Hydroma SA : la clé de l’indépendance énergétique du Mali

« Si on arrive à exploiter cet hydrogène (naturel), je pense qu’on va oublier le problème d’électricité au mali », avait assuré l’entrepreneur malien Aliou Diallo, lors d’une visite de la ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, sur le site gazier de Bourakébougou. Mieux, l’entrepreneur veut faire du Mali, un exportateur d’énergie propre en Afrique de l’Ouest et le moteur de la transition énergétique au monde.

Cette ambition, Aliou Diallo l’a placée en Hydroma SA, qui a pris le relais de Petroma Inc à l’issue de la première phase d’exploration de l’hydrogène naturel au Mali. La filiale créée en juillet 2019 a pour mission de produire à grande échelle de l’électricité propre à partir de l’hydrogène naturel pour approvisionner les foyers maliens et les industries locales. Hydroma SA va mettre à profit les acquis de Petroma Inc, à savoir les 22 puits positifs découverts à ce jour sur une superficie de 43 174 km² à l’intérieur du bloc 25. L’un de ses puits a déjà fait l’objet d’une exploitation expérimentale grâce à une unité pilote.

« Avant, nous préparions sous des torches, maintenant nous pouvons préparer jusque tard dans la nuit »

L’électrice verte produite sert à alimenter Bourakébougou, un village situé à une soixantaine de kilomètres de Bamako, la capitale malienne. Se substituant presqu’à l’Etat du Mali, défaillant dans de nombreuses zones, l’entreprise d’Aliou Diallo permet, depuis huit ans, aux 1500 habitants de tourner la page des moyens rudimentaires d’éclairage (lampes, feux de bois, touches etc). « Nous les femmes, nous sommes les plus heureuses. Avant nous préparions sous des torches, maintenant nous pouvons préparer jusque tard dans la nuit », confie Aminata Diarra, présidente des femmes de Bourakébougou. Les enfants aussi peuvent désormais étudier plus facilement la nuit, comme les adultes peuvent se réunir la nuit plus fréquemment.

Pour Aliou Diallo, il est maintenant temps que tout le Mali profite de la révolution énergétique en cours à Bourakébougou. « Maintenant nous voulons introduire des piles à combustibles pour produire une plus grande quantité d’électricité. Les études sont en cours et le premier volet qui nous intéresse c’est la production d’électricité », a indiqué Aliou Boubacar Diallo, au cours d’une visite de Lelenta Hawa Baba, ministre des mines et du pétrole. « Si on arrive déjà à exploiter cet hydrogène, je pense que le problème d’électricité au Mali, on va l’oublier », a-t-il promis.

Hydroma SA en prospection au Canada et en Australie

Pour sa part, Lelenta Hawa Baba a assuré l’entrepreneur malien du soutien de Bamako. « C’est un projet qu’on doit soutenir et encourager car qui parle de production d’énergie, surtout la quantité, parle de développement économique du pays », a-t-elle souligné. C’est avec cette assurance que la société d’Aliou Diallo, Hydroma SA, est allé en quête d’autres partenariats, notamment en Allemagne, qui a l’ambition de devenir numéro Un des technologies de l’hydrogène.

Notons que Hydroma SA mène en ce moment des prospections pour la découverte de puits d’hydrogène naturel en Australie et au Canada, où la société a d’ailleurs son siège social (Montréal/Québec).

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