compte bancaire

Fonctionnement d’un compte bancaire

Lors de l’ouverture d’un compte bancaire par une personne majeure ou émancipée et fiscalement résidente en France, la signature de la convention de compte marque une entente entre la banque et le client. Dès lors, la tenue du compte incombe à l’établissement bancaire auprès duquel le client a souscrit. Plusieurs lois encadrent le fonctionnement des comptes bancaires selon le type de compte et en prenant en considération les droits et obligations, du déposant et du dépositaire, inscrits dans la convention de compte.

En ce qui concerne les banques de dĂ©tail, on peut distinguer deux types basiques de comptes bancaires : le compte courant ou compte de dĂ©pĂ´t et le compte Ă©pargne. Ces deux variantes du compte bancaire consistent toutes deux en l’alimentation du compte par le client. Toutefois, la diffĂ©rence majeure entre ces deux produits financiers rĂ©side dans le fait que : le compte de dĂ©pĂ´t permet au client d’accumuler et de retirer des ressources d’un compte ou de faire un achat en utilisant les sommes dĂ©posĂ©es, sous rĂ©serve de rĂ©munĂ©ration de l’établissement en charge du dit compte. D’un autre cĂ´tĂ©, le compte d’épargne d’approvisionner un compte dans la durĂ©e et d’en recevoir des intĂ©rĂªts.

Définition d’un compte courant

Le compte courant ou de dĂ©pĂ´t est un dispositif bancaire proposĂ© par les banques de dĂ©tails aux particuliers, c’est-Ă -dire aux mĂ©nages, aux entreprises, aux collectivitĂ©s publiques, aux associations, etc. Le dispositif offre la possibilitĂ© au client de dĂ©poser de l’argent dans le compte et d’en retirer si le client a besoin de liquiditĂ© ou pour effectuer un achat par le biais d’une carte bancaire, d’un chèque ou en ligne. La banque peut Ăªtre comparĂ© Ă  un prestataire de service permettant Ă  ses clients de stocker et de disposer de leur argent Ă  la demande en se prĂ©servant d’entreposer des sommes trop importantes chez soi. Ce service n’est cependant pas gratuit, car la banque va prĂ©lever des frais sur le compte pour toutes les opĂ©rations rĂ©alisĂ©es ou pour les services associĂ©s au compte et règlementĂ©s dans la convention de compte signĂ©e par le dĂ©posant et le dĂ©positaire (banque) Ă  l’ouverture d’un compte :

  • Frais de tenue de compte
  • Frais de recherche de documents
  • Cotisation carte bancaire
  • Frais d’émissions de chèques
  • Frais d’opposition de chèque par l’émetteur
  • Frais de dossier (clĂ´ture d’un crĂ©dit)
  • Frais de gestion d’une succession
  • Frais de gestion d’un compte inactif
  • Abonnement Ă  des services de banque Ă  distance

Définition d’un compte d’épargne

Le compte d’épargne ou compte sur livret permet au dĂ©posant d’accumuler de l’argent dans un compte auprès d’une banque ou d’un organisme financier habilitĂ© et de recevoir des intĂ©rĂªts en retour Ă  condition de ne pas utiliser les sommes versĂ©es pour effectuer directement un paiement. De manière plus simple, on peut dire que le client prĂªte son argent Ă  la banque, qui va lui payer un intĂ©rĂªt. Les intĂ©rĂªts obtenus dĂ©pendront de :

  • La somme de base injectĂ©e (taux de base) : il s’agit d’une indemnitĂ© Ă  laquelle le dĂ©posant a droit pour chaque jour durant lequel il aura laissĂ© son argent sur son compte d’épargne.
  • La durĂ©e d’alimentation du compte (primes de fidĂ©litĂ© de fidĂ©litĂ©) : c’est une rĂ©munĂ©ration supplĂ©mentaire accordĂ©e aux clients qui auront accumulĂ© leurs Ă©pargnes sur un compte pour une pĂ©riode consĂ©cutive de 12 mois.

Il est important de bien choisir un type de compte d’épargne en fonction de l’utilisation envisagĂ©e des fonds placĂ©s. Par exemple, si un Ă©pargnant dĂ©cide de placer rĂ©gulièrement une somme sur son compte pour une durĂ©e minimum d’un an, il lui serait plus bĂ©nĂ©fique de choisir un compte disposant d’une prime de fidĂ©litĂ© Ă©levĂ©e. En revanche, si le dĂ©posant prĂ©voit d’utiliser une partie de son argent avant 12 mois, le choix le plus judicieux serait d’opter pour un compte d’épargne affichant un taux d’élevĂ© et une prime de fidĂ©litĂ© plus faible. Il est actuellement commun d’effectuer une Ă©pargne automatique. Ce système permet de prĂ©lever mensuellement une somme fixe du compte Ă  vue d’un client pour Ăªtre transfĂ©rĂ© dans son compte Ă©pargne.

La tenue du compte bancaire

La tenue du compte bancaire est la principale obligation de la banque dès son ouverture. L’établissement bancaire se doit de prĂ©ciser le montant, la nature de l’opĂ©ration, la date d’inscription en compte et la date de valeur lors d’un dĂ©bit ou d’un crĂ©dit rĂ©alisĂ© sur un compte. GĂ©nĂ©ralement, un relevĂ© de compte rapportant tous les mouvements inscrits est envoyĂ© au titulaire du compte tous les mois. Le dĂ©posant peut cependant demander Ă  recevoir un relevĂ© tous les 15 jours. Un compte est censĂ© Ăªtre alimentĂ© de manière rĂ©gulière et suffisante par son titulaire. En contrepartie, la banque doit avoir la capacitĂ© de rĂ©gler toutes les opĂ©rations de paiements effectuĂ©s par le client tant que son solde est crĂ©diteur. Dans certains cas, le souscripteur peut continuer d’utiliser normalement un compte avec un solde dĂ©biteur si la banque lui en donne l’autorisation.

