homme refuse l'argent de la succession

Combien peut vous coûter un refus de succession ?

Dans certaines situations, un héritier en France peut souhaiter renoncer à son héritage pour éviter des conflits familiaux, régler des dettes ou favoriser d’autres membres de la famille. Bien que théoriquement gratuite, cette démarche peut entraîner des frais et des complications spécifiques.

Frais funéraires et autres dépenses indirectes

Lorsque le défunt n’a pas souscrit de contrat prévoyance obsèques ou si ses dettes empêchent de déduire les frais funéraires de son patrimoine, la charge de l’organisation et du financement des funérailles revient aux ascendants ou descendants du défunt.

En cas d’insolvabilité des proches du défunt, la commune de résidence de celui-ci peut prendre en charge les frais via un service funéraire obligatoire.

En renonçant à l’héritage, les héritiers n’ont pas à payer de frais de notaire. En cas de donation antérieure, selon l’article 845 du Code civil, la renonciation à une succession n’a pas d’impact sur une donation préalable.

Si le montant donné dépasse la part d’héritage, le bénéficiaire doit indemniser les autres héritiers. Ce mécanisme, appelé « rapport à succession », concerne les donations faites à titre de préciput sur l’héritage et peut influencer la décision de refuser ou non une succession.

Déclaration de succession et prise en charge des dettes du défunt

Même en cas de refus de l’héritage, il peut être nécessaire de déclarer la succession à des fins fiscales, surtout si le défunt possédait des biens immobiliers ou des comptes bancaires. La déclaration de succession est gratuite, mais peut engendrer des coûts si elle est effectuée par un professionnel.

Le refus d’une succession est souvent motivé par des dettes supérieures aux actifs laissés par le défunt. Il est essentiel que la renonciation soit effectuée conformément aux exigences légales afin de ne pas être considéré comme héritier et donc responsable des dettes.

Au moment du règlement d’une succession, les héritiers doivent choisir parmi plusieurs options :

  • Acceptation pure : recevoir sa part d’actifs successoraux et assumer les éventuelles dettes.
  • Acceptation à concurrence de l’actif net : protéger son patrimoine personnel en ne payant que les dettes dont le montant est inférieur à la valeur des actifs reçus.
  • Représentation : renoncer à ses droits au profit de ses propres enfants.

Les héritiers ont le choix gratuit de ces options durant les 4 mois suivant la déclaration d’ouverture de la succession. Passé ce délai, l’acceptation tacite s’applique.

Au bout de 10 ans après l’ouverture de la succession : si aucun héritier ne se manifeste durant cette période, ils disposent d’un délai supplémentaire pour renoncer. Au-delà, une renonciation automatique à la succession a lieu, sauf si les héritiers peuvent prouver qu’ils ignoraient l’existence de la succession.

Il est possible de changer de décision durant ces délais en acceptant simplement l’héritage, à condition de ne pas avoir déjà agi en qualité d’héritier et que le notaire ou le greffier du tribunal compétent n’ait pas été informé de la renonciation initiale.

Dans tous les cas, il faut remplir le formulaire Cerfa n°15828*05 “Renonciation à successsion par une personne majeure”, en y joignant les documents requis, puis le faire signer au Tribunal de Grande Instance du domicile du défunt.

Après avoir suivi des études pour rejoindre le monde de la finance, j'ai finalement tout abandonné pour monter mon entreprise. J'ai vendu mon entreprise en 2016. Désormais je prends beaucoup de plaisir à accompagner les nouveaux entrants sur les marchés financiers tout en rédigeant quotidiennement sur surf-finance.com.

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