Rachat de crédit immobilier : un marché artificiel ?

dans News/Rachat de crédit

Les récents chiffres publiés par l’Observatoire Crédit Logement / CSA confirment les valeurs planchers des taux d’intérêts. Même si les conditions de crédit sont avantageuses pour les emprunteurs, elles ne sont pas pour autant synonymes de dynamiseur pour un marché qui demeure atone. Le phénomène est d’autant plus inquiétant que certains professionnels du crédit parlent de transactions artificielles dans la mesure où la primo-accession est en panne et que seules les renégociations maintiennent les flux d’affaires…

L’Observatoire évoque un taux moyen pour le mois d’août (publié en septembre) s’élevant à 2.68 %, 2.68 % dans l’ancien et 2.71 % dans le neuf. Des taux très bas qui pourraient laisser présager des volumes de transactions intéressants, d’autant qu’ils ont donc connu une baisse de plus de 40 points depuis un an. Il n’en est malheureusement rien puisqu’en rythme annuel, la production des prêts en volume a reculé de 5.6 % et même de 3.7 % pour ce qui est des montants. Pourtant 97 % des prêts sont contractés à moins de 3.5 % sur une durée comprise entre 20 et 25 ans pour plus d’un tiers d’entre eux.

Le montant des prêts représente 3.75 années de revenus assorti d’une durée moyenne de 17.4 ans. Ces derniers éléments financiers n’ont pas connu de réelles évolutions. Ce qui préoccupe les experts réside dans la détérioration de la solvabilité des prospects. De plus en plus d’emprunteurs ne peuvent plus envisager de financement en raison de la tension de leur dossier. Endettement, plafonnement et nature des revenus sont autant d’éléments qui ne permettent plus à certains de recourir à l’emprunt. En clair, le primo-accédant se raréfie, ce qui impacte notamment le marché de l’immobilier neuf.

Fort heureusement, les valeurs des taux maintiennent tout de même un marché difficile, mais avec un très fort pourcentage de renégociation de crédits immobiliers existant. Ceux qui n’avaient pas renégocié leur emprunt entre 2007 et 2011 le font désormais ne laissant pas passer l’opportunité d’obtenir des conditions de crédit plus adaptées. Certains courtiers parlent de plus d’un tiers de leur production dans ce contexte. Qu’adviendrait-il du marché si cette source de production venait à se tarir ?

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

*