BNP Paribas : première banque d’affaires dans l’Hexagone !

5 janvier 2009 par E. Baab · Leave a Comment 

L’année 2008 ne restera certes pas gravée comme l’un des meilleurs crus bancaires de ces dernières années en raison des crises financières qui ont agité nos économies ces derniers mois, mais en fin de compte, tout le monde n’aura pas été perdant…Ou plus précisément, certains ont continué à gagner de l’argent malgré le manque de visibilité qui a marqué le second semestre qui vient de s’écouler. Et force est de constater que nous avons en France un véritable poids lourd de la banque d’affaires dans l’entité BNP Paribas qui vient de s’arroger pour la quatrième année consécutive la première marche du podium dans la compétition qui met en concurrence diverses banques mondiales.

L’agence Reuters vient en effet d’annoncer qu’avec quelque 87.5 milliards de $ relatifs à 58 opérations annoncées, la célèbre banque se classe en pôle position de ce classement. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la BNP se classe aussi en première position du nombre d’opérations financées effectivement avec quelque 142 milliards d’€uros…Une belle réussite due au fait que l’organisme financier est en permanance à l’affût des grands projets évoqués par les marchés.

Dans le registre de la banque d’affaires, la BNP devance de prestigieux noms tels que JP Morgan (qui a réalisé 87.1 milliards de $ d’opérations conseillées), Citi, Merrill Lynch ou encore Morgan Stanley et UBS. Les autres françaises se situent nettement plus loin dans cette compétition aux “bonnes affaires” puisque Calyon et la Société Générale sont respectivement 9ème et 10 ème. Il est par ailleurs à noter que la BNP a ainsi réalisé une véritable prouesse puisque ces chiffres ont été esssentiellement réalisés lors du premeir semestre 2008 en raison du ralentissement mondial des économies depuis la fin de l’été. C’est dire quel aurait été le résultat dans un environnement favorable ! Il est malheureusement fort probable que 2009 ne sera pas du même acabit…

Regroupement de crédits

3 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Qu’est ce qu’un regroupement de crédits ? Appelé également rachat de crédit ou bien encore restructuration de crédit, le regroupement de crédit est une formule importée il y a maintenant quelques années des anglo-saxons qui permet de faire racheter tous ses crédits dans une seule et même enveloppe afin de réduire son endettement.

Pour autant, la désignation de l’opération n’est plus tout à fait d’actualité, car les possibilités du rachat de crédits moderne vont bien au-delà de la reprise des seuls crédits à la consommation. Il est en effet possible de racheter toutes sortes de créances telles que des retards d’impôts, de loyers, des découverts bancaires ou bien encore des dettes familiales ou privées. Le terme de rachat de dettes ou de rachat de créances conviendrait presque mieux à la réalité des regroupements de crédits d’aujourd’hui.

Ces derniers se font sous plusieurs formes en fonction que les demandeurs sont propriétaires ou locataires. AInsi, les banques du rachat de crédit proposeront des prêts hypothécaires, des prêts cautionnés ou des prêts personnels. Ces restructurations pourront s’étaler sur des durées allant de 7 à 35 ans assorties de taux fixes ou révisables et d’une éventuelle trésorerie complémentaire. Les banques qui sont spécialisées dans ce domaine ne sont pas très connues du grand public parce qu’elles n’ont pas d’agences. C’est pour cette raison qu’elles ne demandent pas d’ouverture de compte ou de domiciliation de revenus. Elles s’appellent Sygma-Banque, Ge Money Bank, BNP Investimmo ou encore CGI. Elles sont toutes la propriété de grands groupes.

Leur particularité réside dans le fait qu’elles travaillent essentiellement avec des courtiers spécialisés en rachat de crédit. La plupart d’entre aux proposent des offres en ligne auxquelles vous pouvez accéder en faisant des simulations de rachat de crédit en ligne qui vous donneront des informations efficaces sur votre taux d’endettement, les taux du rachat de crédit ou encore les nouvelles mensualités proposées. Foncez et faites un essai. Le regroupement de crédit peut s’avérer salvateur…