Les dates d’inscription en compte et les dates de valeur sont importantes, car elles permettent de visualiser concrètement les mouvements effectués. En effet, lors d’un virement ou un paiement par chèque ou par carte, la date de réalisation de l’opération est habituellement antérieure à la date à laquelle la somme prévue est réellement débitée du compte. Cela implique que l’on observe généralement un décalage entre la réalisation effective d’une opération bancaire et sa transcription comptable.

Une autre réglementation impose au banquier de ne pas s’intégrer à la gestion d’un compte, mais de s’en tenir à la tenue de compte afin de protéger le déposant et le dépositaire. Le banquier est également obligé d’observer le secret professionnel. Il ne lui est pas demandé de rechercher la destination des fonds, cependant, si ces informations lui sont accessibles, il se doit de surveiller le bon fonctionnement de l’opération. En cas d’irrégularités dans les transactions, le banquier doit remédier aux erreurs éventuelles.

La convention de compte

La convention de compte est une entente Ă©crite faite entre l’établissement bancaire et le client concernant les rĂ©glementations liĂ©es Ă  l’utilisation d’un compte. Le document relate les obligations et les droits de la banque et de son client. Dans le cas d’un compte courant, voici une liste non exhaustive des principaux points qui doivent figurer sur la convention selon l’arrĂªtĂ© du 8 mars 2005 :

  • Les modalitĂ©s d’ouverture du compte
  • La durĂ©e de la convention et le cas Ă©chĂ©ant les conditions de renouvellement
  • Les modalitĂ©s d’obtention, de fonctionnement et de retrait des moyens de paiement
  • Les procĂ©dures de traitement des incidents de fonctionnements du compte et des moyens de paiement
  • L’existence d’un mĂ©diateur bancaire pouvant Ăªtre saisi gratuitement en cas de litige,
  • Des procĂ©dures Ă  suivre pour faire opposition Ă  une opĂ©ration
  • Des modalitĂ©s d’information du client sur les mouvements qui ont affectĂ© son compte
  • Des conditions tarifaires applicables Ă  l’ouverture du compte de dĂ©pĂ´t, aux autres produits et services proposĂ©s par la banque
  • Des produits et services dont le client bĂ©nĂ©ficie ou « peut » bĂ©nĂ©ficier, dans le cadre de la gestion du compte de dĂ©pĂ´t

Les banques sont habilitées à modifier la convention afin de l’ajuster à son fonctionnement, mais elle doit prévenir le client dans une période inférieure à 2 mois avant la mise en application des changements effectués. Le client peut demander de clôturer son compte gratuitement si les nouveaux termes de la convention ne lui conviennent pas.

Le nombre de comptes bancaires autorisĂ©s et le nombre de titulaires acceptĂ©s pour un mĂªme compte

Il est possible pour une personne de possĂ©der plusieurs comptes bancaires auprès de plusieurs banques. Cependant, des frais peuvent Ăªtre dĂ©duits des comptes qui restent trop longtemps inactifs selon les conditions relatĂ©es dans la convention de compte.

Le client d’un Ă©tablissement bancaire peut Ă©galement ouvrir plusieurs comptes dans la mĂªme banque, mais cela est souvent encadrĂ© par la signature d’une lettre d’unitĂ© de compte. Une procĂ©dure mise en place pour solidariser les diffĂ©rents comptes afin de pouvoir compenser les dĂ©faillances d’un compte Ă  dĂ©couvert Ă  partir des fonds placĂ©s dans les autres comptes.

Enfin, toute association de personnes prĂ©sentant ou non des liens de parentĂ© peut ouvrir un compte commun. Dans ce cas-lĂ , toutes responsabilitĂ©s concernant les opĂ©rations effectuĂ©es sur ledit compte seront partagĂ©es de manière solidaire par les cotitulaires. De la mĂªme manière, toutes les personnes lĂ©galement inscrites comme titulaires du compte peuvent utiliser les moyens de paiement liĂ©s au compte.

Ouverture d’un compte bancaire

Lors de l’ouverture d’un compte bancaire, l’établissement concerné doit contrôler l’identité de client et confirmer son lieu de résidence. Cela se fait généralement par la présentation d’une pièce d’identité et de documents justificatifs quant au lieu de résidence du client (quittance de loyer, facture d’eau ou d’électricité, etc.). Il est imposé aux banques d’informer les clients des règles régissant le fonctionnement du compte relaté dans la convention de compte et de mettre un guide complet des tarifs à la disposition des souscripteurs.

Fermeture d’un compte bancaire

Habituellement, il n’est pas nécessaire d’avancer un préavis pour la clôture d’un compte bancaire, en particulier lorsque l’action est faite à l’initiative du client. Les banques s’efforcent par contre de prévenir le titulaire avant la fermeture. Dans le cas d’un compte débiteur, il est imposé au client de verser le montant manquant à la banque avant de fermer le compte. Lorsqu’un titulaire de compte décède, son compte bancaire est clôturé et bloqué jusqu’à ce que la succession soit ordonnée.