Le marché immobilier va mal : qui est responsable ?

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En raison de la faiblesse du taux d’usure, de nombreux projets immobiliers sont repoussés. Les investisseurs et les acheteurs gagneraient grandement à ce que la méthode de calcul soit modifiée.

Une réglementation dépassée ?

Les courtiers, agents immobiliers et autres professionnels se plaignent depuis des mois du taux d’usure et souhaitent voir sa méthode de calcul modifiée. D’après eux, le taux d’usure est la cause de tous leurs malheurs, même s’il a récemment subi une refonte pour mieux s’adapter aux fluctuations du marché moderne avec une mise à jour tous les trois mois.

Selon les données des Echos, les banques ne veulent plus se baser sur les prêts signés pour calculer le plafond mensuel de crédit, mais sur les offres faites aux ménages.

Cette modification pourrait redynamiser le marché. Lorsque les conditions changeantes du marché sont la source des problèmes, la nécessité de tenir compte de la stabilité globale d’un marché est-elle plus importante que jamais ? Le taux d’usure empêchent la réalisation d’investissements moins solides lorsque les marchés ne sont pas suffisamment stables, mais ce sont justement ces investissements qui pourraient apporter plus de stabilité. au marché.

Après tout, le système de réglementation actuel est complètement dépassé. Le monde change rapidement et de nouvelles règles doivent être établies pour s’adapter aux circonstances actuelles.

Le problème avec le taux d’usure

Le taux d’usure est le montant maximum d’intérêt qui peut être proposé à un emprunteur, il existe différents taux d’usure pour différents types de prêts : il s’applique aux prêts immobiliers, au crédit consommation, aux découverts bancaires et aux crédits renouvelable.

La Banque de France publie le taux d’usure chaque trimestre au Journal officiel. Ce taux est basé sur les taux d’intérêt moyens pratiqués par les établissements de crédit, plus une majoration d’un tiers.

Ce taux varie en fonction du montant emprunté, de la durée du prêt et d’autres catégories de prêts tels que les crédits à la consommation, les prêts à taux fixe ou les lignes de crédit renouvelables.

Pour être plus proche de la réalité, la Banque de France met désormais à jour ce taux en se basant sur les taux d’intérêt des crédits du mois précédent plutôt que sur la moyenne des trois derniers mois.

Le nouveau taux d’usure a été publié au Journal officiel du 29 septembre. A compter du 1er octobre, ces taux sont entrés en vigueur et déterminent le taux d’usure des crédits immobiliers de différentes durées. Par exemple, un prêt d’une durée comprise entre 10 et 20 ans aurait un taux d’usure de 3,03%.

Cependant, les conditions de marché ont évolué depuis, handicapant de nombreux ménages car les banques ne peuvent plus prêter de l’argent à de si faibles taux d’intérêts.

Les banques relèvent leur taux selon le taux d’usure

Peu de temps après l’annonce d’une hausse du taux d’usure pour le quatrième trimestre, le courtier Vousfinancer a rapporté que les banques avaient relevé leurs taux d’intérêt en octobre :

« Quelques jours seulement après l’annonce de la remontée des taux d’usure pour le 4e trimestre, les banques ont procédé en octobre à des hausses de taux, elles aussi significatives, de 0,15 à 0,40 point. Résultat, l’effet bénéfique de l’augmentation du taux plafond risque de n’être que de courte durée avec un retour rapide à prévoir de l’effet mécanique d’éviction du marché pour certains emprunteurs en raison du trop faible écart entre les taux proposés par les banques et les taux au-delà duquel elles n’ont pas le droit de prêter. »

Julie Bachet, Directrice Générale de Vousfinancer, explique que les taux d’intérêt sur les crédits ont augmenté en octobre. L’une des raisons est le risque accru que le taux des prêts gouvernementaux à 10 ans augmente à plus de 2,7 %. De plus, la politique monétaire de la Banque centrale européenne pourrait se resserrer à nouveau. Ce changement entraînera vraisemblablement une hausse de leurs taux directeurs.

Le co-fondateur d’Artémis Brokerage, Ludovic Huzieux, estime que les emprunteurs doivent agir rapidement dès que l’opportunité se présente. Il estime que cette aubaine à court terme doit être surveillée même si les prix de l’immobilier pourrait baisser en 2023 car il note que les taux hypothécaires continuent d’augmenter parallèle.

Il craint que les taux des crédits immobiliers ne continuent d’augmenter à ce rythme pendant plusieurs semaines. Si cela se produit, les emprunteurs ne pourront pas se permettre des prêts à taux d’intérêt plus élevés.

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