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Livret A à 1.75 % de rémunération…

dans Epargne/News

La messe est dite : par l’intermédiaire de Christine Lagarde, les pouvoirs publics ont donc annoncé que le Livret A ne fera plus l’objet que d’un taux de rémunération de l’ordre de 1.75 % à partir du 1er mai prochain. Après avoir connu un semestre de gloire qui l’avait vu culminer à 4 % de rendement, le plus populaire des supports d’épargne avait ensuite fait l’objet d’un réajustement mécanique à 2.5 % pour connaitre un sort qui l’amènera bientôt au taux le plus bas de son histoire. Il va sans dire que ce rapport de 1.75 % fait couler de l’encre…

Certes, le mode calcul du Livret A, basé sur le cumul de la moitié du taux de l’inflation et de celle des principaux taux à court terme, le rendent dépendant de la conjoncture, mais le sentiment de nombreux contribuables dépassent de loin cet aspect arithmétique. Lorsque les Français ont massivement versé des deniers sur les Livrets A en 2008, 18.6 milliards d’€uros précisément, ce phénomène illustrait leur recherche de la sécurité dans un environnement économique incertain. Mieux ! Le Livret A permettait à ce moment d’allier à la fois sécurité, mais aussi rendement d’épargne convenable puisque la rémunération était alors de 4 % : cela redonnait un peu de souffle au pouvoir d’achat. Ce sont ces deux motifs qui ont poussé les Français à remplir leur Livret à ce moment, délaissant d’ailleurs l’assurance vie pour l’occasion. Le gouvernement en était pleinement convaincu et n’a d’ailleurs pas voulu s’attirer les foudres populaires en limitant par la suite mécaniquement la baisse du Livret à 2.5 % et non à 2 comme l’aurait voulu le calcul mathématique…

Aujourd’hui, le taux a encore baissé, c’était inévitable en raison du fléchissement de l’inflation et de la baisse des taux directeurs, mais cela ne se fait pas sans soulever certaines questions…Tout d’abord, les Français ont à nouveau le sentiment d’avoir une épargne qui ne rémunèrera que peu dans une période où la problématique du pouvoir d’achat reste plus que jamais d’actualité en raison des vagues de licenciements qui déferlent sur notre pays. Par ailleurs, le calcul du Livret A interroge dans la mesure où celui du taux de l’inflation est obscure et opaque. Ce dernier tient-il compte de suffisamment d’éléments et ceux-ci reflètent-ils le mode de consommation des Français. Tenir compte des achats d’écrans plats ou d’autres produits de consommation ne faussent-ils pas certains calculs ? On ne change pas de téléviseur tous les trois mois, ni même de téléphone portable alors qu’on achète des denrées alimentaires chaque semaine, voire chaque jour….et les prix dans les supermarchés n’ont eux pas connu de déflation, bien au contraire !

Alors le petit épargnant se sent quelque peu défavorisé, ce qui constitue pour certains un réel euphémisme ! Il n’est pas certain que pour les détenteurs du Livret A, l’argument du coût du logement social soit vraiment convaincant, car n’oublions pas qu’un Livret A rémunérant moins est tout de même synonyme d’un coût de construction des logements sociaux lui aussi plus faible.

Lien utile : Livret A mal en point

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