Le footballeur champion du monde 2018, qui travaille comme business angel depuis de nombreuses annĂ©es, est le cofondateur du fonds de technologie grand public Origins. N’Golo KantĂ©, Olivier Giroud, Kingsley Coman, Presnel Kimpembe et Antoine Dupont sont tous LPs (Liquidity Providers).
Des sportifs et des entrepreneurs renommés
Blaise Matuidi rĂŞve de prĂ©tendre au titre de champion du monde tech après avoir atteint le toit du monde avec les Bleus. Le footballeur, qui a incarnĂ© un business angel pendant des annĂ©es, lance Origins, un fonds d’investissement qui investit dans des startups grand public du Web3, du jeu vidĂ©o et de la crypto.
C’est le pari de Blaise Matuidi, Ilan Abehassera et Salomon Aiach, les trois co-fondateurs d’Origins, un fonds d’investissement dĂ©diĂ© aux très jeunes startups. « Nous voulons rapprocher le monde de la technologie du monde du sport. Aux États-Unis, il est courant que les athlètes investissent dans la technologie. Pas en Europe », dĂ©clare Ilan Abehassera.
Origins est doublement spĂ©cifique. La moitiĂ© de ses investisseurs sont de grands noms du sport. Outre Blaise Matuidi, on a aussi remarquĂ© la prĂ©sence d’Antoine Dupont. Le champion du monde 2018 et le meilleur joueur de rugby 2021 : l’affiche a de quoi sĂ©duire. L’Ă©quipe d’Origins rassemble une cinquantaine d’athlètes dont 80% de footballeurs et des entrepreneurs de renom tels que Sophie Mechaly (Paul & Joe), les fondateurs de The Sandbox, Maurice Levy de Publicis, « des cadres supĂ©rieurs de Facebook et d’Apple ». Le groupe FDJ est Ă©galement investisseur.
Avec tous ces « noms », Matuidi et ses co-investisseurs disposent d’une audience massive, digitale en tout cas : près de 160 millions de followers sur les rĂ©seaux sociaux, tous comptes confondus. De quoi promouvoir les entreprises qui seront sĂ©lectionnĂ©es et accompagnĂ©es par Origins.
« Le fonds soutiendra les fondateurs de startups technologiques grand public en phase de dĂ©marrage avec des participations allant de 100 000 $ Ă 500 000 $, offrant Ă leurs sociĂ©tĂ©s de portefeuille la possibilitĂ© de tirer parti de l’impact d’Origins Investors (LP) », peut-on lire dans le communiquĂ© de presse.
« Nous allons nous appuyer sur leur rĂ©seau pour promouvoir les entreprises dans lesquelles nous investissons », explique Ilan Abehassera, expliquant que quand on voit combien les startups dĂ©pensent en publicité… “On prĂ©fère miser sur l’argent intelligent”.
« Notre objectif est de crĂ©er des histoires ensemble parce que nous avons envie de le faire. C’est une fiertĂ© de dire que nous reprĂ©sentons ces startups. Ce n’est pas limitĂ© Ă la publicitĂ© de marque, nous voulons ĂŞtre impliquĂ©s au maximum », explique Blaise Matuidi. ”C’est dĂ©terminĂ© par Ă©tapes, comme votre carrière de footballeur. Maintenant, nous devons gagner la Coupe du monde de l’entrepreneuriat. »
Une vie après la carrière de sportif
Ă€ travers Origins, Matuidi inspire Ă©galement les athlètes professionnels Ă rĂ©flĂ©chir Ă leur carrière. « La carrière est courte. La vie après », a avouĂ© aux Echos, qui n’est plus propriĂ©taire du club depuis la fin de son aventure Ă l’Inter Miami (MLS).
Bien que les joueurs de football soient de gros utilisateurs, ils n’investissent pas du tout dans la technologie. “On va les aider Ă investir”, ajoute Blaise Matuidi, tout sourire. Il faut se rendre compte que les carrières dans le football sont courtes et penser Ă l’avenir. Il avoue une « vĂ©ritable envie de s’ouvrir ».
Au dĂ©part, le champion du monde a d’abord appelĂ© ses proches, et face Ă l’enthousiasme qu’il attise, il a dĂ©cidĂ© d’aller plus loin. « Il ne s’agit pas forcĂ©ment de rĂ©unir les footballeurs les mieux payĂ©s, mais aussi des joueurs influents et des personnes intĂ©ressĂ©es par le programme. »
Origins prévoit de détenir une participation comprise entre 100 000 et 500 000 euros dans les startups. Le fonds a déjà réalisé deux investissements. Le premier dans Ugami, la « banque des joueurs » qui leur fournit des services financiers et des récompenses. Le deuxième dans la plate-forme NFT Yumon.

