Licenciements en France suite au Covid-19

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licenciements en france suite au covid-19
Des licenciements inévitables en France suite à la pandémie Covid-19 - ©Annie Spratt, Unsplash Creative Commons

Les secteurs les plus fragilisés par la crise sanitaire du coronavirus concernent surtout la restauration, le transport, l’évènementiel et le tourisme. Ce qui explique les compressions massives du personnel dans ces domaines d’activités. Au lendemain du confinement, même si certains commerces commencent à ouvrir leurs portes, la majorité de ces entreprises sont obligées de penser à la restructuration de leurs ressources humaines. C’est comme si ces entreprises se trouvent une fois de plus en phase de lancement.

22% des entreprises françaises doivent continuer de licencier

D’après le sondage de « StaffMe » annoncé dans le Parisien, 22% d’entreprises doivent continuer de compresser leur personnel directement ou indirectement. Ces entreprises concernent surtout le domaine de l’évènementiel, le marketing, le transport, la restauration, l’hôtellerie, le tourisme, les centres de loisirs et l’habillement contrairement aux commerces alimentaires, les ventes en ligne et la formation.

En termes de licenciement, la méthode choisie par ces entreprises ne fonctionne pas forcément comme un débauchage traditionnel. Le licenciement se manifeste indirectement, comme par exemple le non-renouvellement des contrats à durée déterminée ou encore l’ajournement des intentions d’embauches.

La compression du personnel au niveau de quelques entreprises

Parmi les grandes enseignes françaises qui se trouvent dans l’obligation de réduire l’effectif du personnel, on peut distinguer : Naf Naf et Camaïeu, Disneyland Paris, Renault, Airbnb, NextRadioTV ou encore Rolls-Royce

Camaïeu

Depuis le 26 mai, Camaïeu l’entreprise de prêt-à-porter destiné à la grande distribution est en plein redressement judiciaire. Il a été tranché au tribunal de commerce de Lille que l’entreprise doit être mise en observation pendant six mois alors qu’elle recense actuellement plus de 3.900 employés. Soucieux de cette situation de redressement judiciaire qui est en train d’accabler l’entreprise, le gouvernement français affirme qu’il doit déjà trouver acquéreur.

Naf Naf

Au même titre que Camaïeu, Naf Naf se trouve aussi dans une situation de redressement judiciaire depuis le 15 mai alors qu’il y a deux ans l’enseigne a déjà été cédée à Vivarte appartenant au groupe La Chapelle. Avec 1.170 employés et face à cette situation, des offres de rachats seront à étudier dans le courant de ce mois de juin.

Disneyland Paris

Ce n’est plus étonnant, les centres de loisirs et les parcs d’attractions ont dû fermer leurs portes au public depuis le 16 mars 2020, et cela n’épargne pas le parc d’attractions le plus célèbre de France. Face à la crise sanitaire, Disneyland était obligée de mettre à la porte plus de 300 employés depuis le mois d’avril dernier ; il s’agit en effet des techniciens et artistes tout récemment recrutés avant le confinement.

Renault

L’industrie automobile Renault est répartie dans le monde entier et possède plus de 10 sites industriels en France. Hormis les difficultés liées au Covid-19 que traverse l’industrie automobile, elle est aussi contrainte de basculer son industrie de recyclage à Flins dans les Yvelines. Actuellement, comptant un effectif pléthorique de par son nombre du personnel, elle se trouve dans l’obligation de licencier plus de 15.000 salariés à travers le monde entier.

Airbnb

Après l’annonce officielle du déconfinement partiel du 11 mai, Emmanuel Marill directeur général d’Airbnb affirme dans le quotidien Le Parisien que : « C’est un traumatisme pour l’entreprise ». Ce choc s’explique par la contrainte de licenciement massif du personnel la société à raison de 1.900 employés alors que l’entreprise est éparpillée à travers 24 pays dans les quatre coins du monde. Mais toujours d’après Emmanuel Marill : « il est trop tôt » d’envisager les conséquences de la crise du coronavirus sur le sort de l’entreprise.

NextRadio TV

NextRadio TV, la maison mère de BfmTV et de RMC subit aussi les impacts de la propagation du coronavirus puisqu’à l’heure actuelle, elle déclare qu’elle se doit d’établir « un plan de transformation et de reconquête post-Covid ». Pour ce faire, la maison a ainsi pensé à départager les consultants et les pigistes et de « mutualiser les fonctions supports ». Ce qui traduit en fait l’avant-première d’une série de licenciement progressif puisque l’entreprise est également limitée.

Rolls-Royce

Employant plus 55.000 salariés à travers la planète, le groupe britannique Rolls-Royce prévoit aussi à son tour d’éradiquer plus d’un six milliers de postes de travail puisque la variation de sa trésorerie se trouve à son point le plus faible. La conjoncture actuelle a fait gravement chuter le chiffre d’affaires. La compression de personnel affectera surtout le département aéronautique et cela va se réaliser dans les prochains 18 mois. En France seulement, il a été envisagé par le groupe que dans les sites des Midi-Pyrénées et de l’Aquitaine, plus de 3.000 salariés seront renvoyés jusqu’en 2021.

Séries de licenciement : un fait incontournable en période de crise

Dès que le taux de mortalité s’était amplifié et que les mesures de sécurité sanitaire s’intensifiaient, tout le monde sentait déjà la gravité de la situation. Le confinement a complètement accablé la situation économique française, le comportement des consommateurs a complètement changé, tous deviennent prudents et s’inquiètent du devenir. Renvoi obligatoire en congé, télétravail sans parler du licenciement massif.

Bien que la France soit déconfinée, il existe encore des secteurs qui éprouvent du mal à redémarrer et d’autres n’arrivent même pas rouvrir faute de moyens. Ces séries de licenciements ont déjà été pressenties par les spécialistes et experts, mais il a fallu le confirmer grâce à l’enquête menée par « StaffMe », mais nul n’aurait souhaité que cela puisse durer jusqu’à l’année prochaine.

Ce traumatisme mondial est réellement agressif puisque des millions d’entreprises françaises voient leurs chiffres d’affaires flancher du jour au lendemain et d’autres entrepreneurs voient leurs affaires s’effondrer à cause de cet ennemi invisible. Même si l’État a mis en place un plan de soutien aux entreprises, il est encore trop tôt pour la France de crier victoire. Toutefois, bien que le ministre de l’Économie affirme l’espoir de sortir la France indemne face à cette bataille comme après la grosse crise financière de 2008, le pronostic de victoire demeure minime.

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