Quel est le but de l'épargne ? Pour certains les voyages - ©Veerasantinithi, CC0 Creative Commons

Quel est le but de l’épargne ?

Le but de l’épargne est variable d’un agent économique à un autre. En vérité, l’épargne constitue la sécurisation de la situation financière d’un individu, d’un ménage ou d’une entreprise à court, moyen ou long terme. De cette manière, grâce à son épargne l’épargnant peut se constituer de la richesse dans le temps.

D’où provient la décision d’épargner ?

Beaucoup de gens épargnent sans raison particulière surtout si le revenu est suffisant ou relativement élevé, dans ce cas l’épargne est de type naturel puisque le revenu n’est pas totalement consommé. Toutefois, les raisons d’une épargne peuvent différer d’un ménage ou d’un individu à un autre. Il en va de soi pour les entreprises.
Les raisons de l’épargne varient selon les objectifs, on ressent le besoin d’épargner pour vivre sereinement, pour pouvoir investir ou concrétiser un projet ; on épargne également pour gagner en indépendance financière ou dans le but de transmettre un héritage aux enfants. On peut aussi épargner pour préparer la retraite, etc.

 A lire : Quel est le meilleur moyen d’épargner ?

Épargner pour vivre sereinement

Faire face à des difficultés imprévisibles n’est pas commode lorsqu’on manque de ressources nécessaires. Toutefois, la survenue d’un coup dur comme un accident, une maladie grave, peut être surmontée si on dispose suffisamment de fonds sans que cela n’affecte la situation financière quotidienne. De ce fait, anticiper en épargnant, tant qu’on peut, s’avère être le meilleur moyen pour être tranquille.

Mettre de l’argent de côté pour concrétiser un projet

Souvent l’envie d’épargner découle de la volonté de réaliser un projet comme : l’acquisition d’un patrimoine exorbitant : une maison ou une voiture, le financement des études des enfants pour plus tard ou encore l’accomplissement d’un voyage ou la création d’une entreprise, etc. Le meilleur moyen d’y parvenir est dans ce cas l’épargne puisque l’emprunt est beaucoup plus onéreux.

Gagner en indépendance financière

Chacun d’entre nous possède son propre objectif. Cela peut être une indépendance financière, dans ce cas on n’aura plus besoin d’avoir un patron ou bien on peut partir plutôt à la retraite. Les raisons d’une envie de gagner en indépendance financière sont très variables. Il a été prouvé que plus l’effort d’épargne augmente, plus l’autonomie financière advient plus rapidement. Prenons l’illustration de Money Mustache qui stipule qu’avec un taux d’épargne de 15 %, en partant d’un patrimoine de zéro, il faut 43 ans pour gagner une autonomie financière. Plus on épargne et plus vite on sera indépendant financièrement. Ainsi, avec un effort de 30 %, il faut compter 28 ans pour atteindre l’indépendance financière. Avec un taux d’épargne de 75 %, il en faudra seulement 7 ans.

Transmettre un héritage

La transmission d’un capital épargné sous forme d’héritage peut être prévue par un épargnant en cas de décès ou de son vivant même. La loi exige qu’un parent ne puisse transmettre que 100.000 euros par descendant tous les 15 ans. Si les deux parents ont épargné séparément, la transmission par enfant est doublée et en termes de transmission de patrimoine, aucun droit de donation n’est prélevé, mais cette action doit faire l’objet d’un enregistrement au préalable.

Préparer la retraite

La retraite est un passage de la vie assez difficile si on évoque la situation financière. Pendant la retraite, le revenu diminue de façon significative et beaucoup de Français en sont conscients par la situation. C’est pour cette raison qu’une bonne majorité de la population française choisit d’épargner pour préparer la retraite. Pour compléter le revenu au moment de la retraite, il est beaucoup plus prudent d’épargner dès qu’on est encore jeune.

Quel est le but des entreprises en développant l’épargne salariale ?

L’épargne salariale ou épargne d’entreprise fait référence à :

  • Un complément du revenu indépendamment du salaire et ne pouvant en aucun cas substituer le salaire de base ;
  • Un complément du revenu présentant un caractère collectif puisqu’elle ne récompense pas les mérites ni les efforts, c’est le complément d’un travail ou d’un service rendu ;
  • Un complément du revenu présentant un caractère souvent facultatif puisqu’elle ne constitue pas une obligation pour l’entreprise ni pour le salarié
  • Un complément du revenu non obligatoirement monétisé puisqu’elle n’apparait pas comme une rémunération directe sous forme de somme de liquidité ;
  • Un complément du revenu non soumis à des charges et/ou des impôts obligatoires puisqu’elle est bénéfique pour l’entreprise en termes d’exonération d’impôt dur le revenu et de taxes salariales.

