Déclaration revenus 2021 : comment payer ses impôts ?

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Déclaration de revenus : comment payer ses impôts ? - ©Surf-finance.com

La déclaration fiscale de revenus a lieu chaque année au printemps et chaque fois de nouvelles réformes entrent en vigueur. Plusieurs types d’impôts et taxes existent, pour comprendre pourquoi vous payez des impôts et comment sont-ils calculés, abordons le vaste sujet de l’imposition et comment effectuer votre déclaration revenus.

Quelles sont les différences entre les différents types d’impôts

Les taxes

Aussi nommées prélèvements obligatoires, les taxes sont la contrepartie monétaire d’un service rendu par une personne morale de droit fictive, personne n’a d’autre choix que de payer les prélèvements obligatoires perçus par l’État. Les taxes subsistent partout dans notre quotidien, au demeurant certains impôts sont nommés à contresens des taxes, comme la taxe foncière (terrains bâtis), qui en fait est un impôt puisqu’aucun service n’est rendu en contrepartie.

La TVA (taxe sur la valeur ajoutée) est comme son nom l’indique, une taxe sur la consommation qui poursuit une très grande partie de nos achats journaliers. Créé dans le courant de l’année 2017 on retrouve par exemple la CVEC (contribution à la vie étudiante et de campus), applicable à tous les étudiants en Université.

Les impôts

Plusieurs types d’impôts sont également distingués, la fiscalité s’applique aux particuliers ainsi qu’aux professionnels. Les principaux impôts en France sont, pour les entreprises l’impôt sur les sociétés (IS), pour les particuliers l’IRPP ; impôt sur les revenus de toute personne physique, dont fait partie la CSG (contribution sociale généralisée) qui est prélevée sur la fiche de paie des employés. S’ajoute également la déclaration d’impôt des non-résidents à effectuer en même temps que pour la déclaration d’impôt sur le revenu mais ne concerne que les non-résidents.

Les cotisations sociales

Les divers prélèvements sociaux – qui font parties des prélèvements obligatoires – incombent à la fois les entreprises et employés au travers de la taxe salariale par exemple. Les cotisations sociales permettent de faire vivre les hôpitaux, mais aussi de verser un revenu viable aux personnes retraitées.

Les impôts (IS, revenus, etc.) sont « directs » mais ne sont pas ceux qui rapportent le plus d’argent à l’État ; ce sont les impôts dit « indirects » que l’on nomme précisément prélèvements obligatoires (TVA, etc.), payés lorsque nous allons au supermarché, au cinéma, que nous payons l’essence ou que nous prenons le bus par exemple. 38 % des impôts perçus par l’État sont les cotisations sociales contre 35 % pour la TVA et 27 % en ce qui concerne les IRPP et IS.

Le code général des impôts, la loi financière, le code de la sécurité sociale ou encore le code de commerce, rassemblent une panoplie de taxes et impôts qui sont comptés à un total de 360 en 2015 pour la France. C’est presque deux fois plus que ce que payent les Américains ; aux États-Unis les impôts sont moindres, en revanche les citoyens ne bénéficient pas de la couverture de sécurité sociale et l’université est payante à des prix parfois exorbitants alors qu’en France les étudiants peuvent bénéficier gratuitement d’études supérieures.

En somme 26 % seulement des revenus des Américains se rendent à l’État, 34 % en Espagne contre 45 % en France ; les impôts au Danemark comptent parmi les plus élevés, 47 % des revenus des Danois partent pour l’État afin de se répartir au sein des divers services. Le seul pays Européen au sein duquel les impôts n’ont pas augmenté depuis cinquante ans est la Grande-Bretagne, tandis que tous les autres se sont vus croitre environ de moitié.

Les impôts pour les nuls

Comprendre la déclaration de revenus
Comprendre la déclaration revenus des impôts – ©JESHOOTS-com, CC0 Creative Commons

Les taxes et impôts ont un but bien précis : financer les différents projets et les évolutions dont nous bénéficions en France. Les avancées technologiques, numériques, médicales, les transitions écologiques, la recherche ou tout simplement le confort de vie de notre quotidien, ont un coût. Peu importe la façon dont l’État répartit les sommes, cet argent est nécessaire au progrès et tout le monde en paie. Raison pour laquelle tout président aborde le sujet de l’impôt à chaque début de campagne électorale.

