Coinhouse annonce une levée de fonds avec la participation de Oddo BHF

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La banque franco-allemande Oddo BHF a participé au tour de financement de 40 millions d’euros qui vient de se clôturer pour la plateforme d’investissement en crypto-monnaie Coinhouse. Un nouveau signe de l’attractivité des acteurs traditionnels sur ce marché, autrefois incertain.

Un tour de table à 40 millions d’euros

C’est un petit événement dans le monde “crypto” français. Oddo BHF est entré au capital de la plateforme d’investissement en crypto-monnaies Coinhouse, qui a récemment lancé des services bancaires.

La banque franco-allemande a participé à une levée de fonds de 40 millions d’euros qui vient d’être bouclée par l’ex-Bitcoin House, avec d’autres investisseurs dont les fonds d’investissement True Global Ventures, Tioga Capital, XAnge Siparex Innovation, ainsi que de grandes familles et chefs d’entreprises français, selon un communiqué publié mardi soir..

Malgré le marché baissier des crypto-monnaies depuis novembre dernier, la société française Coinhouse continue de lever des fonds pour réaliser son ambition : devenir la première crypto banque européenne. Après avoir annoncé un cycle de financement de 15 millions d’euros en janvier, la bourse de crypto-monnaie a annoncé qu’elle avait clôturé mardi un cycle de financement de 40 millions d’euros.

C’est la première fois en France que des sociétés financières dites “traditionnelles” investissent dans des sociétés spécialisées dans les cryptomonnaies. “Les acteurs traditionnels du monde financier et les investisseurs en capital commencent à saisir l’énorme potentiel du marché de la cryptographie malgré ses cycles et sa volatilité liée à son potentiel d’innovation et sa jeunesse”, a souligné Nicolas Louvet, co-fondateur et PDG de Coinhouse.

“La technologie Blockchain va redéfinir les contours de nombreux secteurs, dont la finance”, a déclaré Benoît Claveranne, Chief Transformation and Development Officer chez Oddo BHF.

La jeune fintech qui veut continuer de se développer

Coinhouse prévoit d’investir dans différentes parties du Web3, une nouvelle version du Web basée sur la technologie blockchain décentralisée. De nombreuses marques cherchent à capitaliser sur ce nouveau marché potentiel.

Le courtier, qui est devenu rentable depuis fin 2020, a déjà accompagné “plus de 20 grandes enseignes françaises et internationales” pour acquérir des terrains dans le monde virtuel et est capable d’accepter des paiements en crypto-monnaies, qui peuvent être converties instantanément en euros pour vendre des articles ou des NFT.

Fondée en 2015, la société a été la première entreprise française à être enregistrée en tant que prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) par l’Autorité monétaire française (AMF) en mars 2020. Elle propose désormais des services de trading pour 50 actifs crypto, ainsi qu’un “livre crypto” et contrôle la gestion de ses investissements.

Outre la possibilité d’acheter et de vendre une cinquantaine de crypto-monnaies, la plateforme propose depuis l’automne dernier des produits de gestion d’épargne d’actifs crypto, comme le Livret Crypto (rémunération de 5%, mais pas de capital garanti) et la gestion de conservation (niveau d’exposition au risque défini) selon Au profil).

Elle espère continuer à développer son activité de gestion d’actifs cryptographiques et fournir des services de paiement cryptographique au public et à ses clients professionnels.

Des levées de fonds pourraient lui permettre de développer de nouveaux produits, comme l’insertion de crypto-monnaies dans des investissements plus traditionnels, notamment l’assurance-vie, ou la possibilité d’utiliser ses crypto-actifs comme collatéral (garantie) dans le cadre de prêts en euros. Même en développant des cartes de paiement en crypto-monnaie.

La société, qui possède une filiale au Luxembourg et est enregistrée auprès du régulateur financier local, prévoit de doubler son chiffre d’affaires à l’étranger en 2022. L’an dernier, moins de 10% du chiffre d’affaires total (15 millions d’euros) provenaient des activités hors de France, pour y parvenir, le groupe étudiera les opportunités de croissance externe.

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