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Pouvoir d’achat : pourquoi une telle perte ?

dans Rachat de crédit

Depuis le début de l’année, les reportages télévisés et médiatiques traitant du pouvoir d’achat se succèdent.

Cette réflexion est au coeur des préoccupations des Français, mais aussi de nos proches voisins européens . Vous trouverez ci-joint un lien vous permettant de visionner le dernier reportage du pouvoir d’achat sur TF1.

Il faut dire que le candidat Sarkozy avait fait du pouvoir d’achat son principal cheval de bataille lors de sa campagne présidentielle. Dès lors, les discours qui se voulaient rassurants ont stigmatisé l’attention de l’opinion publique de manière plus radicale sur le sujet. N’oublions pas que la perte de pouvoir d’achat a engendré une sorte de crise de confiance qui va de pair avec les récents événements économiques qui ont tant bouleversé notre quotidien depuis quelques semaines.

Il est indéniable que la perte de pouvoir d’achat est avérée depuis plusieurs années, mais cette dernière s’est fortement accélérée depuis le début du millénaire. Une récente étude menée par l’INSEE a démontré très précisément quelle a été l’évolution de l’érosion monétaire depuis 101 ans. Les dernières années sont particulièrement intéressantes, car elles intègrent dans le mode de calcul le passage du Franc à l’€uro. Les résultats sont atterrants, jugez par vous-même. Le calcul a été réalisé sur la base que 1 000 Francs vaudraient aujourd’hui 152.44 €uros (sachant que 1 €uro vaut bien 6.55957 Francs). Vous allez ainsi découvrir combien valaient les mêmes 1 000 Francs en 2003, 1997 et 1990.

En 17 années, l’équivalent de 1 000 Francs de l’époque a perdu 52.48 €uros par rapport à la valeur actuelle de l’€uro. La perte en pouvoir d’achat est donc de 25.6 %, soit 1.5 % par an. Quand les instances françaises parlent de perte de 0.4 points comme ce fut le cas récemment, les calculs tiennent comptent des prix de diverses denrées périssables telles que l’alimentation, les matières premières, les carburants, mais aussi les téléviseurs et les ordinateurs… Seulement voilà, on ne change pas de téléviseur tous les mois et l’impact de l’augmentation des légumes qui ont pris depuis le début de l’année 8 % de hausse est sans aucune mesure avec la baisse des prix du HI-FI quand bien même ce dernier serait de 25 % !

Les chiffres sont donc très trompeurs… La réalité veut que nos sociétés modernes ont subi de très fortes mutations ces dernières années qui ont modifié les critères d’antan du pouvoir d’achat. Il y a d’abord eu une inflation historique de l’immobilier au niveau mondial qui a tiré vers le haut le coût de l’ensemble des produits et des services. Il en va de même pour le pétrole qui a connu depuis 4 ou 5 ans une inflation délirante. Ces phénomènes n’existaient pas avant les années 95-2000… Aujourd’hui, il n’y a plus d’inflation exponentielle de ces denrées là, mais d’autres ont perduré tandis que dans le même temps, l’indexation des salaires n’a pas suivi.

Cette dernière s’est elle aussi radicalement modifiée ces dernières années : on ne suit plus le modèle de l’indexation collective des revenus, mais les entreprises appliquent l’individualisation des salaires qui privilégie le mérite et par voie de conséquence la promotion. L’indexation du salaire existe encore, mais seulement au cas par cas. La conséquence en est une hausse très inégale surtout en volume des réajustements de salaires qui ne parviennent plus en nombre à suivre l’inflation.

Les foyers ont aujourd’hui peur et craignent le lendemain. Comme le soulignait Philippe Moati, professeur d’économie à Paris X :

Ils (les Français) ont l’impression de quitter un monde relativement rassurant pour entrer dans un univers plein de risque sur lequel le monde politique se révèle incapable d’agir.

La crainte amplifie le sentiment de perte de pouvoir d’achat et engendre parfois de curieux comportements qui peuvent paraître paradoxaux. L’hyperconsommation en fait partie : frustrés par leur sort, des consommateurs vont préférer manger des pommes de terre tous les jours et donc réduire leur budget alimentaire pour satisfaire leur désir de consommer de la HI-FI ou du voyage… Voilà l’un des inquiétants résultats d’un « vouloir d’achat » qui a maintenant dépassé le pouvoir d’achat…

Rappelons que l’une des solutions à ces problèmes reste les opérations de rachat de crédit, mais seulement pour les cas d’endettement. Ceux qui dès le départ souffrent d’un manque cruel de pouvoir d’achat devront mener collectivement une réflexion de fond.

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