Combien paie-t-on d’impôt et quelle proportion de Français y participe ?

Lorsqu’il s’agit de payer des taxes, elles ne s’adaptent pas en fonction de votre foyer, de vos revenus, de votre situation professionnelle ni encore du nombre de personnes constituant un ménage. En revanche, c’est le cas des impôts qui ont vocation à s’accommoder de chaque situation. L’obligation de prélèvement de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés sont remplis par les habitants et professionnels eux-mêmes, qui peuvent donc se rendre compte de leur contribution.

Un barème d’imposition est constitué afin de déterminer le quotient familial de chaque ménage et adapter l’impôt.

Comprendre comment est calculé l’impôt sur le revenu

Votre situation personnelle impact le calcul de l’IRPP, le fisc soumet les revenus professionnels d’un foyer à un barème progressif composé de plusieurs tranches avec chacune un taux d’imposition qui diffère. Trois étapes sont présentes lors du calcul de l’impôt sur le revenu.

  • Diviser le revenu imposable par le nombre de parts (quotient familial)
  • Imposer à ce montant le barème progressif de l’IRPP
  • Multiplier le ou les montants par le nombre de parts

Barème de l’impôt sur le revenu en 2021

  • 10 084 euros est la première tranche, celle-ci n’est pas imposée ce qui signifie que si vous gagnez moins que ce montant vous ne payez pas d’impôt,
  • 25 710 euros est la deuxième tranche, jusqu’à ce montant-ci le foyer est imposé à 11 %,
  • 73 516 euros est la troisième tranche, le taux d’imposition est de 30 %,
  • 158 122 euros est la quatrième tranche, les ménages payent 41 % de leurs revenus,
  • Au-delà de 158 122 euros le taux applicable est 45 %.

Le plafonnement du quotient familial

Un avantage fiscal plafonné par l’administration fiscale est déduit à chaque demi-part liée à une personne à charge, soit un enfant ou un parent âgé. De ce fait, une réduction maximale de 1 567 euros par demi-part peut aboutir. Le calcul de l’impôt sur le revenu est comparé avec et sans la ou les demi-parts liées aux enfants, de là en est déduit l’avantage fiscal.

Un exemple : une famille de quatre personnes, un couple marié avec deux enfants, est soumise à l’IRPP. Le mari touche environ 40 000 euros l’année et la femme 60 000 euros, ce qui fait un total de 100 000 euros de revenu en 2021. Le quotient familial est de trois parts, deux parts pour le couple et une demi-part par enfant. Le montant du revenu imposable divisé par le nombre de parts est égal à 33 333 euros. Pour aller jusqu’à ce montant, la contribution se mesure au niveau de la troisième tranche en passant par la seconde !

Première tranche = 0 % ; seconde tranche = 11 % soit 1 715 euros ; troisième tranche = 30 % soit 2 302 euros.

Ces montants sont additionnés ce qui donne un résultat de 4 017 euros. Enfin ce montant est multiplié par trois (nombre de parts du quotient familial), la famille devra théoriquement s’acquitter de 12 051 euros. Pour deux enfants, l’avantage fiscal est plafonné à 3 134 euros. Après comparaison entre le calcul avec quotient familial réel et celui sans majoration, l’impôt sur le revenu de cette famille va être rehaussé en conséquence de la différence qui subsiste en passant de 12 051 à près de 15 000 euros.

Lors des démarches administratives, professionnels et particuliers doivent remplir des obligations fiscales tout en évitant de faire des erreurs afin de contribuer au prix juste.

Comprendre le calcul de l’impôt sur les sociétés

déclaration revenus société
Comprendre le calcul de l’impôt sur les sociétés – ©louisehoffmann83, CC0 Creative Commons

Aussi nommé impôt sur le bénéfice, cette façon de l’appeler nous informe que seules les sociétés qui produisent du bénéfice sont contribuables, ainsi celles qui sont en pertes n’en paieront pas. Mais pas seulement, certains, qui bénéficient de l’option IR (impôt sur le revenu) ont droit à certaines exonérations ou réductions. Les auto-entrepreneurs et d’autres types de sociétés sont exempts de cet impôt. En revanche, l’IS s’applique de façon obligatoire à un bon nombre d’entreprises comme suit :

  • Sociétés anonymes (SA),
  • Sociétés à responsabilité limitée (SARL),
  • Sociétés par actions simplifiées (SAS),
  • Sociétés d’exercice libéral (SEL, SELARL),
  • Entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL).

