Web3 : La dernière mode des journalistes pour désigner l’univers virtuel

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web 3 univers virtuel

Pendant des années, l’industrie de la crypto-monnaie a semblé être un puissant générateur de mots à la mode. Après la fameuse “blockchain” de 2017/2018, la DeFi (finance décentralisée), les NFT (tokens non fongibles) et plus récemment le Metaverse ont vu le jour. Cependant, force est de constater que le dernier mot à la mode du moment semble être : Web3.

Web3 : l’Internet qui fait peur aux GAFAM ?

Si vous suivez beaucoup l’actualité technologique, en particulier l’actualité des crypto-monnaies, vous avez probablement entendu parler du Web 3. En fait, c’est un terme qui est souvent mentionné dans les articles ou les communiqués de presse.

Le sens du terme “web 3” est encore difficile à conceptualiser. En fait, il rassemble l’avenir de l’Internet à l’échelle mondiale, après le web 2.0. Bien qu’il n’existe pas encore vraiment, cela peut être visualisé (ou plutôt espéré) comme un Internet plus décentralisé. Il sera basé sur l’interconnexion (transparente) de différents réseaux de blockchain de crypto-monnaie.

Bien qu’il s’agisse d’un concept assez flou pour le moment, le Web 3 est susceptible d’être la prochaine révolution d’Internet.

Pour votre compréhension, il est important de noter que le Web 3 n’est ni un standard ni une technologie spécifique. C’est plus une idée. Essentiellement, après le Web 1, puis le Web 2 (ou mieux connu sous le nom de Web 2.0), le Web 3 changera probablement progressivement notre façon d’utiliser le Web au cours des prochaines années.

Avec l’avènement du Web3, les outils classiques que nous utilisons au quotidien (Youtube, Facebook, Stripe, Linkedin, etc.) ont trouvé des alternatives dans des versions décentralisées et anonymes. La plupart affirment ne pas être contrôlées par les GAFAM.

Essentiellement, le Web 3 est l’idée d’un internet décentralisé utilisant la blockchain, ce qui empêcherait la centralisation des données entre les mains des géants du numérique.

Le terme Web 3 est né en 2014. Selon un article du magazine Wired, le terme a été utilisé pour la première fois par Gavin Wood, l’un des co-fondateurs de la blockchain Ethereum.

De nombreux projets Web3 voient le jour

Le 20 octobre, le plus grand événement FinTech de France aura lieu à Paris – La Défense : « La Révolution FinTech ». Le thème de la DeFi (finance décentralisée) et sa transformation profonde des paiements sera dans les esprits des participants.

Si avec le Web2 nous avons pris l’habitude d’utiliser des plate-formes centralisées comme Paypal pour régler les achats sur Internet, le Web3 accélère ce processus en utilisant des “portefeuilles” (ex : MetaMask), qui permettent l’utilisation de clés numériques et anonymes pour transférer des crypto-monnaies à la vitesse de l’éclair.

Il en va de même pour les processeurs de paiement comme Stripe, qui ont cédé la place à de nouveaux venus comme Swing.xyz dans le Web 3.0. Une API unifiée qui permet aux développeurs du monde entier d’échanger des actifs cryptographiques (NFT, crypto-monnaies…) à l’aide de contrats intelligents blockchain, de relais et de ponts inter-chaînes.

Un autre exemple, parmi les projets Web 3, il y a Polkadot. C’est une blockchain et une crypto-monnaie, dont le but est de fournir une interopérabilité entre d’autres blockchains. La fondation prend également en charge le protocole XCMP, un protocole de messagerie décentralisé qui permet essentiellement l’échange de messages sans centraliser les données sur des services comme WhatsApp, iMessage ou Telegram.

La course au développement d’un réseau social Web 3 est également lancée. Dans un article publié en juillet 2022, le site TechCrunch mentionnait un certain nombre de projets de protocoles décentralisés pour les réseaux sociaux qui ont levé des fonds.

Parmi ces protocoles, le site Web de Farcaster indique qu’il s’agit d’un “protocole ouvert qui peut prendre en charge de nombreux clients, tout comme le courrier électronique”. Enfin, on n’est pas loin de l’idée des créateurs de Mastodon, un réseau social similaire à Twitter, mais qui permet d’héberger ses données sur ses propres serveurs.

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