SCPI verte : pourquoi investir dans l’immobilier durable ?

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Plutôt que de placer leur apport directement dans un bien immobilier, certains investisseurs optent pour des SCPI. Ces sociétés civiles de placement immobilier permettent de réaliser des opportunités dans le secteur en se libérant de certaines contraintes bancaires. Alors que les préoccupations environnementales se font plus pressantes, les placements en SCPI peuvent aussi se révéler être une manière d’investir dans un monde en transition écologique. Comment la valorisation environnementale s’inscrit-elle dans les logiques des SCPI ? Quels projets permettent-ils un placement immobilier vert ?

Pourquoi l’immobilier durable prend de l’importance ?

La Conférence de Glasgow qui s’est tenue au début du mois de novembre 2021 a donné le ton. L’urgence climatique demeure une réalité et chaque acteur cherche à améliorer l’impact négatif actuel. Cela passe, par exemple, par l’arrêt de nouvelles constructions de route au Pays de Galle, sauf projet explicitement autorisé. L’Inde, aussi, s’est enfin engagée avec des objectifs concrets à atteindre d’ici à 2050. Les choses demeurent toutefois lentes et à demi-mesures pour certains. La situation presse pourtant, d’autant plus dans le secteur du bâtiment.

Une préoccupation environnementale importante du secteur

Entre la construction de nouveaux bâtiments et la pollution de vie d’un parc immobilier existant, la France voit une grosse partie de son empreinte carbone issue de ce secteur. À l’échelle mondiale, le bâtiment et l’habitation représentent bien plus de 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Il devient alors primordial de s’engager vers des projets qui encouragent la transition énergétique. L’immobilier durable, par conséquent, se popularise.

Pour définir un bien vert ou durable, il est question de définir ses performances énergétiques et de réfléchir son empreinte carbone. L’idée est d’optimiser la vie du bâtiment par une conception et une architecture pensée dans une optique durable, facilement renouvelée. Cela passe, aussi, par un temps de construction qui pèse le moins possible sur la planète. Les architectes et ingénieurs s’attachent par exemple à utiliser des matériaux locaux et à respecter l’environnement et le sol.

L’essor de l’immobilier vert entraîne une hausse du marché

Puisque l’immobilier durable devient, pour beaucoup d’acheteurs et d’investisseurs, une norme plus qu’une forme de luxe, le marché se voit aussi augmenter en conséquence. La valeur d’une maison ou d’un appartement, en effet, est avantagée lorsqu’elle répond à des critères écologiques. Comme mentionné, c’est l’impact énergétique et environnemental qui améliore la valeur d’un bien. Les maisons au diagnostic de performances énergétiques classées en A ou B seront ainsi bien plus chères que des biens de catégories B. À plan similaire, par exemple si les surfaces et pièces sont équivalentes, les premières se vendront de 6 à 14 % plus cher.

L’immobilier durable est bénéfique, aussi de nombreux acteurs se sont engagés dans le renouvellement du parc actuel en France. C’est, même, une priorité de certains fonds et sociétés immobiliers. Ces derniers multiplient les astuces afin de renouveler leur proposition durable. Les investissements passent ainsi tant dans des bâtiments déjà aux normes que dans des projets dont l’objectif est d’assurer cette transition énergétique. Pour les investisseurs, se tourner vers des sociétés de placement en immobilier vert, c’est aussi trouver un moyen de s’impliquer.

Les SCPI se mettent au goût du vert avec le label ISR

Une société civile de placement immobilier donne l’occasion aux investisseurs de se créer un capital dans le secteur sans dépendre de toutes les contraintes habituelles. Il est question, en effet, d’investir à hauteur de son apport une somme auprès d’une société. Cette dernière sera chargée d’investir dans des projets immobiliers. Les sous perçus sont ensuite redistribués au ratio des parts investies. Lorsqu’un investisseur choisit la SCPI dans laquelle il souhaite investir, plusieurs critères peuvent être regardés. Des spécialistes en investissement, tels que Portail-SCPI, accompagnent notamment ses recherches afin de concilier au mieux ses envies et les performances du marché.

Les projets dans lesquels le fond de placement investit, par exemple, sont un élément clé. Entre l’entrain des investisseurs pour des projets durables et la conscience écologique qui pèse sur le secteur, les SCPI se sont vite mis à la page. Ils briguent alors un label ISR, témoignant de leurs investissements écologiques. Le label peut être attribué aux SCPI comme aux fonds immobiliers. Les critères pour l’obtenir demeurent assez larges. Par conséquent, il est toujours utile de s’intéresser aux réelles stratégies d’investissement des SCPI.

Investir dans des SCPI vertes, quel impact écologique ?

En cherchant à investir dans un SCPI qui possède un label ISR ou qui mentionne une volonté durable, l’investisseur veut s’impliquer dans la transition écologique du secteur. Pour cela, l’objectif est de se tourner vers des projets immobiliers qui ont pour objectif d’améliorer l’empreinte carbone française. Cela se fait de plusieurs façons. Chaque solution est explorée par les SCPI, qui proposent soit des investissements variés soit se concentrent sur une de ces activités.

Des placements pour réduire l’empreinte carbone des biens immobiliers

La première façon de s’assurer que la SCPI réalise des investissements verts est de vérifier le type de biens immobiliers dans lesquels elle investit. Certaines se concentrent, en effet, dans des stratégies d’achat qui ciblent les habitations dont des progrès énergétiques peuvent être réalisés. Ils envisagent ainsi des biens où il est possible de réaliser, par exemple, des économies d’énergie et d’eau. L’équipe de gestion de la SCPI se concentre ainsi pour pouvoir baisser les consommations des bâtiments, par exemple sous huit ans. Ce genre d’efforts peut être vérifié par des labels tels que la certification HQE.

La stratégie peut également inclure l’acquisition de projets à rénover. C’est là un objectif différent : permettre la transition énergétique d’un parc immobilier existant et loin des normes. Les rénovations rééquilibrent ainsi l’état du bâtiment. L’investissement permet ainsi d’améliorer l’état actuel de l’immobilier, sans procéder à de nouvelles constructions. Le tout, bien sûr, dans les normes gouvernementales, peut bénéficier de certains dispositifs fiscaux.

Un investissement sélectif de biens immobiliers durables et verts

Au contraire, d’autres investisseurs immobiliers peuvent se concentrer uniquement sur des biens déjà optimisés et dans les normes. Ils évitent ainsi l’acquisition de biens nocifs à l’environnement. Cela passe par l’étude de l’empreinte carbone liée à sa construction ou encore les DPE du bâtiment. Certaines SCPI refusent ainsi certaines constructions dont le DPE est trop faible, généralement d’une classe inférieure à D. En dessous, ils sont en effet considérés passoire thermique.

D’autres feront un investissement sélectif en ne choisissant pas de se placer sur de l’immobilier neuf. De fait, en 2019, les nouvelles constructions représentaient 60 % de l’empreinte carbone du secteur BTP. Autrement, la durabilité des investissements passe aussi par la sélection des locataires des baux commerciaux possédés. Certaines SCPI refusent ainsi, selon leur degré d’implication, des entreprises liées au pétrole ou au tabac, par exemple. Les projets d’investissements des Français peuvent donc varier, au sein d’une même société.

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