Pour mieux comprendre comment fonctionne l’impôt sur le bénéfice abordons le sujet de son opération.

Dans un premier temps, la base de calcul de l’IS pour le déroulement de la détermination de l’impôt, est le résultat fiscal. Ensuite, plusieurs taux viennent prendre part à la formule de calcul :

  • Le taux réduit : 15 %,
  • Le taux normal : 33,33 %,
  • Le taux de la contribution sociale : 3,3 %,
  • Le taux de la contribution exceptionnelle : 10,7 %.

Pour calculer l’IS il suffit de multiplier le bénéfice fiscal avec le taux. En sachant que le taux réduit est seulement appliqué dans certaines situations telles que les sociétés dont le capital est détenu par au moins 75% de personnes physiques. Dans ce cas, seule la tranche du bénéfice fiscal qui n’excède pas 38 120 euros peut appliquer ce taux réduit. Pour le reste des euros il faut appliquer le taux normal de 33.33%.
Il en va de même pour les entreprises qui ne peuvent appliquer le taux réduit, c’est-à-dire celles dont le capital est détenu seulement par des personnes morales, soit par des sociétés.

Un exemple : une société dont le capital est détenu par au moins 75 % de personnes physiques, réalise 45 000 euros de chiffre d’affaires avec un bénéfice comptable de 10 000 euros. Après les réintégrations et déductions, le résultat du bénéfice fiscal est de 11 000 euros.

L’entreprise peut appliquer le taux réduit qui est de 15 %, l’impôt sur les sociétés de cette entreprise sera donc de 1 650 euros (11 000*15 %).

Déclaration de réduction d’impôts

Un professionnel soumis à l’impôt sur les sociétés peut se prévaloir d’une réduction d’impôt si ses informations sont bien indiquées, dans le cadre de son activité à l’aide des justificatifs requis.

Il est possible de bénéficier d’une exonération d’impôt selon certains critères ; par exemple, lorsqu’il s’agit de payer la taxe foncière un droit à l’exonération réside en fonction de la qualité du terrain. Si celui-ci comporte un bien public ou s’il détient un bâtiment agricole, une exonération permanente peut être déduite. Si le terrain appartient à une entreprise qui prévaux le bien-être de la population, qui est innovante et incite au développement, le propriétaire du bien bénéficie d’exemption temporaire sur la taxe foncière. Pour profiter des déductions il est crucial d’en effectuer la déclaration en temps voulu auprès de l’organisme fiscal.

Nouveautés fiscales pour les particuliers en 2021

La principale nouveauté 2021 qui concerne une bonne partie des résidents en France, est l’exonération progressive de la taxe d’habitation, de 30 % pour les 20 % de contribuable les plus aisés. Puis graduellement cette taxe d’habitation va diminuer de 65 % en 2022 pour totalement disparaître en 2023. Une nouveauté assez intéressante puisque les impôts locaux pèsent souvent plus lourds que les impôts sur le revenu.

Enfin, dans la troisième loi de finance rectificative pour 2020, depuis août 2020 vous pouvez transmettre 100 000 euros hors impôts à vos enfants ou petits-enfants, dans l’objectif de créer une entreprise, l’investir dans des travaux de rénovation énergétique, ou alors, leur permettre de faire construire un logement, et ce, jusqu’en juillet 2021.

Sur ses placements, comment payer moins d’impôt ?

Tout d’abord il peut être judicieux de privilégier les livrets défiscalisés. Ensuite, il faut privilégier les placements financiers (PEA, assurance vie, bourse, etc.) par rapport aux placements immobiliers, puisque lorsque vous louez un bien, tous les loyers encaissés sont fiscalisés à un taux assez élevé (prélèvements sociaux, taux marginal d’imposition) tandis que le placement financier avec un taux fixe qui n’excède pas les 17,2 %.
Il est également possible de réduire son impôt sur la fortune immobilière en 2021 (IFI).

Que privilégier pour réduire ses impôts sur les gains ?

