depuis plusieurs années. Dans la catégorie des prêts immobiliers, elle présente notamment l’avantage de calculer pendant une durée prédéfinie une mensualité plus allégée en attendant une augmentation des revenus. Evidemment, la formule a connu une inflation des taux et assortie de la crise des subprimes, elle n’a plus guère de succès. Pour autant, l’idée n’était pas ridicule et permettait à ceux qui ne rentraient pas dans les critères traditionnels des banques de devenir propriétaires.

L’extension du « taux d’appel » connait malgré tout encore de beaux jours puisque outre les prêts immobiliers et les rachats de crédits, d’autres domaines financiers sont également concernés : les crédits à la consommation ainsi que certains produits d’épargne !

Le crédit à la consommation connait depuis un an maintenant un ralentissement considérable des volumes commercialisés. Aussi a-t-il fallu trouver des idées originales de ventes ; Sofinco, Cetelem et consorts ont donc mis au goût du jour l’idée du taux d’appel à la « sauce conso ». Pratiquement, il s’agit de financer un crédit à la consommation sous forme de réserve avec un taux à 4.9 % sur 6 ou 12 mois assorti d’une mensualité plus faible qui est ensuite recalculée au bout de la période dite d’appel à un taux de 20 et quelques pourcents… Manifestement, l’idée doit faire son chemin puisque tous les organismes pratiquent la chose.

Le monde de l’épargne est lui aussi en manque de prospects… et ratisse en pratiquant des taux d’appel. Oh, il ne s’agit pas de produits sophistiqués, mais des « bas de laine » traditionnels remaniés avec la formule en vogue. Ainsi, chez LCL, vous pourrez obtenir un taux de rendement brut de 8 % sur 3, 6 ou 12 mois jusqu’à un montant de 50 000 €uros. Pratiquement du jamais vu depuis les périodes inflationnistes des années 80. Cortal Consorts vous proposera une idée du même acabit avec un taux à 6 % pendant 6 mois qui se traduira en 3.25 % à l’issue de cette période. ING Vie s’est aussi mis sur les rangs avec une offre à 6 % sur 6 mois également qui sont un petit mieux que le cas précédent à 3.3 %…

On constatera rapidement que ces placements n’ont d’intérêt qu’à la condition de faire une opération sur une courte durée, car les taux à 4 % nets du Livret A et des LDD (Livrets de développements durables) dissuaderont vite ceux qui envisageraient des placements à plus longs termes !

Derniers articles de Rachat de crédit

ante. eleifend ipsum nunc Nullam ut tristique velit, venenatis, dolor amet, Aliquam
Retour en haut