Première journée de la semaine compliquée pour les Bourses Européennes

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crise financière

Les marchés boursiers mondiaux ont connu un début de semaine compliqué, les faibles données économiques des principales régions du monde obscurcissant la tendance. En dehors de Londres, les actions européennes ont terminé en baisse lundi, les investisseurs ayant limité la prise de risque dans un environnement de marché toujours prudent et des doutes sur les perspectives économiques.

En espérant que la semaine ne se poursuive pas dans cette direction

Après avoir bondi de 2,52% vendredi, évitant la malédiction d’une quatrième baisse hebdomadaire consécutive, le Cac 40 a fait une pause lundi pour terminer la séance en baisse de 0,23% à 6 347,77. Wall Street a suivi la même trajectoire, inversant certains des gains de vendredi.

A Paris, le CAC 40 recule de 0,23% à 6.347,77. Le britannique Footsie a gagné 0,47% et le Dax allemand a chuté de 0,45%. L’EuroStoxx 50 perd 0,67%, le FTSEurofirst 300 perd 0,01% et le Stoxx 600 perd 0,03%.

Bien que la Bourse de Londres ait clôturé dans le vert grâce aux gains des actions minières et énergétiques, le ton général en Europe et aux États-Unis était plutôt baissier en début de semaine, avec les principaux indices de Wall Street qui cédaient 0,3 % et 1,2 %.

La première nouvelle de lundi n’a pas fait sourire les investisseurs : la Chine a fait état de sa pire performance économique en deux ans, tant au niveau des ventes au détail (-11,1 % sur un an) que de la production industrielle (-2,9 % sur un an), plombée par la santé. mesures pour contenir l’épidémie de Covid-19.

En Europe, l’impact de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie a poussé la Commission européenne à revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie européenne, notamment en raison d’une inflation plus élevée que prévu. L’annonce officielle de l’adhésion de la Suède à l’OTAN lundi, quelques jours après la Finlande, pourrait également accroître les tensions avec la Russie.

Des facteurs macroéconomiques qui ne semblent pas s’arranger

Il faut dire que les données publiées hier soir en Chine incitent à la prudence. Des mesures d’hygiène très strictes imposées dans plusieurs grandes villes du pays ont entraîné un net recul des ventes au détail et de la production industrielle en avril.

Derrière la crise chinoise se cache un autre problème, la récession simultanée de la Chine, des États-Unis et des grands blocs européens. Pour le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, la probabilité d’une récession aux États-Unis est devenue “très, très élevée”. La banque a également réduit ses prévisions de croissance pour le pays à 2,4% cette année contre 2,6% et à 1,6% pour 2023 contre 2,2%. La Commission européenne a ensuite revu à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour cette année à 2,7 % contre 4 % et 2,7 % à 2,3 % en 2023.

Sur fond de sanctions contre la Russie, le constructeur automobile français Renault (-1,97%) qui était devenu le leader du pays avec sa marque Lada récupérée, a vendu ses actifs à l’Etat russe depuis l’attaque contre l’Ukraine, la première grande nationalisation. Le géant américain de la restauration rapide McDonald’s (-1,33%), présent en Russie depuis plus de 30 ans, a annoncé qu’il se retirerait explicitement de Russie et vendrait toutes ses activités.

La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a réduit sa perte nette annuelle mais a averti que la reprise était encore “fragile”, faisant chuter son titre à la Bourse de Dublin de 1,58% et pesant sur le reste de l’industrie aérienne. EasyJet a perdu 3,47 % à Londres, la société mère de British Airways IAG a perdu 1,92 % à Francfort et Lufthansa a perdu 2,90 % à Francfort.

Le reste de la semaine sera marqué par des événements clés, notamment la publication des ventes au détail transatlantiques d’avril et les résultats trimestriels de plusieurs des plus grands noms de la distribution américaine, notamment Walmart, Target et Home Depot.

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