La taxe foncière risque d’augmenter de 52% à Paris !

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Le parlement parisien a voté mardi un budget basé sur une forte hausse des taux de la taxe foncière pour 2023. La perspective d’économies avancée par l’équipe d’Anne Hidalgo n’a pas refroidi les critiques de l’opposition.

Un conseil municipal tendu à Paris

Mardi, Anne Hidalgo s’est préparée à un débat budgétaire plus houleux qu’à l’accoutumée. En temps normal, la réunion de décembre du conseil municipal de Paris est déjà compliquée à gérer avec les groupes d’opposition pour la maire socialiste de la capitale mais cette fois c’est encore plus particulier avec l’envolée de la les dette de la capitale (estimées à 7,9 milliards d’euros d’ici fin 2023).

Sa décision d’augmenter le taux de la taxe foncière de 52% l’an prochain est le point clé du budget qui devait être voté mardi. C’est ce point qui a alimenté les critiques sur la gestion budgétaire de la ville.

Les économies annoncées par l’administration municipale il y a deux semaines – notamment des aides ou des subventions aux acteurs économiques – n’ont pas calmé les critiques.

« C’est fait de manière dispersée et sans lignes directrices », a dénoncé la LR Marie-Claire Carrère-Gée. “Je les cherche encore…”, s’est étonnée la présidente de Modem Group, Maud Gatel, de la baisse de 30% des “frais généraux” évoquée par l’adjoint PS Paul Simondon Finance. Au lieu de cela, le député a pointé “une augmentation de 6% des frais [liés aux] services généraux”.

La maire de Paris Anne Hidalgo a défendu mardi le niveau d’investissement “sans précédent” en 2023 lors du conseil municipal. “Les Parisiens disposent d’un budget affichant un excédent de 876 millions d’euros et affichant surtout la volonté d’agir sur l’environnement et contre la crise climatique”, s’est réjouie l’élue socialiste en conclusion d’une journée de débats sur un budget dépassant les 10 milliards d’euros.

Les impôts locaux vont finalement augmenter

Anne Hidalgo avait promis de ne pas augmenter les impôts locaux. Mais début novembre, elle a finalement décidé de le faire après l’échec d’un amendement législatif visant à sauver les caisses de Paris mises à mal par les crises sanitaire et énergétique, attirant les critiques de la droite et du gouvernement.

Cet “appel à la solidarité des propriétaires parisiens” est “le seul levier à notre disposition”, alors que l’Etat continue de se désengager des premières communes de France, a déclaré la maire socialiste de Paris en ouvrant le débat budgétaire.

L’ancienne candidate PS à la présidentielle a critiqué la suppression par le gouvernement de la CVAE (Contribution à la Valeur Ajoutée des Entreprises), « affaiblissant encore notre autonomie fiscale », tout en exigeant que nous augmentions de 5,7 % notre contribution au système d’égalité, entre les collectivité pour un montant de 720 millions d’euros, a expliqué la maire.

L’augmentation des taxes foncières doit rapporter près de 600 millions d’euros à la ville, et obligera l’administration à travailler dur pour maîtriser les dépenses administratives au quotidien, permettant un niveau d’investissement “sans précédent” “au-delà des 1,7 milliard d’euros qui seront dépensés d’ici 2023, a-t-elle ajouté. Cela devrait “permettre d’accélérer la révolution écologique”.

“Ce budget est un budget de mensonges et de déni”, s’est défendue son adversaire, la LR Rachida Dati, rappelant l’engagement du maire réitéré il y a des mois de ne pas augmenter les taxes foncières.

“Depuis 2013, les recettes fiscales (…) ont augmenté de 43%”, confirme le maire du VIIe arrondissement, selon lequel les charges de fonctionnement ont augmenté de 19% et les charges de personnel de 26%. “Ce sont des dépenses que vous ne controlez plus”, assène Rachida Dati.

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