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L’essence devrait être moins chère…

dans News/Rachat de crédit

De mémoire de financier, on n’avait encore jamais vu pareille chute du prix d’une matière première ! En l’espace de 5 mois à peine le baril de brut a en effet perdu quelque 75 % de sa valeur… Il s’agit sans doute là d’une illustration probante des incessantes oscillations des marchés financiers qui en dit long sur le malaise qui règne sur l’ensemble des places financières. Mais le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres, ou plus précisément devrait faire le bonheur des autres.

Il est désormais notoire que le passage à la pompe est un peu moins douloureux qu’auparavant en raison de la baisse des prix des carburants. Mais cette dernière est-elle proportionnnelle au prix de l’essence lorsque le baril de brent valait précisément 38 $ ? A l’évidence non…Il faut remonter à fin 2003 pour trouver le pétrole à 38 $. Si vous vous souvenez bien un an auparavant en 2 002, nous passions tous du Franc à L’€uro et à cette époque le super franchissait le seuil de 1 €uro. En 2003, celui-ci coûtait 1.15 et les différents sans plomb 95 et 98 se promenaient aux alentours de 1 €uro à leur tour.

Aujourd’hui, ces mêmes carburants coûtent environ 15 centimes de plus. Il y a donc un décalage de 15 % du prix. Certes, les analystes financiers précisent qu’il faut environ 1 mois pour que les pétroliers répercutent la baisse des cours sur les carburants, mais sommes-nous bien certains qu’ils descendront jusqu’à 1 €uro ? Rien n’est moins certain, car en ces temps de crise où le chômage menace de grimper violemment, l’Etat a plus que jamais de remplir les caisses déjà vides…et les taxes sur les carburants sont une source prépondérante en matière de collectes fiscales.

Souhaitons que pour profiter à plein de la baisse du baril de pétrole, ce dernier baisse encore. Ce qui est fort probable compte-tenu que les stocks débordent, que la demande énergétique du secteur industriel s’écroule et que le paiement de l’or noir devient difficile pour les grosses entreprises en raison des resserrements du crédit. Autant de motifs qui laissent penser que malgré sa prochaine diminution de 2 millions de barils par jour, l’OPEP ne réussira pas à faire remonter les cours. Il nous reste une petite chance de grignoter pour une fois un petit morceau de pouvoir d’achat…

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