Prêt immobilier : vers la fin du questionnaire de santé ?

homme tient trousseau de clés devant maquette maison

Les évolutions sont constantes dans le secteur immobilier. Les acteurs, de toute part, cherchent à redynamiser le marché afin d’encourager la reprise d’activités. L’immobilier, en hausse après les déconfinements grâce à une épargne accumulée des Français, s’est vu ralentir dans les derniers mois. Le consensus est là : il faut trouver des moyens de faciliter l’accès au crédit, sans mettre en danger les consommateurs. La fin du questionnaire de santé, qui conditionne l’accès à un prêt immobilier et à l’assurance emprunteur, est-elle la solution ?

Une banque essaie la fin du questionnaire de santé

C’est une annonce récente d’une banque française qui donne des idées aux acteurs de l’immobilier. L’institution, en effet, a décrété que le questionnaire de santé ne sera plus demandé. Cela, toutefois, ne vient s’appliquer qu’à une certaine frange de consommateurs. L’idée derrière cette décision de la banque est de récompenser les clients fidèles. L’abandon du questionnaire de santé ne concerne alors que les clients avec une ancienneté de sept ans dans la banque. Cela vaudra, de prime, uniquement pour les demandes d’un crédit immobilier pour une résidence principale.

Malgré ces restrictions, cette révolution administrative contribue toutefois à améliorer l’accès de nombreux acheteurs à leur premier bien. Beaucoup d’individus regrettent la présence d’un questionnaire de santé lors du dépôt d’un dossier d’emprunt. Pour eux, cet interrogatoire limite injustement des personnes estimées à risque. Cela force également à se confier sur sa vie privée. Le plus grand souci était que, selon les résultats de ce questionnaire, les consommateurs se voyaient pénalisés. Être malade, en effet, est une source de danger pour les organismes d’emprunts qui craignent de ne pas être remboursés.

En ne demandant pas à ses clients fidèles de remplir ce questionnaire, la banque prend ainsi des risques mais, en contrepartie, s’ouvre à une clientèle plus large. Avec la décision de cette institution, l’abandon du questionnaire de santé viendra-t-il se populariser ? Cela pourrait, en tout cas, devenir un critère de choix pour les consommateurs lorsqu’ils effectuent leur simulation de prêts immobiliers. Ces derniers, en effet, gagneraient en potentiel avec la réduction des pénalisations de santé. Voici plus de détails sur ce fonctionnement.

Qu’est-ce qu’un questionnaire de santé ?

Afin de comprendre le poids qu’a le questionnaire de santé sur un crédit immobilier, il faut avant tout se renseigner à ce sujet. Cet élément sera demandé par la banque ou l’organisme d’emprunt lors du dépôt d’un dossier. De nombreuses questions sont posées : elles cherchent à établir un état des lieux de la santé de l’emprunteur. Dans le cas où l’emprunt se ferait à deux, ou plus, il faudra bien sûr que chacun d’eux renseigne les informations nécessaires. Les données transmises, de plus, doivent être 100 % véridiques. Toute fausse déclaration ou omission sera punissable. Les emprunteurs prennent le risque d’avoir des conséquences sur leur remboursement.

Parmi les informations demandées au sein du questionnaire de santé, se trouve :

  • les antécédents ;
  • une liste des potentielles opérations subies ;
  • tous les traitements médicaux suivis actuellement ;
  • les informations classiques telles que le poids, la taille.

À savoir, dans certains cas, l’emprunteur potentiel est en mesure de faire usage de son droit à l’oubli. Cela concerne une certaine fourchette de maladies ou d’antécédents. Par exemple, si l’individu a souffert d’un cancer avant ses 21 ans et que les traitements sont terminés depuis plus de 5 ans, il ne sera pas nécessaire de le mentionner. Il faut, toutefois, s’assurer qu’il n’y ait pas eu de rechute. Le droit à l’oubli n’est valable, par contre, que sur les contrats d’assurance emprunteur qui ne vont pas au-dessus des 75 ans de l’emprunteur.

Quels liens entre crédit immobilier et questionnaire de santé ?

Il est facile de s’interroger sur le rapport entre un questionnaire de santé et l’obtention de son crédit immobilier. Les deux sont pourtant totalement liés. Afin d’obtenir un crédit immobilier, la banque demandera à ce que l’emprunteur soit couvert par une assurance. Or, pour déterminer les montants de celle-ci et le crédit que la banque accordera, de nombreux critères sont pris en compte. Il y a la stabilité de l’emprunteur, bien sûr, dans sa vie conjugale comme professionnelle, mais aussi son état de santé.

Le questionnaire de santé, alors, a un impact conséquent sur le prêt immobilier. Selon les réponses données et les facteurs à risque qui s’accumulent, les banques peuvent estimer que l’emprunteur est trop dangereux. Cela signifie, plus concrètement, que la banque prend trop de risques à prêter des sous à cette personne sous des conditions classiques. Pour cela, ils peuvent décider de pénaliser les emprunteurs. Cela peut aller du refus de crédit au paiement d’une subprime.

Cette dernière peut représenter jusqu’à 40, 50 euros ou plus sur les mensualités de l’assurance et, donc, du crédit immobilier. À terme, le montant que représente la subprime est conséquent. En enlevant le questionnaire de santé du dossier d’emprunt bancaire, c’est donc un bénéfice certain de gagné pour les consommateurs à risques. À moins que les banques, pour compenser, décident plutôt d’uniformiser les montants des assurances et des mensualités.

Pourquoi une assurance de prêt est-elle nécessaire ?

Plusieurs raisons justifient, pour les banques autant que pour les emprunteurs, la nécessité d’une assurance de crédits immobiliers. Ces derniers représentent des montants conséquents, qu’un dossier solide doit pouvoir rembourser. Toutefois, aucun individu n’est à l’abri des aléas de la vie, qui peuvent entraîner une perte de travail comme une perte de mobilité, par exemple. L’emprunteur peut alors se retrouver dans des circonstances qui font qu’il est compliqué, sinon impossible, de rembourser son prêt immobilier. Dans ce cas-là, les assurances emprunteurs entrent en jeu.

Ces dernières prennent le relai, afin de couvrir les mensualités selon les termes négociés lors de la signature de contrat. Cette assurance a un avantage pour les banques, bien sûr, puisqu’elle garantit de voir leur prêt remboursé. Pour les emprunteurs, l’enjeu est tout aussi important. Cela garantit, en effet, que les proches ou les ayant-droits de l’emprunteur ne doivent pas rembourser les sommes empruntées. Un reste à charge peut exister, selon les modalités signées. Ce sont des critères que prennent en compte les emprunteurs lorsqu’ils réalisent leur simulation de prêt immobilier et d’assurance. Les tarifs, évidemment, évoluent en fonction des options et des garanties choisies.

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