Grayscale manque de transparence, le GBTC décroche

///
Fonds investissement

Les véhicules d’investissement institutionnels en crypto-monnaie ne sont plus aussi populaires qu’avant. Grayscale Bitcoin Trust (GBTC) affiche une remise record de -45% par rapport au prix du Bitcoin (BTC) auquel il est censé être corrélé.

Grayscale manque de transparence

À l’heure actuelle, une menace pèse sur le marché des crypto-monnaies. Grayscale Bitcoin Trust (GBTC), considéré comme le plus grand véhicule d’investissement en crypto-monnaie dédié aux acteurs institutionnels, semble être en mauvaise posture et pourrait faire faillite.

Avec l’incident FTX qui a profondément marqué et secoué la communauté crypto, le temps pour la transparence des échanges et d’autres entités est venu. Le but est de montrer que les investisseurs peuvent avoir confiance en ces acteurs et que lorsque le marché chute, les entreprises et sociétés sont prêtes à encaisser le coup.

Pour apaiser le scepticisme, les dirigeants des principales sociétés de crypto-monnaie ont commencé à partager des preuves de réserve. Par exemple, Crypto.com a publié ses adresses de crypto-monnaie, révélant la quantité et le type de crypto-monnaie qu’il stocke au nom des clients.

Au milieu de ces diverses démonstrations de force, le géant de l’investissement cryptographique Grayscale a fait preuve d’une certaine réticence, précipitant la chute de son produit adossé à la valeur du Bitcoin (BTC) : le GBTC.

La société d’investissement en crypto-monnaie Grayscale a refusé de divulguer la composition de ses réserves, invoquant des “problèmes de sécurité”. Cette décision a suscité de nombreuses spéculations sur la santé financière de l’entreprise.

Dans un tweet samedi, la société a déclaré que Coinbase, l’un des principaux échanges de crypto-monnaie du marché, est utilisé par Grayscale en tant que dépositaire, effectuant régulièrement un processus de “vérification en chaîne”. La société a également ajouté qu’elle n’était pas en mesure de partager sa preuve de réserves en raison de risques de sécurité.

“Compte tenu des risques de sécurité, nous ne pouvons pas rendre ces informations accessibles au public par le biais d’une preuve de réserve, ou d’une autre procédure de comptabilité crypto avancée”, a déclaré la société.

La sécurité invoquée comme raison principale

Lancé en septembre 2013, GBTC est un titre qui offre aux investisseurs un moyen de s’exposer au Bitcoin sans l’acheter. Des fonds d’acteurs institutionnels ont été collectés et utilisés pour acheter du bitcoin, qui a ensuite été déposé dans des fonds appartenant à Grayscale.

En d’autres termes, ce ne sont pas les investisseurs qui détiennent Bitcoin, mais Grayscale. Face au récent plongeon du GBTC, de nombreuses personnes ont commencé à remettre en question la bonne gestion de Grayscale, suggérant que la société ne détiendrait pas réellement les Bitcoins.

C’est la question que tout le monde se pose en ce moment : Grayscale possède-t-il vraiment les Bitcoins de ses clients ? Pour information, la société est censée conserver 634 000 BTC, soit 10,2 milliards de dollars aux prix actuels. Si ce n’était pas le cas, ce serait évidemment catastrophique, car le risque de contagion sur le marché est énorme.

Toutefois, la société a voulu se montrer rassurante et à tenter de faire baisser la pression sur Twitter : « Les avoirs des produits d’actifs numériques de Grayscale sont sûrs et sécurisés. Les soldes sont reflétés dans les documents publics historiques et ont été évalués par nos auditeurs tiers. ».

Grayscale a reconnu que sa décision de garder les informations sur les réserves privées pouvait “décevoir” certains investisseurs. Cependant, la société a affirmé que “la peur causée par les autres acteurs n’était pas suffisante pour contourner les arrangements de sécurité complexes qui ont protégé les actifs de nos investisseurs pendant de nombreuses années”.

Cependant, cette décision a exacerbé l’érosion de la confiance des utilisateurs dans Grayscale. Il semble que la grande majorité des utilisateurs de crypto-monnaie ne soient pas convaincus par le raisonnement de l’entreprise, d’autant plus que d’autres échanges majeurs, dont Binance et Crypto.com, ont choisi de partager ces informations.

Précédent

Immobilier : les charges de copropriété s’envolent en France !

Suivant

En moyenne, les patrons du CAC 40 gagnent 369 fois le SMIC par an

Derniers articles de Bourse