Les enveloppes de capitalisation (PEA, PEE, assurance vie ou épargne salariale plutôt qu’un compte-titre) ont un avantage lorsqu’il s’agit de placement financier. L’enveloppe de capitalisation désigne le fait d’effectuer autant d’opérations que souhaité (achat/vente de titre, de part de fond) sans faire tourner le compteur fiscal.
Par exemple, si vous achetez une action, dès que vous la revendez, si plus-value il y a, la case impôt est obligatoire. Alors que si vous vendez une action, bien que positive, dans le cadre d’un PEA, l’impôt n’est pas déduit tant qu’aucun retrait n’est réalisé de cette enveloppe fiscale.

Réduction d’impôt pour les particuliers : l’IR-PME

La réduction d’impôt IR-PME, aussi appelée réduction d’impôt « madelin », est un dispositif fiscal qui permet aux particuliers qui souscrivent au capital social d’une PME, de payer moins d’impôt. En d’autres termes, une personne physique qui s’engage dans l’investissement d’une PME communautaire, effectue un apport en numéraire – apport en société le plus fréquent – au moment de la création de l’entreprise ou d’une augmentation de capital. De ce fait, pour en bénéficier cette personne doit faire le tri et choisir une société éligible (PME communautaire).

Le versement est limité à 50 000 euros par personne. Enfin, le nouvel associé/actionnaire, s’engage à conserver le titre un minimum de cinq ans. Il bénéficiera de 18 % de réduction d’impôt par rapport au montant versé.

En 2021, intéressez-vous aux impôts, le code général des impôts informe de nombreuses réductions, abattements, déductions, exonérations dont vous pouvez profiter pour payer moins que votre voisin !

Comment déclarer vos impôts sur les revenus en ligne ?

déclaration revenus en ligne
Faire sa déclaration revenus en ligne – ©JoshuaWoroniecki, CC0 Creative Commons

La déclaration d’impôt est obligatoire chaque année pour les résidents français, de plus, tout est dématérialisé vous pouvez donc effectuer votre première déclaration en ligne si vous bénéficiez d’une connexion internet. Même en l’absence de revenus, vous devez déclarer votre situation en remplissant le formulaire en ligne ; vous percevez un avis de situation déclarative à l’impôt sur le revenu (ASDIR), justificatif qui vous servira lors de vos demandes d’allocation (APL) par exemple.

Première déclaration d’impôt

Par l’intermédiaire de votre espace particulier vous pouvez déclarer vos revenus, vous créez un compte à l’aide d’un identifiant FranceConnect, ou votre numéro fiscal ou numéro d’accès en ligne suite à la réception d’un courrier de l’administration fiscale. Si vous ne parvenez pas à ouvrir un compte particulier, contactez le centre des impôts de votre région.

Sinon, il est encore possible d’effectuer une déclaration papier en téléchargeant le formulaire 2042 qu’il faudra par la suite envoyer à votre centre des impôts compétent. Ensuite, en remplissant le formulaire en ligne avec les mentions requises ainsi que le montant de vos revenus, vous pouvez boucler cette opération de façon rapide.

Comment fonctionne le prélèvement à la source ?

La réforme fiscale du prélèvement à la source introduite le 1er janvier 2019 touche à l’impôt sur le revenu et à la façon dont celui-ci est payé, il est là également pour vous faire gagner du temps. Aussi appelé PAS, le prélèvement à la source peut s’appliquer aux revenus des non-salariés/indépendants, pension de retraite des retraités, pension de chômage, etc.

Jusqu’à cette réforme, les contribuables percevaient leur salaire au titre d’une année puis payaient l’impôt sur le revenu pour ces même salaire l’année qui suivait. Le prélèvement à la source permet de supprimer le délai d’un an de décalage. Pour ce faire, l’impôt sur le revenu est payé au mois. Si la situation change, l’adaptation du prélèvement se fait de manière rapide.

C’est l’employeur (caisse de retraite ou pôle emploi selon le type de revenus que vous percevez) qui retient le montant de l’impôt sur le revenu que vous devez payer, avant de verser le salaire à la fin du mois. Votre employeur reverse le montant directement à l’administration fiscale, c’est le même principe que le paiement des cotisations salariales.

L’administration fiscale se charge de renseigner à votre employeur le taux applicable selon votre situation, en tant que salarié vous n’avez aucune information personnelle à faire parvenir à l’employeur. En revanche, il est important d’informer l’administration fiscale lors d’un mariage, une naissance ou autres types de changement de situation, afin que le taux de prélèvement soit adapté à votre situation.

Ce qui ne change pas, c’est l’exécution de la déclaration de revenus chaque printemps.