La Société Générale respire l’air africain…

3 décembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Sans doute, le prix fraichement acquis par la BNP donne-t-il des idées à d’autres grandes banques d’affaire française ! En effet, la BNP vient d’obtenir le prix de “banque de l’année” par le magazine de la banque britannique “the banker” pour son modèle de banque universelle, ce qui implique à la fois les développements stratégiques, mais aussi géographiques du géant financier. Et la BNP s’est effectivement intéressée l’année passée à des pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

L’idée doit en tout cas faire des émules, car la Société Générale est en train de développer une stratégie géo-localisée vers l’Afrique. Est-ce par souci de trouver de nouveaux marchés ou bien d’attirer de nouveaux clients qui sont d’origine africaine et résident pour l’heure en France ? Dans tous les cas, les agences régionales de l’enseigne organisent pour l’heure des Journées spéciales dont l’Afrique subsaharienne fait partie intégrante. La marque a même embauché pour la cause des conseillers internationaux qui se tiennent à la disposition des clients afin de répondre à leurs questions.

Le package proposé par la Société Générale comprend l’ouverture de compte en Afrique subsaharienne assortie de la gratuité des frais, l’envoi d’argent par le vecteur de l’i-transfert, l’achat d’un bien immobilier en Afrique ainsi que l’assistance rapatriement. La banque possède en tout une dizaine de filiales en Afrique subsaharienne qui sont aisément accessibles pour toutes ces opérations. Oyez, la Société Générale aimerait bien un prix…

L’Euribor 1 an sous la barre des 4 %…

27 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Après avoir connu une hausse moyenne oscillant entre 1.3 et 1.4 % à la mi-séance, il semblerait que le CAC 40 termine la journée plutôt dans le vert avec une augmentation de + 2.5 % à 2 345 points. L’indice parisien est d’une part dans le sillage d’un Wall Street certes ralenti par Thanksgiving, mais plutôt au beau fixe et  d’autre part soutenu par les belles progressions des valeurs des constructeurs du bâtiment, du luxe et des financières. BNP Paribas, Société Générale et Dexia ont connu une très belle hausse de leur titre.

La journée pourrait donc se clôturer sur une note positive qui cultive pourtant un curieux paradoxe avec une confiance des marchés européens qui est au plus bas. On peut supposer que les investisseurs placent leurs espoirs dans la performance et l’efficacité des plans de relance nationaux et européen. Par ailleurs, les milieux financiers sont anonymes et souhaitent que la BCE fasse un geste, à savoir une très prochaine baisse de 0.25 ou 0.5 points des principaux taux directeurs afin de détendre encore les conditions de crédits.

Ces derniers s’orientent manifestement dans cette voie puisque l’Euribor 1 an vient de passer sous la barre des 4 % à 3.978 %. Du côté du baril de brut, le pétrole oscille autour des 55 $ !

Le CAC 40 sur la ligne des 3 000 points.

24 novembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Après avoir ouvert en hausse ce matin à + 2.71 % dans le sillage de la bonne clôture de Wall Street en fin de semaine passée, le CAC 40 conforte pour l’heure sa hausse à + 4.13 % et cote précisément 3000.23 points. Le bon comportement de l’indice est la conséquence des bonnes nouvelles issues d’Amérique où Tim Gheitner a été nommé successeur de Paul Paulson au poste de Secrétaire d’Etat au Trésor.

Les marchés ont bien réagi face à cette annonce ainsi qu’à celle relative au sauvetage de Citigroup. Dans l’Hexagone, le Palais Bourbon profite par ailleurs à la forte recommandation du titre Sanofi-Aventis qui a le vent en poupe et progresse de 9.45 %. Nicox est de son côté la plus forte hausse de la journée avec pour le moment un titre qui prend plus de 20 %…Total passe également une bonne journée avec une progression de l’ordre de 6.5 %. Ce sont les valeurs bancaires qui souffrent avec des actions BNP et Société Générale qui perdent aux alentours de 4.5 % : les marchés se demandent en effet quelles sera la prochaine banque américaine qui nécessitera un plan de sauvetage.

La baisse de la TVA en Angleterre et le souhait de son premier ministre Gordon Brown d’élargir le concept à ses partenaires européens fait d’ores et déjà l’objet de réactions dont celle de la Chancelière allemande. Angela Merkel émet les plus grandes réserves quant à l’efficacité de ce levier…

On notera enfin le net rebond des cours du pétrole qui remonte à 52 $ le baril de brut.

