Bourse : une reprise des marchés à partir du second semestre 2023 ?

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bourse prévision 2023

Inflation persistante, hausse des taux d’intérêt, menace de récession… l’environnement des marchés financiers reste fragile. Après une année noire tant pour les taux que pour les actions, un rebond est loin d’être certain.

Une année 2022 catastrophique

L’année 2022 aura tout sauf été facile pour les investisseurs : hausses des taux, durcissement de la politique monétaire, inflation galopante et malheureusement le conflit en Ukraine.

Un cocktail explosif qui a mis à rude épreuve la résilience de la Bourse. En conséquence, le CAC 40 a chuté de 9,5 %.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a constitué un choc géopolitique et énergétique dont toutes les conséquences restent encore difficiles à mesurer.

La guerre va-t-elle se poursuivre en 2023 ? Allons-nous vers une paix négociée ? Vers une escalade nucléaire ? Une seule chose est certaine, l’évolution du conflit aura un impact décisif sur les prix de l’énergie, des céréales, des métaux, et sur l’économie mondiale.

Xavier Chapard de La Banque Postale Asset Management a souligné que 2022 fût une année “exceptionnelle” : c’est la première fois dans l’histoire récente que des actifs risqués comme les actions ou le crédit et des actifs défensifs comme les obligations publiques chutent fortement en même temps.

Le millésime 2023 s’annonce une nouvelle fois compliqué sur cette classe d’actifs et “risque de ne pas être de tout repos”, juge Xavier Chapard.

“Le ralentissement mondial pourrait être plus marqué qu’attendu en conséquence des chocs de 2022. Le ralentissement de l’inflation pourrait être lent car le génie est sorti de sa boîte. Et les banques centrales risquent d’être durablement plus strictes que ne l’espèrent les marchés”, développe-t-il.

“À l’aube de 2023, le ‘mur d’inquiétudes’ persiste”, souligne de son côté le gérant d’actifs Carmignac.

Les conflits géopolitiques plus présents que jamais

Les préoccupations géopolitiques ne manquent pas. Les investisseurs se concentreront également sur les tensions entre les États-Unis et la Chine, la question de Taiwan et les différends territoriaux entre la Turquie et Chypre ou l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

Si la guerre en Ukraine est une tragédie humaine, c’est la possibilité que le conflit s’étende à l’Europe Occidentale qui est au cœur des inquiétudes des bourses mondiales.

Alors que certains analystes ont prédit un ralentissement du conflit pendant les mois d’hiver, l’intensité des combats entre la Russie et l’Ukraine ne semble pas avoir diminué.

Il faudra donc suivre de près l’évolution de cette guerre dès le début 2023, notamment l’éventuelle implication d’autres pays européens dans ce conflit. Une attaque russe officielle contre un pays de l’OTAN pourrait déclencher la troisième guerre mondiale.

L’inflation reste la première source d’inquiétude

Selon une enquête menée par Bank of America, la principale préoccupation des investisseurs pour 2023 reste que l’inflation restera plus élevée que prévu.

Puis vient la crainte d’une récession profonde, d’une politique monétaire plus restrictive que prévu de la banque centrale, puis d’une situation géopolitique qui se détériore.

Pour sa part, BofA estime que des récessions sont “probables” aux États-Unis et dans la zone euro en 2023. La plus grande économie du monde devrait voir son PIB se contracter de 0,4% l’année prochaine, la zone euro restant stable et la Chine voyant sa croissance atteindre 5,5 % .

Le conseiller en investissement de chez Mirabaud, John Plassard, l’a confirmé, citant une enquête de Bloomberg auprès des gérants. Selon la recherche, les gains attendus par les stratèges pour les actions se concentrent sur le second semestre 2023.

Ainsi, si l’évolution de l’inflation reste le thème dominant qui anime les marchés en 2023, les hausses de prix devraient se modérer l’année prochaine, en fonction des anticipations des intermédiaires financiers.

Swiss Life Asset Management prévoit des taux d’inflation moyens de 3,9% aux États-Unis et de 6,2% dans la zone euro en 2023. Bank of America table sur 4,4% aux Etats-Unis et 5,6% dans la zone euro.

Ces chiffres se comparent aux taux à un an de novembre de 7,1 % aux États-Unis et de 10,1 % dans la zone euro.

Cependant, la banque américaine estime que le marché devrait retrouver son appétit pour les actifs risqués tels que les actions à partir du milieu de l’année.

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