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Les taux réels des assurances vie…

dans Epargne/News

A peine le livret A vient-il de baisser à 2.5 % de rémunération et les assureurs d’annoncer leurs rendements au titre de l’exercice 2008 que ces derniers « mitraillent » véritablement leurs diverses propositions en évoquant les taux de leurs assurances vie pour 2009.

D’Afer à Groupama en passant par Aviva pour terminer sur la MACSF et tant d’autres, les rémunérations proposées vont de 3.5 à parfois même 5 %, ce qui semble attrayant…Mais que représentent au juste ces taux : sont-ils bruts, nets et surtout ne font-ils pas l’objet d’autres imputations sociales ou fiscales qui donnent en réalité un chiffre bien loin du pourcentage initalement annoncé ?

Il faut tout d’abord rappeler que les taux proposés sont bruts. Il faut en soustraire les frais de gestion, les droits d’entrée ainsi que les prélèvements sociaux en vigueur. Les frais de gestion représentent la seule partie variable de ces divers prélèvements, ils fluctuent en effet d’un produit à l’autre ou plus précisément d’un assureur à l’autre. Dans les meilleurs cas, ils sont de 0.2 à 0.25 % pour atteindre parfois 0.6 %.

Les prélèvements sociaux atteignent eux 12.1 % depuis l’ajout du fameux RSA, le Revenu de Solidarité Active. Ils constituent une part incompressible au même titre que les « droits d’entrée » que l’organisme qui gère votre assurance vie prélève sur tout versement complémentaire. Il s’agit d’une taxe dont le montant est votée chaque année par le Parlement et qui est entérinée par la Loi de Finance. généralement, cet impôt varie de 3 à 4 % par an.

C’est en tenant compte de ces différents éléments que vous vous rendrez compte que les rémunérations des assurances vie sont d’une part inférieures aux chiffres annoncés qui sont bruts, mais surtout d’autre part que vous ne gagnerez pas d’argent pendant un an sur vos versements récents. Si vous payez en tout 4.5 % de taxes diverses sur ces derniers, une rémunération équivalente du même montant ne fera que rééquilibrer la dépense engagée sur le premier exercice. : c’est donc bien l’année suivante que votre capital vous rapportera puisqu’il ne fera plus l’objet de droits d’entrée.

Pour autant, il restera soumis aux autres impôts. C’est le prix à payer afin d’être exonéré de plus-values sur les valeurs monétaires à l’issue du délai de 8 ans !

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