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Rachat de crédit et faible inflation ont-ils un rapport et un effet intéressants pour les emprunteurs ?

dans Brèves/News

Les chiffres sont tombés ce matin : l’inflation en France a été extrémement faible en avril portant cette dernière à + 0.2 %, ce qui génère en rythme annuel une inflation de quelque + 0.1 %. Une progression si faible que l’on n’avait plus vu de tels chiffres depuis 1957 ! Mais au-delà de ces constatations historiques, y-t-il un impact au quotidien pour les consommateurs notamment en matière de pouvoir d’achat ? Rachat de crédit et faible inflation ont-ils un rapport entre eux et dans une certaine mesure un effet intéressant pour les emprunteurs ?

De façon générale, l’inflation impacte bien entendu notre vie financière à tous. On peut en effet supposer qu’une faible inflation est synonyme de stagnation des prix et que notre pouvoir d’achat n’est pas amputé. Le problème, c’est que dans le même temps, cette stagnation s’applique également aux salaires ainsi qu’aux revenus de sorte qu’il n’y a pas non plus de gain de pouvoir d’achat en l’absence de réindéxation des rentrées financières des ménages. Par ailleurs, une faible inflation conditionne la politique de taux des banques centrales et des prêteurs de sorte que les taux d’intérêts proposés sont relativement bas. C’est d’ailleurs ce que l’on peut constater actuellement dans tous les domaines financiers et le rachat de crédit n’y échappe pas. Tant mieux pour les consommateurs !

Dans cette mesure, la faible inflation est intéressante pour les éventuels emprunteurs, car ils peuvent en ce moment acheter l’argent moins cher. Pour autant, il faut se méfier des chiffres : ce n’est pas tant le taux d’intérêts proprement dit qui compte, mais le taux réel, c’est à dire la différence entre le taux d’intérêt proposé et le taux d’inflation. C’est ainsi qu’on se rend compte qu’un taux à 3.5 % dans un contexte où l’inflation est de 0.2 % peut être plus cher qu’un taux à 5.5 % avec une inflation à 3.2 %. Dans le premier cas, le taux réel est de 3.3 % tandis que dans le second, il est de 2.3 %, soit un point d’écart…

Les apparences peuvent donc être trompeuses. Bien sûr, ce raisonnement ne tient dans l’absolu que si l’inflation est aussi synonyme d’indexation des salaires et des retraites dans les mêmes proportions, ce qui est naturellement pas le cas pour tout le monde, l’INSEE vient de le prouver dans l’une de ses dernières études. Et c’est précisément là que le rachat de crédit peut une nouvelle fois être intéressant, car outre le fait de bénéficier d’un taux bas à défaut d’être si attractif, il permet au moins de regagner un peu de pouvoir d’achat par le biais de la diminution de ses mensualités actuelles. Et justement en période de faible inflation, la méthode se fait d’autant plus ressentir que le gain mensuel est accompagné d’une stagnation des prix !

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