De mauvais chiffres attendus pour le PIB chinois en 2023 avec de l’espoir pour 2023 ?

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Pékin, Chine - ©Zibik, Unsplash Creative Commons

La mise en œuvre stricte de la politique “zéro covid” et la crise actuelle du secteur immobilier ont exercé une pression sur l’économie chinoise l’année dernière, les données officielles seront publiées mardi. Le consensus des experts est de 2,7%, la pire performance depuis 1976, hors 2020, l’année d’apparition du Covid-19. Un rebond est attendu en 2023, mais de nombreuses incertitudes demeurent.

L’économie chinoise en difficulté en 2022

Fin 2022, l’économie chinoise semblait au bord de l’effondrement, et le marché boursier chinois est au plus bas.

Les données officielles très attendues sur la croissance économique chinoise en 2022, attendues mardi, devraient être l’une des plus faibles depuis 40 ans. Cette contre-performance s’explique en grande partie par les crises sanitaire et immobilière qui ont fortement affecté l’activité économique.

Les 10 experts interrogés par l’AFP s’attendent à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale croît en moyenne de 2,7% en un an, soit le taux de croissance le plus faible depuis la contraction de 1976 (-1,6%), si l’on exclut 2020, la première année de la pandémie (+2,3%).

L’année dernière, en 2021,le PIB de la Chine avait augmenté de plus de 8 %. Pékin avait un objectif de taux de croissance d’environ 5,5% pour 2022.

Le reprise de la consommation des ménages

En ce début d’année 2023, l’économie chinoise connaît une transformation bouleversante. Le gouvernement chinois a rouvert l’économie.

La “pneumonie” du Covid-19 a été rebaptisée “infection”, les citoyens chinois se déplacent à nouveau librement. Ils ne se priveront pas de leur droit de fêter le nouvel an fin janvier.

L’événement était prévu depuis plus d’un mois, mais sa précipitation a pris le monde par surprise. Au lieu de sortir progressivement de sa politique zéro-Covid, le gouvernement chinois a annoncé le 7 décembre supprimer toutes les mesures de confinement.

Bien sûr, on regrette le coût humain de la levée des restrictions : la Chine a une population vieillissante, des taux de vaccination faibles et un système hospitalier qui, même s’il a fait de grands progrès, n’est pas au niveau du système européen.

Mais l’activité semble avoir repris après une brève période de peur qui a vu de nombreuses personnes confinées chez elles par crainte d’attraper le virus qui se propage maintenant librement. En tout cas, c’est ce que démontre la forte augmentation de l’utilisation du métro dans les grandes villes chinoises ces derniers jours.

Bref, la consommation devrait rebondir très fortement à mesure que les consommateurs sortiront de ces confinements prolongés comme nous l’avons vécu il y a quelque temps en France. Mais la fin du confinement n’est pas la seule bonne nouvelle.

Des mesures de soutien de la part du gouvernement ?

La vraie reprise commencera sans doute au printemps lorsque le pays apprendra à vivre avec la pandémie. Les économistes d’UBS estiment que cette reprise viendra de la consommation intérieure et sera renforcée par la stabilisation du logement.

Il pourrait y avoir des surprises du côté des initiatives gouvernementales, notamment un important programme de relance de la consommation.

L’immobilier pourrait également rebondir plus fortement avec la réouverture de l’économie si un soutien gouvernemental accru est combiné à une amélioration de la confiance des ménages.

Les investissements dans le secteur pourraient reprendre si les autorités assouplissent les restrictions d’achat (par exemple en abaissant les exigences d’acompte minimum ou en supprimant les exigences d’acompte), en abaissant davantage les taux hypothécaires ou en fournissant aux promoteurs un soutien financier plus important pour reprendre les projets suspendus.

L’économiste indépendant Larry Yang estime que “2023 sera l’année où la certitude reviendra” après que des restrictions inattendues pendant la pandémie aient déstabilisé l’économie.

Le PIB chinois devrait rebondir à 4,3 % cette année, selon les prévisions de la Banque mondiale, mais il a été révisé à la baisse le mois dernier. Le panel d’experts interrogés par l’AFP tablait sur 5%. Désormais, « le pire est passé », voudrait croire Larry Yang.

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