Wall Street en baisse face aux actions de la technologie

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La Bourse de New York a terminé en baisse jeudi sur des prises de bénéfices, en particulier après que les actions technologiques ont clôturé en hausse après trois séances consécutives. Pendant ce temps, plusieurs responsables de la Réserve fédérale ont déclaré qu’il était nécessaire de freiner la hausse de l’inflation. Tour d’horizon sur les bourses mondiales.

Les Bourses mondiales clôturent en baisse avant la dernière séance de la semaine

Wall Street n’a pas réussi à maintenir son rallye et a clôturé en forte baisse jeudi, à nouveau freinée par les actions technologiques, alors que les investisseurs digéraient de nouvelles données sur l’emploi et l’inflation. A la clôture de la séance jeudi, l’indice Dow Jones était en baisse de 0,49% à 36.113,62 points. Le Nasdaq, qui reprend les valeurs technologiques, a chuté de 2,51% à 14.806,81 points et le S&P 500 de 1,42% à 4.659,23 points.

La Bourse de Paris devrait continuer à baisser alors que la perspective d’une hausse des taux par la Réserve fédérale en mars se précise. Les marchés surveilleront les résultats trimestriels des banques ainsi qu’une vague de statistiques.

En effet, ce vendredi sera marqué par le début de la saison des résultats du quatrième trimestre aux États-Unis. Citigroup, JPMorgan et Wells Fargo débuteront, ainsi que BlackRock, le numéro 1 mondial de la gestion d’actifs.

L’agenda macroéconomique du jour est chargé avec le PIB 2021 pour l’Allemagne dans la première partie de la session, suivi de la balance commerciale de la zone euro au cours du mois de novembre.

Dans l’après-midi, il y aura quatre indicateurs américains : les ventes au détail de décembre, la production industrielle et les prix du commerce extérieur, suivis de la première estimation de l’Université du Michigan de l’évolution de la confiance des consommateurs en janvier.

Les actions technologiques régressent face à l’inflation

La résistance aux nouvelles d’inflation élevée tutoyant des records vieux de 40 ans aux États-Unis commence à s’estomper. Bien que conformes aux attentes, les bourses n’avaient pas réagi aux annonces de la Réserve fédérale (Fed). Toutefois certains responsables de la Fed, dont la liste des partisans d’une hausse des taux en mars s’allonge de jour en jour ont pu faire des déclarations, hier, qui n’ont pas rassuré.

La réaction la plus évidente a été une baisse d’environ 2,5 % du Nasdaq Composite tard jeudi, clôturant à son plus bas niveau depuis la mi-octobre. Parmi les 11 principaux indices sectoriels du S&P, le secteur de la technologie a terminé la journée avec la plus grosse perte, devant les secteurs de la santé et de la consommation non essentielle.

Les valeurs technologiques sont en effet les plus sensibles à un environnement monétaire resserré, car la hausse des loyers indirects érode leurs perspectives de profit.

La forte inflation des derniers mois est, selon les investisseurs, sur le point d’atteindre son pic. La poussée de ces derniers mois est due à la pression que la pandémie a exercée sur les chaînes d’approvisionnement. Mercredi, l’indice des prix à la consommation était à son plus haut niveau depuis 1982, en hausse de 7% en un an après une hausse de 6,8% en novembre.

Globalement, les hausses de prix se sont propagées à de nombreux secteurs et services, et pas seulement à ceux qui sont volatils comme l’énergie et l’alimentation.

Dans l’emble, les prix du pétrole se consolident jeudi après des gains récents, et le variant Omicron n’a pas semblé perturber l’économie mondiale aussi fortement que les traders le craignaient initialement.

En Europe, principalement, les places boursières ont fini en ordre dispersé, et la Bourse de Paris a cédé 0,5%, plombée par les valeurs de luxe comme par exemple : LVMH (-2,6%), Kering (-3,6%) et L’Oreal (-2,8%).

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