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Mauritanie : l’État lève l’embargo imposé à la banque de Bouamatou

Le ministère des pêches et de l’économie maritime mauritanien a ordonné en décembre la levée de l’embargo frappant la Générale de Banque de Mauritanie (GBM), appartenant à Mohamed Ould Abdel Aziz. Cette décision est intervenue après que des hommes d’affaires ont demandé la levée de l’embargo imposée à cet établissement, lors d’une rencontre avec le président Ghazouani.

Les acteurs de la pêche interpellent le ministre de tutelle

Un vent nouveau souffle sur la Mauritanie depuis l’élection de Mohamed Ould Ghazouani en juillet 2019, permettant un alignement parfait des planètes pour Mohamed Ould Bouamatou. Le ministère des pêches et de l’économie maritime mauritanien a ordonné en décembre la levée des mesures restrictives frappant sa banque, la Générale de Banque de Mauritanie (GBM), depuis plusieurs années. L’ancien régime tyrannique de son cousin Mohamed Ould Abdel Aziz (août 2008-août 2009) avait ordonné, sous fond de rivalités politiques, à toutes les entreprises publiques de retirer leurs dépôts auprès de la GBM. Il avait par ailleurs engagé le redressement fiscal injustifié de plusieurs entreprises appartenant au banquier.

La levée de l’embargo frappant la Générale de Banque de Mauritanie (GBM) fait suite à l’interpellation du ministre de la pêche et de l’économie maritime, Nany ould Chrougha, par de nombreux opérateurs lors d’une visite à Nouadhibou, capitale économique et deuxième plus grande ville de Mauritanie. Ces acteurs de la pêche ont fait part des énormes problèmes qu’ils rencontrent depuis l’interdiction faite à la Société mauritanienne de commercialisation du poisson (SMCP-publique) de traiter avec la GBM.

Les opérateurs ont le droit de travailler avec la banque de leur choix

De retour à Nouakchott, le ministre Nany ould Chrougha a donné des instructions autorisant la SMCP à travailler à nouveau avec la banque de Bouamatou. Dans une lettre adressée au directeur général de la SMCP, il explique que tous les opérateurs ont le droit de traiter avec l’institution bancaire de leur choix, sans aucune restriction, pourvu que cet établissement dispose légalement des moyens financiers et de l’expertise nécessaires à l’exécution satisfaisante de ses opérations dans le cadre de la commercialisation des ressources halieutiques nationales.

Banque spécialisée en affaires, la GBM permettait aux opérateurs de la filière de commercialisation du poisson de disposer de « Lettres de Crédit » ou « Crédit Documentaire » prouvant un engagement de paiement souscrit par la Banque d’un acheteur vis-à-vis du vendeur.

Un prochain abandon des poursuites judiciaires ?

La levée des sanctions contre la GBM intervient quelques semaines après que des hommes d’affaires ont demandé, lors d’une rencontre avec le président Ghazouani, la levée de l’embargo imposée à la Générale Banque de Mauritanie.

Dans le même mois de décembre, le nouveau pouvoir mauritanien a également remis une distinction à Mohamed Ould Bouamatou pour ses efforts d’investissement dans le pays, notamment dans le secteur de la banque, de la téléphonie, des assurances et de la construction. Au même moment, les médias locaux ont annoncé l’abandon prochain, par le nouveau pouvoir de Ghazouani, des poursuites contre l’homme d’affaires et d’autres exilés. Cette réhabilitation a été accompagnée d’une information (non encore confirmée) de la presse locale selon laquelle, Ghazouani a décidé d’abandonner les poursuites contre Bouamatou et d’autres exilés politiques.

Mohamed Ould Bouamatou, philanthrope et soldat de la démocratie

Si le nouveau chef d’État devait prendre cette décision, ce ne serait pas une surprise. Depuis son élection en juillet 2019, il a engagé la Mauritanie dans une lente détente politique, marquée notamment par la libération des prisonniers d’opinion et l’ouverture des médias aux opposants. Avec lui, la Mauritanie semble avoir pris le chemin de l’État de droit, dont rêve Bouamatou. Le banquier a créé la fondation pour l’égalité des chances afin de promouvoir la dignité humaine et les valeurs démocratiques sur le continent. Il est aussi à l’origine d’une clinique ophtalmologique qui opère gratuitement de la cataracte.

Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime mauritanien a ordonné en décembre la levée de l’embargo frappant la Générale de Banque de Mauritanie (GBM), appartenant à Mohamed Ould Abdel Aziz. Cette décision est intervenue après que des hommes d’affaires ont demandé la levée de l’embargo imposée à cet établissement, lors d’une rencontre avec le président Ghazouani.

Les acteurs de la pêche interpellent le ministre de tutelle

Un vent nouveau souffle sur la Mauritanie depuis l’élection de Mohamed Ould Ghazouani en juillet 2019, permettant un alignement parfait des planètes pour Mohamed Ould Bouamatou. Le ministère des pêches et de l’économie maritime mauritanien a ordonné en décembre la levée des mesures restrictives frappant sa banque, la Générale de Banque de Mauritanie (GBM), depuis plusieurs années. L’ancien régime tyrannique de son cousin Mohamed Ould Abdel Aziz (août 2008-août 2009) avait ordonné, sous fond de rivalités politiques, à toutes les entreprises publiques de retirer leurs dépôts auprès de la GBM. Il avait par ailleurs engagé le redressement fiscal injustifié de plusieurs entreprises appartenant au banquier.

La levée de l’embargo frappant la Générale de Banque de Mauritanie (GBM) fait suite à l’interpellation du ministre de la pêche et de l’économie maritime, Nany ould Chrougha, par de nombreux opérateurs lors d’une visite à Nouadhibou, capitale économique et deuxième plus grande ville de Mauritanie. Ces acteurs de la pêche ont fait part des énormes problèmes qu’ils rencontrent depuis l’interdiction faite à la Société mauritanienne de commercialisation du poisson (SMCP-publique) de traiter avec la GBM.

Les opérateurs ont le droit de travailler avec la banque de leur choix

De retour à Nouakchott, le ministre Nany ould Chrougha a donné des instructions autorisant la SMCP à travailler à nouveau avec la banque de Bouamatou. Dans une lettre adressée au directeur général de la SMCP, il explique que tous les opérateurs ont le droit de traiter avec l’institution bancaire de leur choix, sans aucune restriction, pourvu que cet établissement dispose légalement des moyens financiers et de l’expertise nécessaires à l’exécution satisfaisante de ses opérations dans le cadre de la commercialisation des ressources halieutiques nationales.

Banque spécialisée en affaires, la GBM permettait aux opérateurs de la filière de commercialisation du poisson de disposer de « Lettres de Crédit » ou « Crédit Documentaire » prouvant un engagement de paiement souscrit par la Banque d’un acheteur vis-à-vis du vendeur.

Un prochain abandon des poursuites judiciaires ?

La levée des sanctions contre la GBM intervient quelques semaines après que des hommes d’affaires ont demandé, lors d’une rencontre avec le président Ghazouani, la levée de l’embargo imposée à la Générale Banque de Mauritanie.

Dans le même mois de décembre, le nouveau pouvoir mauritanien a également remis une distinction à Mohamed Ould Bouamatou pour ses efforts d’investissement dans le pays, notamment dans le secteur de la banque, de la téléphonie, des assurances et de la construction. Au même moment, les médias locaux ont annoncé l’abandon prochain, par le nouveau pouvoir de Ghazouani, des poursuites contre l’homme d’affaires et d’autres exilés. Cette réhabilitation a été accompagnée d’une information (non encore confirmée) de la presse locale selon laquelle, Ghazouani a décidé d’abandonner les poursuites contre Bouamatou et d’autres exilés politiques.

Mohamed Ould Bouamatou, philanthrope et soldat de la démocratie

Si le nouveau chef d’État devait prendre cette décision, ce ne serait pas une surprise. Depuis son élection en juillet 2019, il a engagé la Mauritanie dans une lente détente politique, marquée notamment par la libération des prisonniers d’opinion et l’ouverture des médias aux opposants. Avec lui, la Mauritanie semble avoir pris le chemin de l’Etat de droit, dont rêve Bouamatou. Le banquier a créé la fondation pour l’égalité des chances afin de promouvoir la dignité humaine et les valeurs démocratiques sur le continent. Il est aussi à l’origine d’une clinique ophtalmologique qui opère gratuitement de la cataracte.

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