décès héritage du PEA

Transmission PEA en donation-succession

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Dans cet article, nous aborderons la question de la transmission d’un Plan d’Épargne en Actions (PEA) après le décès du titulaire. Entre les spécificités légales et les différentes étapes à suivre, vous découvrirez tout ce qu’il faut connaître pour bien gérer cette situation délicate.

Comment se fait la transmission d’un PEA après un décès ?

Le Plan d’Épargne en Actions est un placement financier qui permet d’investir principalement dans des actions européennes, tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse. Il existe deux types de PEA : le classique et le PEA-PME, qui s’adresse aux petites et moyennes entreprises.

En contrepartie de ces avantages fiscaux, le titulaire d’un PEA s’engage à conserver son épargne pendant une période minimale de cinq ans.

En cas de décès du titulaire, la transmission d’un PEA peut poser plusieurs questions relatives aux spécificités du plan. Plusieurs étapes doivent être respectées pour assurer le bon déroulement de cette démarche :

  1. Informer la banque ou l’établissement gestionnaire du décès ;
  2. Clôturer le PEA et encaisser les avoirs ;
  3. Répartir les sommes entre les héritiers.

Afin d’assurer la bonne gestion du compte, il est primordial que les proches du défunt informent rapidement la banque ou l’établissement gestionnaire du décès. Ceux-ci doivent alors fournir un extrait d’acte de décès pour prouver l’événement. À partir de cette notification, le PEA est bloqué : plus aucune opération ne peut être réalisée, à l’exception de la clôture.

La banque procède ensuite hors succession à la clôture du PEA et au calcul des éventuelles plus-values réalisées pendant la durée du plan. En effet, ces plus-values sont soumises à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales si elles ont été achetées moins de cinq ans avant le décès.

Répartition des avoirs entre les héritiers

Les sommes issues du PEA sont ensuite intégrées à l’actif successoral et réparties entre les héritiers, en fonction des règles légales en vigueur. Il est important de noter que la proportion accordée à chaque héritier dépend de la situation familiale et du testament éventuellement enregistré par le défunt.

Quelles sont les conséquences fiscales de la transmission d’un PEA en cas de décès ?

Les conséquences fiscales liées à la transmission d’un PEA dépendent principalement des circonstances propres à chaque situation. Dans le cas général, les sommes reçues par les héritiers sont soumises aux droits de succession et éventuellement aux impôts sur les plus-values.

Droits de succession appliqués aux avoirs du PEA

Après le décès du titulaire, les sommes contenues dans le PEA sont soumises aux droits de succession, tout comme pour n’importe quel autre bien transmis au sein de l’héritage.

Cependant, il convient de prendre en compte les abattements spécifiques qui s’appliquent en fonction du lien de parenté entre le défunt et les bénéficiaires :

  • 100 000 € pour les enfants ou petits-enfants ;
  • 15 932 € pour les frères et soeurs ;
  • 7 967 € pour les neveux et nièces ;
  • 1 594 € pour les autres héritiers.

Fiscalité des plus-values réalisées

Concernant les plus-values réalisées pendant la durée du plan, celles-ci peuvent être soumises à l’impôt sur le revenu (au taux forfaitaire de 12,8 %) ainsi qu’aux cotisations sociales (17,2 %) si elles ont été effectuées moins de cinq ans avant le décès. Après cette période de détention, les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu, mais restent soumises aux cotisations sociales, toutefois réduites à 7,5 % après cinq ans et totalement supprimées après huit ans.

Quelles sont les autres options pour la transmission d’un PEA en cas de décès ?

Si la transmission d’un PEA après un décès peut sembler compliquée et coûteuse, plusieurs solutions alternatives existent pour éviter ou alléger ces contraintes :

  1. Souscrire une assurance vie avec une clause bénéficiaire désignant les héritiers ;
  2. Faire des donations à ses héritiers avant le décès.

L’assurance vie est often considered comme l’un des meilleurs outils de transmission du patrimoine en raison de sa fiscalité avantageuse. Les capitaux transmis sont soumis à un régime spécifique, avec des abattements importants et une imposition forfaitaire qui peut être très faible dans certains cas.

Anticiper des donations à ses proches de son vivant permet non seulement de leur offrir un soutien financier immédiat, mais également de réduire progressivement l’actif successoral et donc les droits de succession dus au moment du décès.

La transmission d’un PEA en cas de décès peut s’avérer complexe en raison des nombreuses spécificités qui lui sont propres. Il est essentiel de bien connaître les différentes étapes de cette démarche lorsqu’on souhaite léguer au mieux son patrimoine. Les solutions alternatives, telles que l’assurance vie et les donations, peuvent également faciliter cette transmission tout en offrant des avantages fiscaux indéniables.

La transmission d’un PEA est-elle possible en cas de décès, à son conjoint par exemple ? Si non, que faut-il faire notamment en cas de succession ou de donation ?

Un PEA n’est pas transmissible, c’est illégal. Même en cas de donation ou de succession, c’est un produit non transmissible. En cas de décès ou de donation de titres, il est donc nécessaire de procéder à sa clôture et de répartir ensuite les liquidités qui en résultent aux donataires ou aux héritiers conformément aux dispositions testamentaires.

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