Goldman Sachs a annoncé ses résultats, c’est pire que prévu…

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Goldman Sachs doit se restructurer en cette période de ralentissement. Les résultats du quatrième trimestre plus faibles que prévu ont montré que ses efforts de réduction des coûts n’étaient pas redondants.

Les revenus de Goldman Sachs chutent dans tous les secteurs

Nous savions qui allait jouer le mauvais rôle sur la scène des performances bancaires américaines, mais pas à ce point-là. À la tête de Goldman Sachs depuis octobre 2018, David Solomon a présidé la plus grosse perte trimestrielle de son entreprise depuis 2011 (40 % en deçà des attentes). Wall Street a fait part de sa mauvaise humeur (-7% pour l’action).

Ils étaient attendus comme nous vous l’indiquions hier, c’est sans surprise que la banque américaine a annoncé ses résultats. La banque d’investissement américaine Goldman Sachs a été durement touchée par la baisse de ses activités de conseil et de gestion de patrimoine, avec un bénéfice net en baisse de 69% au quatrième trimestre.

Le chiffre d’affaires a chuté de 16 % à 10,6 milliards de dollars et le bénéfice net à 1,2 milliard de dollars.

Les revenus issus des conseils en entreprise en matière de fusions et acquisitions, d’introductions en bourse ou de financements sont en baisse de 48%, les patrons préfèrent être prudents en période d’incertitude économique.

D’autres grandes banques américaines ont connu des baisses similaires de cette activité, les revenus issus des banquiers d’investissement ayant chuté de 58 % chez Citigroup et de 57 % chez JPMorgan.

Les revenus de Goldman Sachs générés par la gestion d’actifs et de fortunes ont chuté de 27%. L’activité de trading, en revanche, s’est bien comportée dans le courtage de devises, matières premières et obligations (+44%), mais a reculé de 5% sur le marché des actions.

La banque a également mis de côté plus de fonds au cours de la période, mettant de côté 972 millions de dollars pour faire face à tout paiement impayé sur l’argent qu’elle a prêté, en particulier sur les cartes de crédit et l’immobilier.

Les marchés américains font payer ces échecs aux banques

Suite à l’annonce des résultats, le Dow Jones a chuté de 1,14 %, le Nasdaq a augmenté de 0,14 % et le S&P 500 a perdu 0,20 %.

“Les marchés actions ont été hésitants sur fond de digestion des résultats mitigés des banques”, d’un indicateur “décourageant” et d’une hausse des taux obligataires, a expliqué, dans une note, Edward Moya, d’Oanda.

Le week-end de trois jours, avec lundi de congé aux États-Unis, a également contribué à réduire l’élan de la bourse de New York. Goldman Sachs (-6,44 % à 349,92 $) a enregistré un bénéfice au quatrième trimestre bien en deçà des attentes, en particulier sur la baisse des émissions de dette et des revenus d’introduction en bourse. La banque a également triplé sa provision pour créances douteuses par rapport à la même période l’an dernier.

Son rival Morgan Stanley s’en est mieux tiré (en hausse de 5,91% à 97,08 dollars), avec des ventes et des bénéfices légèrement supérieurs aux attentes des analystes.

Alors que la Banque d’investissement a été impactée (-49% de revenus), la gestion d’actifs a résisté et les provisions restent modestes.

Mais Morgan Stanley ne peut pas empêcher presque toute l’industrie de sombrer dans le sillage de Goldman Sachs, que ce soit JPMorgan (-1,55%) ou Bank of America (-2,02%).

“On voit ces actions mal en point se redresser, tandis que le Dow reprend son souffle, ce qui est tout à fait normal après une hausse importante”, a commenté Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

Si les banques entraînent le Dow et le S&P 500 dans leurs pertes, le Nasdaq est épargné comme certaines valeurs volatiles comme Tesla (+7,43%), le fabricant de cartes graphiques Nvidia (+4,75%) ou PayPal (+0,88%).

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