Saisie de plus de 500 bitcoins, Hydra démantelé

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Les marchés noirs “darknet” se suivent, semblables les uns aux autres, et finissent démantelés tôt ou tard. Après le marché noir “Darkmarket” de l’année dernière, les enquêteurs allemands sont aujourd’hui confrontés au darknet d’Hydra. Des centaines de Bitcoins (BTC) auraient été confisqués par la justice.

Hydra Market démantelé, 543 bitcoins saisis

La justice allemande a annoncé mardi que “Hydra Market”, la “plus grande” plateforme de vente sur le “dark web” mondial opérant en Russie depuis 2015, a été démantelée et que 23 millions d’euros de bitcoins ont été confisqués. “Les serveurs du plus grand marché darknet au monde ont été confisqués et 543 bitcoins ont été sécurisés pour une valeur totale d’environ 23 millions d’euros”, selon un communiqué de presse publié par le parquet de Francfort et l’Office fédéral de la police criminelle. (BKA).

Le “Dark Web” est une version parallèle d’Internet dans laquelle l’anonymat des utilisateurs est garanti. Les enquêteurs soupçonnent que la plateforme “Hydra Market”, qui compte environ 17 millions de clients, a été utilisée à des fins criminelles et de blanchiment d’argent via plus de 19 000 comptes vendeurs.

Sur la seule année 2020, la plateforme “Hydra Market” a réalisé des ventes d’au moins 1,23 milliard d’euros, ce qui en fait “le plus grand marché illégal au monde en termes de chiffre d’affaires”, selon des personnes proches du dossier.

Les sites Web en langue russe accessibles via le réseau Tor sont principalement utilisés pour le trafic de drogue, le vol de données et la falsification de documents. Une bannière annonçant la saisie par la police a été affichée sur le site Web d’Hydra mardi, ont indiqué les autorités. L’infrastructure informatique de ce dark web reposait principalement sur des serveurs situés en Allemagne.

Plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaire annuel

Avec environ 17 millions de comptes clients et plus de 19 000 comptes vendeurs, Hydra est devenu l’un des plus grands marchés illégaux du dark web. Selon les estimations des enquêteurs allemands, rien qu’en 2020, le chiffre d’affaires du marché illégal s’élevait à 1,23 milliard d’euros.

Si le communiqué ne précise pas si les opérateurs et administrateurs de la plateforme ont été arrêtés (au moins en partie), il semblerait que les 543 bitcoins que détenait Hydra aient tout de même été saisis par la police.

En fait, le mélangeur BTC spécifique au marché noir d’Hydra, appelé «Bitcoin Bank Mixer», peut (en mélangeant) brouiller des transactions numériques. Cela a également rendu l’enquête des autorités “extrêmement difficile”. L’enquête débute en 2021, mais l’identité des opérateurs et administrateurs responsables de la plateforme n’est pas encore connue. Les autorités américaines ont également été impliquées, a indiqué le BKA.

Les autorités allemandes avaient supprimé la plateforme DarkMarket au début de 2021, avant d’être répertoriée par les enquêteurs comme le point de vente le plus important sur le marché en ligne du marché noir. Quelques mois plus tard, l’opération a déclenché une répression mondiale qui a abouti à l’arrestation d’environ 150 personnes pour trafic de drogue ou d’armes.

Le ministère américain de la Justice a accusé un ressortissant russe de 30 ans, Dimitri Pavlov, de gérer les serveurs utilisés pour faire fonctionner Hydra. Il a été accusé de trafic de drogue et de blanchiment d’argent organisé, selon l’acte d’accusation. Le département du Trésor américain a également annoncé des sanctions économiques contre Hydra et l’échange de devises virtuelles Garantex.

De plus, “plus de 100 adresses” dans les transactions de crypto-monnaies liées à Hydra et les destinataires de fonds utilisés pour effectuer des transactions illégales ont été identifiés. Cette action vise à envoyer «un message aux criminels, vous ne pouvez pas vous cacher sur le “darknet” ou leurs forums, et vous ne pouvez pas vous cacher en Russie ou ailleurs dans le monde», a commenté la secrétaire au Trésor Janet Yellen, citée dans le communiqué, évoquant «la menace mondiale de la cybercriminalité et des rançongiciels qui proviennent de Russie».

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