Bourse : Renault semble en bonne forme malgré des incertitudes

/

Depuis le début de l’année, le constructeur automobile français, Renault, surperforme nettement le CAC 40. Alors que demain, mardi, aura lieu le Capital Markets Day, le constructeur a encore tous les moyens de pousser le cours de son action.

Renault affiche une belle résilience en Bourse

Face aux nombreuses incertitudes et coup dur dans le monde économique de l’année 2022, Renault tient bon. Le constructeur automobile affiche des performances bien meilleures que celles du CAC 40 depuis le début de l’année, avec le cours de son action en baisse de 0,8% au moment où l’indice phare de la place parisienne recule de 12,7% sur la même période. Et cela malgré la fin de ses activités en Russie. Cet arrêt des opérations en Russie prive Renault d’environ 10% de ses revenus.

Alors que le groupe s’apprête à tenir mardi son Capital Markets Day, journée dédiée aux investisseurs, la marque au losange a encore de la dynamique pour faire monter son cours de bourse.

La politique du directeur général Luca de Meo consistant à privilégier la valeur à la quantité a porté ses fruits. Le dernier chiffre d’affaires trimestriel du groupe témoigne que le chiffre d’affaires du troisième trimestre (hors Russie) a augmenté de près de 22 % en un an, les hausses de prix contribuant pour près de 13 % à un record historique. Le groupe a réorienté ses ventes vers un canal plus lucratif, vendant aux particuliers plutôt qu’aux loueurs.

Le groupe peut compter sur ses lancements de véhicules réussis jusqu’à présent. Les SUV Arkana et Dacia Jogger, qui ont fait leurs débuts en Europe l’année dernière, ont enregistré 60 000 et 65 000 commandes depuis le début de l’année.

La Mégane E-Tech Electrique, modèle hautement stratégique pour le groupe, a permis la vente de 37 000 unités depuis son lancement au deuxième trimestre. Sur la période 2023-2025, 21 nouveaux véhicules du Groupe seront lancés. Pour le Credit Suisse, le succès continu des lancements de nouveaux modèles est un catalyseur pour l’action du groupe.

Le partenariat entre Renault et Nissan est source de discussion

Selon plusieurs médias, dont BFM Business, Renault et Nissan discutent de la possibilité d’une entrée de Nissan au capital d’Ampère (une société de Renault qui regrouperait ses activités de commercialisation et de production de véhicules électriques), ainsi que d’un rééquilibrage de l’actionnariat croisé entre les deux groupes.

Les deux constructeurs ont confirmé la première partie dans un communiqué en octobre, mais ne se sont pas prononcés concernant la seconde partie. Ils ont déclaré que “les membres des deux groupes engageront d’autres communications en temps voulu”.

Le dossier ne devrait pas être évoqué directement par la direction de Renault ce mardi, événement consacré à l’avancée du programme “Renault”. Mais le directeur général Luca de Meo et le directeur financier Thierry Piéton devraient recevoir de nombreuses questions sur le sujet.

Actuellement, Renault détient 43,4 % du capital de Nissan, qui détient à son tour 15 % de Renault, mais n’a pas de droit de vote. Cette asymétrie est parfois source de tension du côté de Yokohama.

Renault pourrait éventuellement accepter une réduction à long terme, le groupe japonais souhaitant que la participation du constructeur tombe à 15%, selon plusieurs médias.

Renault pourrait libérer environ 2,8 milliards d’euros en réduisant sa participation à 25 %, par exemple pour des mesures de retour aux actionnaires. Le mois dernier, RBC a calculé qu’un passage de 43,4% à 15% pourrait permettre à Renault de “monétiser” environ 4 milliards d’euros.

Cependant, la banque canadienne a averti que l’argent sera probablement réinvesti dans les activités énergétiques du groupe et non restitué aux actionnaires sous la forme d’un dividende spécial.

Précédent

La Chine interdit l’usage du Bitcoin alors qu’elle en détient près de 200 000 !

Suivant

Divorce Binance/FTX : quels risques pour le marché ?

Derniers articles de Bourse