Les résultats des entreprises font repartir les bourses européennes

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Le marché parisien était en hausse de plus de 2% hier matin, mais les gains sont tombés à un peu moins de 1% à la clôture. Si les publications des entreprises au premier trimestre sont restées globalement solides, la situation économique n’a pas permis aux opérateurs d’être optimistes.

Quand Wall Street va mal…

Les actions européennes se sont redressées jeudi, marquées par une avalanche de résultats trimestriels. Le CAC 40 a clôturé en hausse de 0,98% à 6 508,14 et l’Euro Stoxx 50 a gagné 0,95% à 3 770,09. Wall Street a suivi la même tendance, avec le Dow Jones en hausse de 0,02% en fin d’après-midi, tandis que le Nasdaq progressait de 0,24%.

La journée a démarré en trombe sur le Vieux Continent, avec un indice grimpant de 2% en début de séance, aidé par de bons rapports trimestriels de grands groupes comme Capgemini en France ou TotalEnergies, mais aussi Unilever, Barclays et Nokia dans le reste de l’Europe. Les investisseurs ont également salué la performance inattendue de Meta, qui a été publié à New York la veille.

Sur le CAC 40, tout avait bien commencé, avant que Paris ne soit de nouveau dépassé par les Etats-Unis. Non pas parce que les États-Unis pourraient augmenter fortement et rapidement les taux d’intérêt, mais à cause de l’autre gros problème actuel, le ralentissement de la croissance économique.

Il y a eu un symbole fort hier : le produit intérieur brut s’est contracté à un rythme annualisé de 1,4 % en première estimation outre-Atlantique, alors que le consensus des analystes tablait sur une hausse de 1 % de la richesse nationale.

Les Bourses ne voient pas cela d’un bon oeil, car la Fed devrait augmenter les taux d’intérêt d’un demi-point de pourcentage la semaine prochaine en réponse à la flambée de l’inflation. « Les responsables attribueront cette baisse à l’impact temporaire d’Omicron et souligneront la vigueur de la demande sous-jacente, avec une croissance des ventes aux consommateurs s’accélérant à un rythme solide de 3,7% », analyse Paul Ashworth, de Capital Economics.

Goldman Sachs estime que la probabilité que l’économie américaine tombe en récession d’ici un an est d’environ 35 %. Deutsche Bank s’attend à ce que les États-Unis connaissent une “grave récession” fin 2023 et début 2024.

Bilan plutôt positif en Europe

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a bouleversé la stratégie énergétique de l’Europe et réduit les perspectives de croissance mondiale alors que les blocages de Covid-19 en Chine exacerbent les perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Face à ces incertitudes, nos perspectives macroéconomiques et d’investissement sont devenues plus prudentes, souligne Stéphane Monier, directeur des investissements chez Lombard Odier avec un biais neutre sur les actions et une sous-pondération sur les obligations.

Comme la veille, les valeurs technologiques ont dominé le débat à Paris. Worldline a ajouté 6,8% à son gain de près de 2% mercredi après avoir annoncé une croissance organique de 11,6% au premier trimestre, dépassant son objectif 2022 de 10% dans une fourchette de 8%. Dassault Systèmes a accéléré de 5,7% au deuxième jour une croissance de 4,7%, compte tenu de la hausse de sa prévision de bénéfice annuel.

Capgemini et TotalEnergies ont eu le dessus hier. La SSII progresse de 5,1% en Bourse après avoir enregistré une croissance accélérée au premier trimestre et fixé un objectif pour 2022. Pour l’exercice en cours, il s’attend toujours à ce que son chiffre d’affaires progresse à un rythme constant compris entre 8% et 10%, avec une marge opérationnelle comprise entre 12,9% et 13,1%, et à générer un cash-flow libre organique de plus de 1,7 milliard d’euros.

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