Les partenariats de crypto-monnaies ne sont clairement plus populaires dans le monde de la Formule 1. Nous venons d’apprendre que la Scuderia Ferrari a annulĂ© son accord avec Velas. Cette dĂ©cision fait suite Ă des nouvelles similaires de la part de Mercedes et Red Bull.
Ferrari met fin Ă son contrat avec Velas
En dĂ©cembre 2021, Ferrari a signĂ© un important accord pluriannuel avec la blockchain Velas (VLX). Cette annĂ©e avait dâailleurs vu la signature de plusieurs partenariats entre des acteurs majeurs de la blockchain et des entitĂ©s liĂ©es Ă la discipline.
On se souvient par exemple de l’Ă©norme contrat entre Crypto.com et la Formule 1, avec un engagement de 100 millions de dollars. Il y a quelques mois, la plupart des Ă©quipes avaient un partenaire blockchain.
Mais la semaine derniĂšre, Ferrari a mis fin Ă son accord de sponsoring avec la sociĂ©tĂ© suisse de blockchain Velas. La division course du constructeur automobile italien a fait de mĂȘme avec le fabricant de puces Snapdragon.
La rupture des partenariats avec Velas et Snapdragon, laisse Ferrari avec un manque Ă gagner de 55 millions de dollars. Ce montant porte un coup important au budget de lâĂ©curie puisque celui-ci reprĂ©sente environ un quart de son revenu annuel de soutien.
Rappelons que le partenariat avec Velas reprĂ©sentait 30 millions de dollars par an. Entre autres choses, il s’agissait pour Velas d’avoir son nom et son logo sur l’aile arriĂšre des voitures de Ferrari F1.
Velas Ă©tait l’un des sponsors les plus importants de Ferrari pour la saison 2022. Le contrat Ă long terme avec la sociĂ©tĂ© italienne visait Ă accroĂźtre l’engagement des fans grĂące Ă la crĂ©ation de NFT.
Selon une personne proche du dossier interrogĂ©e par RacingNews 365, Ferrari n’a pas respectĂ© les termes du contrat permettant la crĂ©ation de NFT. Une autre information indique que Velas serait en difficultĂ© financiĂšre. La rupture de ce partenariat pourrait entraĂźner des poursuites judiciaires afin de rĂ©gler ces diffĂ©rends.
La Scuderia nâest pas la seule dans ce cas
Toutefois la Scuderia Ferrari n’est pas la seule dans cette situation. Red Bull a Ă©galement rĂ©siliĂ© son contrat avec la Fondation Tezos en raison de diffĂ©rences stratĂ©giques.
«âLa fondation Tezos a dĂ©cidĂ© de ne pas renouveler son accord avec Red Bull Racing, car cela ne correspondait plus Ă notre stratĂ©gie actuelle.â»
De mĂȘme, Mercedes-AMG a cessĂ© toute coopĂ©ration avec FTX aprĂšs la faillite du gĂ©ant de la cryptographie le 11 novembre. La plateforme de Sam Bankman-Fried Ă©tait le sponsor principal, ce qui entraĂźnera un trou de 15 millions de dollars dâun coup dans le budget de la saison prochaine de lâĂ©curie F1 qui joue rĂ©guliĂšrement le titre Ă la fois des pilotes et des constructeurs.
Tout indique que ces incidents ne sont pas isolĂ©s, mais une nouvelle tendance. Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Ă©quipe Mercedes-AMG Petronas F1, Toto Wolff, a averti que d’autres Ă©quipes de Formule 1 pourraient se retrouver dans une situation similaire.
C’est une tendance qui s’observe un peu partout : les crashs successifs de deux acteurs majeurs du marchĂ©, Terra (UST) et FTX, et les baisses de prix qui s’ensuivent ont créé une grande rĂ©sistance Ă lâĂ©gard de l’Ă©cosystĂšme.
Par conséquent, il faudra certainement du temps pour que les sociétés de cryptographie soient à nouveau favorisées par le monde du sport.
MalgrĂ© ces nouvelles, la Formule 1 et le monde de la cryptographie sont toujours en contact. Divers projets Web 3 ont la capacitĂ© d’augmenter l’engagement des fans et les ligues sportives. La relation entre ces deux univers reprĂ©sente donc plus qu’un simple contrat de sponsoring.