Ceci permet à l’administration fiscale d’actualiser les taux de prélèvement qui peuvent, de plus, être modifiés d’une année sur l’autre.

Nouveau service : le paiement de proximité

Désormais, il est possible de payer ses avis auprès d’un buraliste agréé par la direction générale des finances publiques, dans la limite d’une facturation de 300 euros. Dans les bureaux de tabac, le paiement de proximité est confidentiel et sécurisé, il est nécessaire que votre avis possède un QR code ainsi que la mention « payable auprès d’un buraliste agréé ».

Payer ses impôts en ligne en tant qu’auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur

régime imposition auto entrepreneur
Quel régime d’imposition pour un auto-entrepreneur ? – ©hitesh0141, CC0 Creative Commons

Pour commencer, lorsque l’auto-entrepreneur crée son entreprise il peut opter pour différents régimes fiscaux. Il est possible de bénéficier des régimes suivants :

  • Le régime réel (simplifié ou normal),
  • Le régime micro-entreprise pour avoir un calcul forfaitaire des résultats imposables,
  • Le statut auto-entrepreneur qui dans ce cas, permet de profiter d’un seul et unique interlocuteur pour le paiement de l’impôt sur le revenu ainsi que les cotisations et contributions sociales.

Les impôts (contributions sociales, cotisations, impôts sur le revenu) sont payés par des versements libératoires mensuels ou trimestriels, au choix, qui équivaux à un certain pourcentage du chiffre d’affaires.

Comment sont imposés les auto-entrepreneurs ?

Une fois opté pour le régime auto-entrepreneur et éligible à celui-ci, le professionnel est imposé sur le revenu par des versements libératoires en fonction du chiffre d’affaires hors taxe réalisé. Le taux d’imposition de l’auto-entrepreneur varie selon son activité :

  • Vente de marchandises : 1 %
  • Prestations de services : 1,7 %
  • Titulaire de revenus non commerciaux : 2,2 %

Un exemple : un prestataire de services qui réalise un chiffre d’affaires de 60 000 euros l’année, hors taxe, a opté pour le versement libératoire trimestriel. Le premier trimestre, il gagne 12 000 euros et paie ses impôts à hauteur de 1,7 %, il verse alors à l’État 204 euros. Le second trimestre il touche 26 000 euros et doit 442 euros, le troisième trimestre il gagne 4 000 euros et reverse 68 euros, enfin le quatrième trimestre il perçoit 18 000 euros et reverse 306 euros. Au total, l’auto-entrepreneur a payé 1 020 euros d’impôt sur les revenus.

Déclaration et paiement des revenus imposables de l’auto-entrepreneur

Le versement de l’impôt sur le revenu s’effectue de façon libératoire (trimestriel ou mensuel) auprès de l’URSAAF, sur les bénéfices générés par l’activité d’auto-entrepreneur. Le montant du chiffre d’affaires doit faire office de déclaration, sur la déclaration de revenus annuelle, dans la case de la rubrique micro-entrepreneur du formulaire 2042 C Pro.

Comment sont imposés les micro-entrepreneurs ?

Si vous n’avez pas opté pour le versement libératoire de l’auto-entrepreneur, vous serez donc affilié au micro-BIC ou micro-BNC et votre résultat sera calculé de manière forfaitaire avec abattement (selon votre activité). Les différents taux de l’abattement sont calculés comme suit – sous certaines conditions qui ne sont pas mentionnées ici :

  • Vente de marchandises : 71 %
  • Prestations de services : 50 %
  • Revenus non-commerciaux : 34 % (micro-BNC)

L’abattement minimum est de 305 euros. Si votre activité est mixte, l’abattement est calculé séparément pour chaque fraction du chiffre d’affaires avec un abattement double, donc une réduction minimale de 610 euros.

Quelles sont les obligations comptables des micro-entrepreneurs ?

Pour les micro-entreprises, les obligations comptables sont allégées ; pour les activités de ventes de marchandises et de prestations de services soumises à la TVA, un registre récapitulatif par année présente les transactions de façon détaillées. Factures et pièces justificatives doivent être comptabilisées au sein d’un livre-journal de manière chronologique afin de pouvoir le présenter en cas de contrôle.

En revanche, le bilan et le compte de résultat sont dispensés pour les partisans du régime micro, ce qui rend facultative la tenue d’une comptabilité complète et régulière.

