En prévision des Jeux olympiques de Paris en 2024, qui auront lieu du 26 juillet au 11 août, de nombreux propriétaires immobiliers parisiens envisagent de louer leur bien pendant la compétition.
L’attrait des locations de courte durĂ©e pour profiter des Jeux olympiques
Selon une Ă©tude rĂ©alisĂ©e auprès de clients du rĂ©seau d’agences immobilières Orpi, près de 42 % des personnes interrogĂ©es ont dĂ©jĂ prĂ©vu de mettre en location leur appartement pendant les Jeux.
Environ 5 % des sondĂ©s Ă©cartent cette possibilitĂ©, tandis qu’une majoritĂ© d’indĂ©cis n’a pas encore pris de dĂ©cision en ce dĂ©but de dĂ©cembre.
Le bail mobilité : un contrat court adapté à la situation
Pour tirer profit de l’Ă©vĂ©nement sportif international, certains propriĂ©taires optent pour le « bail mobilité« , un contrat de location de courte durĂ©e.
Cette solution permet aux propriétaires de récupérer leur bien à temps pour le proposer en tant que logement touristique lors des jeux.
Le bail mobilitĂ© est un contrat d’une durĂ©e de un Ă dix mois, et autorise actuellement des locations de six ou sept mois, ce qui laisse la possibilitĂ© aux propriĂ©taires de reprendre leur bien en juin et de le proposer Ă partir de juillet.
Une stratégie fiscale avantageuse
Corinne Jolly, prĂ©sidente du site d’annonces immobilières Particulier Ă Particulier, explique que les autres types de contrats de location (non meublĂ©s, meublĂ©s ou Ă©tudiants) sont plus longs que le bail mobilitĂ©.
Ainsi, nombreux sont les propriĂ©taires qui choisissent cette formule pour bĂ©nĂ©ficier d’un allègement fiscal pendant la pĂ©riode des Jeux olympiques et paralympiques.
Certains propriĂ©taires n’hĂ©sitent pas Ă modifier lĂ©gèrement leur stratĂ©gie de location pour engranger un bĂ©nĂ©fice supplĂ©mentaire sur des logements temporairement vacants.
C’est le cas de Golda, dont l’appartement de 80 m² est rĂ©cemment redevenu disponible. Pour la première fois, elle opte pour un bail mobilitĂ© : « Compte tenu de la fiscalitĂ© et des charges lourdes, beaucoup de propriĂ©taires modifient un peu leur stratĂ©gie afin de gagner de l’argent et allĂ©ger leur charge en profitant de cet allègement fiscal pendant les 15 jours ou trois semaines des Jeux olympiques et paralympiques« .
Et mĂŞme si Golda ne trouve pas de locataires immĂ©diatement avec ce bail mobilitĂ©, elle pourra compter sur les revenus qu’elle gĂ©nĂ©rera lors des trois nuits passĂ©es dans son bien pendant les JO. Pour ces trois soirĂ©es, elle percevra 2 500 € – un montant qui couvrirait plus d’un mois de loyer.
