Les banques françaises participent au financement d’Elon Musk pour le rachat de Twitter

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Elon Musk homme d'affaires

L’homme le plus riche du monde va débourser près de 44 milliards de dollars pour s’offrir le réseau social Twitter, qui peine à retrouver le chemin de la rentabilité. Mais la valeur financière donnée à Twitter réside davantage dans son rôle de média, sur lequel Elon Musk entend miser.

Un rachat à 44 milliards de dollars

En moins de trois semaines, le milliardaire Elon Musk a fait plier Twitter. Le conseil d’administration de la société a finalement accepté son offre publique d’achat à 54,20 dollars par action, qui valorise le réseau social à plus de 44 milliards de dollars, à un moment où il avait d’abord pris des mesures pour l’en empêcher.

Une acquisition historique et éclair menée par l’homme le plus riche du monde vient de créer un précédent historique dans le monde de la technologie. La brutalité de l’offensive Twitter d’Elon Musk est sans précédent. En seulement 21 jours, Elon Musk est passé du statut d’utilisateur régulier, bien sûr, très influent et essentiel, à celui de futur propriétaire de l’ensemble du réseau social.

Le conseil d’administration de Twitter a d’abord trouvé un moyen de bloquer le projet non sollicité d’Elon Musk, mais a subi la pression des actionnaires du réseau social, compte tenu de la valorisation et du plan de financement proposé (prêt bancaire et vente d’actions, éventuellement Tesla) jugés crédibles. Les actions, qui étaient en hausse de 4% dans la journée de lundi, ont été suspendues dans la nuit.

Deux banques françaises, BNP Paribas et Société Générale, ont rejoint un consortium de banques qui financera l’acquisition du réseau social par le patron de Tesla. Ils ont regroupé plus de 2 milliards de dollars de prêts à partir de 25,5 milliards de dollars de crédit.

Société Générale et la BNP Paribas participent à l’OPA

BNP Paribas et Société Générale fourniront conjointement plus de 2 milliards de dollars de financement à Elon Musk dans le cadre de son acquisition de 44 milliards de dollars sur Twitter. Les deux banques françaises font partie d’un pool bancaire qui prêtera un total de 25,5 milliards de dollars au fondateur de Tesla, qui entend également verser 21 milliards de dollars en espèces.

BNP Paribas accordera chacun deux prêts totalisant 1,4 milliard de dollars. Société Générale sera exposée à hauteur de 875 millions de dollars. Au total, 12 banques soutiennent les PDG de Tesla et SpaceX, Morgan Stanley, Bank of America et Barclays étant de loin les plus exposées, selon un document d’offre déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis.

Elon Musk, qui compte 83 millions d’abonnés sur Twitter, a commencé discrètement à acheter des actions de la société plus tôt cette année. Il veut réformer les réseaux sociaux et passer à l’action : promouvoir la liberté d’expression qu’il estime encore restreinte. “Si les 10% les plus extrêmes à gauche et à droite sont également mécontents, alors les politiques des plateformes de médias sociaux sont bonnes”, a déclaré Elon Musk dans un tweet il y a quelques jours.

Elon Musk a attaqué à plusieurs reprises ceux qui critiquent ses actions ou doutent de la pureté de ses intentions. “Je veux que mes pires détracteurs restent sur Twitter parce que c’est ça la liberté d’expression”, a-t-il ajouté lundi. Une façon de répondre à ses détracteurs, qui estiment que le milliardaire risque de censurer les comptes de la plateforme qui ne sont pas d’accord avec lui.

Le milliardaire qui aime déchiffrer les codes, y compris les communications financières, n’a jusqu’à présent fait allusion qu’à quelques changements. Ils vont de la possibilité de modifier ultérieurement les messages publiés sur le réseau à l’authentification de comptes “humains”. Dans un communiqué publié lundi soir, les PDG de Tesla et SpaceX évoquent de “nouvelles fonctionnalités” pour le réseau social, mais ne précisent pas lesquelles.

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