L’interdiction du crédit revolving condamnerait le rachat de crédit ?

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Est-il possible d’envisager que l’interdiction du crédit revolving condamnerait le rachat de crédit en général ? De nouveau d’actualité en raison de l’amendement que le parti socialiste veut déposer pour interdire tout simplement ce crédit à la consommation jugé dangereux, le crédit revolving fait décidément couler de l’encre. Il est en partie vrai que l’accumulation de crédits de ce type surendette et que le rachat de crédit est une opération qui intervient dans un second temps, parce que les ménages qui y recourent étouffent parfois sous les prêts. Mais se contenter de cette explication serait totalement insuffisant.

Il faut en effet savoir que 95 % des crédits en France sont remboursés. A la différence de son pays, le Français n’est pas très endetté et les incidents tels que les impayés sont plutôt rares proportionnellement. Par ailleurs, ce crédit revolving n’est pas un produit répandu dans toutes les couches de la population : d’après une étude menée par le cabinet Athling, ce sont seulement 7 % des ménages qui y recourent. Le problème réside dans le fait que ce sont les plus modestes qui souffrent probablement d’un déficit chronique de pouvoir d’achat, raison pour laquelle ils pratiquent le revolving en trop grand nombre…

Mais ces ménages n’ont malheureusement jamais pu recourir au rachat de crédit en raison de leur manque de revenus ou de garanties en général. Ce sont des ménages ayant un autre profil qui font l’objet d’interventions de la part des banques spécialisées en rachat de crédit. Penser que l’interdiction du crédit revolving condamnerait le rachat de crédit serait donc de fait fort simpliste…

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