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Rebond historique de la Bourse de Paris

dans Finance

Avec l’un de ses principaux indicateurs clôturant à + 9.27 %, la place financière de Paris a indéniablement connu la hausse la plus forte de son histoire depuis la création du CAC en 1988.

Avec ses 4 324.87 points, le CAC a été conforté par l’annonce des pouvoirs publics américains de racheter l’ensemble des créances à risque moyennant une enveloppe de 800 milliards de $, auxquels pourraient s’en rajouter 400 autres… Toujours est-il que Paris a connu un vendredi exceptionnel permettant à certaines valeurs de prendre jusqu’à 26 % pour le Crédit Agricole. D’ailleurs les actions des cinq grands établissements français cotés en bourse, se sont toutes retrouvées en hausse de 18 à 25 %.

Certes, crise de confiance et risque systémique semblent écartés pour le moment… mais à quoi va ressembler ce que l’on appellera désormais « l’après vendredi 19 septembre ! ».
Ce matin, on peut lire dans Le Point que « …les professionnels ne sont pas prêts pour autant à parier sur une poursuite durable de la hausse des marchés » et que « Les prix de l’immobilier vont continuer de baisser, ce qui se traduira par une augmentation des défauts de remboursement des prêts, de nouvelles dépréciations et une pression supplémentaire sur les bilans des banques ». En réalité, de nombreux professionnels pensent qu’il y a aujourd’hui « crise bancaire » d’un côté et « crise de l’économie » de l’autre. L’un est sans doute enrayé, mais on ne sait pas encore ce qu’il adviendra de l’autre : ce matin, le CAC est reparti en baisse à -0.45 % signe que l’économie réelle reste peut-être bel et bien en crise. N’oublions pas par ailleurs que le pétrole avait amorcé une baisse en raison d’une demande plus faible en matières premières des secteurs industriels…

Quoi qu’il en soit, l’élan américain est à saluer et mérite que d’autres Etats réfléchissent à des manœuvres étatiques similaires…c’est en tout cas ce que Washington exhorte les autres pays à faire !
Autre réflexion de poids, quelle est aujourd’hui la limite entre contrôle des gouvernements en matières d’échanges interbancaires et la liberté d’action des géants financiers : quand on voit que les sauvetages de Fannie Mae, Freddie Mac et autres AIG ne sont en réalité que des nationalisations maquillées, n’a-t-on pas la désagréable sensation que c’est finalement le contribuable qui trinque pour les erreurs des systèmes financiers…

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