La mise en place d’une épargne d’entreprise s’avère être une contrainte pour les entreprises pour gagner en termes de fiscalité. Elle a été mise en œuvre pour promouvoir la participation des salariés aux résultats, au capital et à la gestion des entreprises et elle a déjà existé du temps du Général de Gaulle. Et ce, afin de limiter les situations conflictuelles entre les propriétaires d’entreprise et les travailleurs.
Derrière ce concept de faire participer les salariés se dissimule un double objectif, d’une part elle procure un bénéfice pour les salariés, mais d’autre part elle permet aux entreprises de bénéficier des avantages de réduction d’imposition. Cette pratique est, actuellement, très encouragée par l’État grâce à ces législations fiscale et sociale avantageuses, l’épargne salariale reste encore l’apanage des grandes entreprises.

Bien choisir son épargne en 2020 – ©Tumisu, CC0 Creative Commons

Pourquoi les banques incitent les gens à épargner ?

En 2010, un constat relatif à la perte de vitesse de la collecte nette sur les placements financiers amène l’État à définir une règlementation, applicable à tous les établissements bancaires, appelée « Bâle III ». La règlementation Bâle III conduit les banques à élargir leurs produits d’épargne pour inciter les gens à placer de l’argent en banque, et ce dans le but de répondre aux exigences imposées par cette règlementation. Mais tout ceci n’était pas évident puisqu’on ne peut exercer de la pression sur les gens et cela a causé la décision d’augmenter le taux d’intérêt sur le livret A à 2%.
Cette règlementation Bâle III concerne en fait de nouvelles dispositions sur les fonds propres des banques dont l’objectif en termes de valeur devait être multiplié par trois dans le but de pouvoir résister aux chocs financiers en temps de crise. La croissance de la collecte nette sur les livrets d’épargne n’a connu de succès qu’à partir des années 2013, cela s’est bien sûr effectué progressivement grâce aux offres alléchantes que les banques ont mises en place.

Pourquoi cet empressement des banques, et particulièrement des enseignes 100% à distance ? Il s’agit évidemment d’une réponse à la conjoncture de taux, totalement inédite. Historiquement, le secteur a gagné de l’argent en plaçant les dépôts effectués par les clients sur leurs comptes courants ou d’épargne. C’est particulièrement vrai des banques en ligne, qui ont longtemps été des spécialistes des livrets à taux boosté, avant de diversifier progressivement leurs offres.

En effet, les banques s’empressent de proposer tout un tas de livrets ou de plan d’épargne dans un concept gagnant-gagnant, surtout dans le cas des livrets non règlementés. Les frais occasionnés relatifs à l’ouverture de ce type de livret et plan d’épargne constituent leurs profits notamment sur les frais d’entrée sur les versements, des frais d’arbitrage et des frais de gestion annuels. Il faut préciser certaines banques n’exigent pas de frais d’entrée, mais en tant que distributeurs, elles sont rémunérées par des rétro-commissions. Les rétro-commissions sont versées par les compagnies d’assurance sur les frais de gestion des fonds euros et des unités de comptes par exemple pour les contrats d’assurance vie.

Pourquoi l’État incite la population à épargner ?

Les théories économiques traitant sur la croissance économique d’un pays ont fort longtemps désigné l’accumulation de capital comme une des conditions favorables à cette dernière. À cet effet, cette accumulation de capital doit commencer à petite échelle grâce à l’épargne des ménages. Une forte productivité pour faire augmenter les revenus. Il est alors nécessaire d’inciter à produire plus pour faire augmenter les revenus parce que plus le revenu augmente, plus la partie non dépensée augmente. Le taux d’épargne est influencé par la macro économie et la stabilité politique. Il faut aussi ajouter que les services fournis par l’État comme la sécurité sociale peuvent également engendrer l’épargne, il en est de même pour la disponibilité et la qualité des services financiers.

La politique financière du gouvernement a aussi des conséquences majeures sur la motivation d’épargner, il en va de soi pour les taux d’intérêt réels plus élevés produits par les livrets et plans d’épargne. De cette façon, les épargnants sont encouragés à transformer leur épargne immobilisée corporellement en actifs financiers. C’est pour cette raison qu’on dit que l’épargne impacte énormément sur l’économie en général puisque l’État se servira des placements financiers effectués par les ménages et les entreprises pour financer ses propres projets.

Les projets financés par l’État concerneront notamment les activités liées au soutien de l’économie, pour l’amélioration des infrastructures ou pour le développement des entreprises publiques. Afin d’atteindre ses objectifs de développement, il est important que l’État puisse disposer du maximum de fonds issus de l’épargne pour éviter de devoir faire appel à l’épargne étrangère pouvant entrainer l’endettement à cause du cumul des intérêts.

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