Si le chiffre d’affaires est nul, il est primordial d’effectuer la déclaration avec la mention « néant » à la place du montant du chiffre d’affaires.

Déclaration d’impôt 2021 : les frontaliers

Vous habitez en France et travaillez dans le canton de Genève ? Des obligations de déclarations en France ainsi qu’en Suisse sont à connaître, il est crucial de réaliser chaque déclaration sous peines de recevoir de mauvaises surprises. Dans le canton de Genève, l’impôt est prélevé à la source via un barème qui est disponible sur le site de l’administration fiscale cantonale (AFC) :

  • Barème A : célibataire ou pacsé (le pacs n’est pas reconnu administrativement en Suisse),
  • Barème B : marié, avec un conjoint sans revenu,
  • Barème C : marié, avec un conjoint qui a des revenus (peu importe la source).

En fonction de la présence d’enfants, un chiffre est apposé à la lettre.

Un exemple : un couple marié avec deux enfants dont un conjoint travaille du côté suisse, l’autre du côté français, obtient le barème C2.

Avant la fin du mois de mars de chaque année, vous devez faire la demande de rectifications telles que la déduction pour la garde d’enfant, le statut de quasi-résident, etc. Même si la totalité des revenus proviennent de Suisse, il est obligatoire de les déclarer auprès de l’administration fiscale française. Votre impôt en Suisse se transforme en crédit d’impôt en France.

L’impôt : un peu d’histoire

Jusqu’au XIIIe siècle

Le droit fiscal reposait sur des coutumes orales inconnues de la majorité des habitants et seul le tiers état était soumis à l’impôt. La noblesse et le clergé étaient privilégiés. La fiscalité à cette époque était divisée en trois parties : la fiscalité d’église, du seigneur et la fiscalité royale.
À cette époque, il n’y a pas de distinction entre le budget privé et public. Ce qui remplissait en majorité les caisses du roi était l’impôt sur le sel, les habitants étaient d’ailleurs dans l’obligation de consommer chaque année une certaine quantité de sel.

En 1337

La guerre de cent ans change la donne, le roi part en guerre et convoque les états généraux pour demander une aide exceptionnelle : la taille des lances. La guerre s’éternise et les états généraux se lacent, en 1439 ils accordent au roi l’autorisation de lever l’impôt tous les ans. Dans tout le pays l’impôt est alors levé, cette mesure permet au roi de l’époque, Charles VII, de créer une armée et l’entretenir, ils sont appelés les Gens d’Armes.

En 1695

La capitation est créée, c’est la première fois qu’un impôt touche la totalité des Français ! Toutefois, le clergé parvient à y échapper en votant pour une contribution volontaire. La capitation est levée en 1789 au moment de la révolution française.

En 1749

L’impôt de 5 % a été créé sur le revenu de toutes les classes de la population.

Au XIXe siècle

Posséder une maison était réellement considéré comme étant une richesse, l’État à alors mis en place l’impôt sur le bâti, qui taxait les portes et les fenêtres. Les différentes taxes sur la rente et le profit des investissements immobiliers sont institués, ainsi que des taxes sur les bénéfices commerciaux.

Au XXe siècle

À une époque où le salariat se mettait effectivement en place avec la révolution industrielle, alors que la société entière commençait à travailler au sein de diverses entreprises, l’impôt sur le revenu tel que nous le connaissons fut instauré par l’État.

Finalement, pour marquer le début d’une société de consommation, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est arrivée en 1954.

Un impôt est, par définition, imposé ; ce n’est pas une contribution volontaire. Individus et entreprises payent cette contribution afin de vivre dans la société qui produit un cadre général de vie, un cadre de protection.

Collecte des impôts → Financement de l’État → Redistribution aux citoyens

Les impôts sont versés à l’État ; 90 % des recettes de l’État proviennent des divers impôts et taxes, directes et indirectes. Ce sont les personnes qui gagnent de l’argent qui sont majoritairement imposées notamment de façon directe, l’État est plus ou moins financé par les citoyens afin que ceux-ci bénéficient du confort de la société.

Aujourd’hui, plusieurs pays modernisent leurs règles fiscales dans l’objectif de taxer davantage les géants d’internet ; c’est ce qu’a fait la France en 2019 avec la taxe sur les services numériques aussi appelée la taxe GAFA, dont la recette était estimée à 500 millions d’euros.

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