Quel impact la guerre va avoir sur le marché immobilier français ?

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Dans le contexte actuel du conflit russo-ukrainien, de nombreux problèmes financiers, économiques et humanitaires se posent. L’Europe est sur le point d’accueillir des millions de réfugiés. Comment le marché immobilier peut-il réagir à un tel afflux ? Le bon élan du marché immobilier français peut-il être brisé ? Voyons les premiers effets sur les taux d’intérêt, les transactions et les prix.

Un statu quo pendant combien de temps encore ?

Jusque-là, tout le monde s’est félicité de la forte résilience de l’ancien sur le marché immobilier résidentiel français. À l’épreuve d’une crise sanitaire depuis plus de deux ans, la pierre a fait preuve d’une santé impressionnante, rassurant plus que jamais les familles. L’activité et les prix devraient encore progresser en ce début d’année, tirés par le fort effet de levier des crédits immobiliers encore à taux bas.

Mais la Russie a semé la terreur dans le monde en envahissant l’Ukraine dans la nuit du 23 au 24 février. Les effets de la guerre sont multiples et mondiaux. Même si l’impact sur l’immobilier français reste largement imprévisible à ce stade, les premiers signes suggèrent déjà que le secteur n’est pas à l’abri du choc.

Les taux hypothécaires ont continué d’augmenter en mars, mais sans lien avec le conflit russo-ukrainien. Malgré la situation extrêmement tendue, la production de crédits n’a pas diminué actuellement. Mais attention : les guerres peuvent avoir des effets indirects sur les emprunteurs, notamment avec l’augmentation des coûts des matières premières et de l’énergie.

Le mouvement est clairement haussier depuis le début de l’année. Le taux d’intérêt moyen proposé est en hausse et est bien supérieur à 1 % en 20 ans. Calculez 1,2 % pour 15 ans, 1,35 % pour 20 ans et 1,55 % pour 25 ans en moyenne. “Alors qu’il était encore possible d’emprunter à moins de 1% en janvier 2022 pour 20 voire plus de 25 ans, c’est aujourd’hui une tâche quasi impossible à de très rares exceptions près”, dit Sandrine Allonier, directrice de recherche pour Vousfinancer.

La hausse du coût de la vie aura un impact sur l’immobilier

La hausse des prix de l’énergie peut en effet mettre beaucoup de pression sur les budgets des futurs emprunteurs, cela peut nécessiter une augmentation du minimum vital pour tenir compte de ces augmentations de dépenses malheureuses et souvent inévitables. Quant aux coûts des matières premières et de livraison des matériaux de construction, déjà ralentis au début de la crise de la Covid-19, ils pourraient également être affectés par cette situation.

L’achat d’une maison sera également de plus en plus difficile, car le contexte d’inflation s’intensifie inévitablement. Comme les ménages dépensent plus pour la nourriture, le gaz et plus, ils auront moins d’argent pour tout ce qui concerne le logement : payer un prêt pour un propriétaire ou payer un loyer pour un locataire. Aussi, dans ce contexte de guerre, les banquiers peuvent être plus sélectifs dans l’octroi de crédits immobiliers, car ils ne savent pas comment la situation économique va évoluer.

Il est impossible de prédire exactement le montant des augmentations, et c’est là le problème. Ces flambées de prix ont été si rapides et importantes que les constructeurs, promoteurs et entrepreneurs du bâtiment ont de plus en plus de mal à établir des offres. Ils ont peur de travailler à perte, car ils ont peur de promettre de doubler, voire tripler le prix en quelques mois.

Cependant, la crise ukrainienne n’aura peut-être pas seulement un impact négatif sur l’immobilier français. La forte volatilité des marchés pourrait profiter au marché et “renforcer le côté valeur refuge de l’immobilier, comme cela a été le cas pendant la crise sanitaire, incitant les investisseurs les plus prudents à placer leur argent dans l’immobilier”.

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