Quel est le Plan Paulson européen ?

27 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

L’actualité financière de ces dernières semaines a été en grande partie animée par les annonces des grandes instances internationales de venir en aide aux banques en difficulté et ce faisant de réactiver l’injection du crédit dans les marchés afin d’alimenter l’économie réelle.

Sur le vieux continent comme outre-Atlantique, l’idée est à peu de chose près la même sur le fond, mais sur la forme, il y a des différences considérables entre l’application du Plan Paulson aux Etats-Unis et le plan de sauvetage européen et notamment dans l’Hexagone.

Chez l’Oncle Sam, il s’agit bel et bien d’un rachat massif des créances douteuses, appelées désormais « crédits toxiques » par le Trésor américain afin d’éradiquer des bilans des banques les chiffres relatifs aux fameux subprimes. C’est un véritable plan de sauvetage à l’inverse de ce qui va être mis en place en France. Comme on pouvait le lire dans le Monde, il s’agit d’ « un plan de soutien, pas d’un plan de sauvetage ». C’est là qu’est toute la différence !

Christine Lagarde a en effet annoncé que l’Etat français va prêter de l’argent aux banques qui le demandent. Donnant-donnant : l’Etat se montre satisfait, car il va prêter de l’argent à un taux intéressant, 8 %… Il va récupérer des fonds à terme et permettre aux réseaux financiers de bénéficier à nouveau de crédits, car les banques se sont engagées à augmenter leurs stocks de crédits aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4 %. Ainsi tout le monde est content :d’un côté, l’Etat ne recapitalise pas les banques et n’en redevient donc pas actionnaire, évite l’assèchement du crédit indispensable au bon fonctionnement de notre économie et de l’autre côté, les banques ne voient pas l’Etat interférer à nouveau dans leur fonctionnement interne, mais trouvent une solution pour se refinancer. Certes, l’argent est cher, mais au moins, il y en a de nouveau…

Le fait que banques et Etat aient trouvé un terrain d’entente sur l’autonomie des banques est fondamental. Georges Pauget, le président de la Fédération bancaire française et du Crédit Agricole soulignait que « Nous avions posé nos conditions, et parmi celles-ci, que l’Etat ne nous apporte pas de vrai capital. Nous ne voulions pas d’un Etat avec des pouvoirs dans la gestion de nos établissements ». Le message est clair et permettra aux six plus grandes banques françaises d’obtenir 10.5 milliards d’€uros répartis entre elles au prorata de leur bilan respectif. Ainsi le Crédit Agricole va-t-il emprunter 3 milliards, la BNP 2.55, la Société Générale 1.7, le Credit Mutuel 1.2, la Caisse d’Epargne 1.1 et enfin les Banques Populaires 950 millions d’€uros. Précisons qu’indirectement Natixis fera partie du lot en sa qualité d’établissement commun à 66 % de la Caisse d’Epargne et des Banques Populaires.

Les Américains vont donc connaître une nette augmentation de leur dette publique qui va être augmentée de quelques 6 % avec le Plan Paulson, tandis que le Gouvernement français aura évité ce phénomène par ce type de stratagème. Pour autant, même s’il s’agit d’un prêt, les caisses de l’Etat se sont encore un peu plus vidées… Prudence !

Les plans de relances financières se concrétisent

21 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

L’heure est à la mise en œuvre des mesures pratiques décidées par l’Union d’un côté et par le Trésor américain de l’autre.

A savoir l’injection de 163 milliards destinée à la reprise d’une première salve de créances douteuses chez l’Oncle Sam et d’une mise à disposition de 10.5 milliards d’€uros aux 6 plus grandes banques françaises. Le Crédit Agricole va recevoir 3 milliards, la BNP 2.5 milliards et la Société Générale 1.7 milliards à titre d’exemples. En contre partie, les banques s’engagent à faire des efforts et des concessions sur certaines rémunérations et notamment celles des dirigeants…

C’est en tout cas dans ce contexte que la Bourse de Paris semble bien partie ce matin en pointant à 3 500 points, donc en hausse d’environ 2 %. Cette tendance positive s’inscrit dans le sillage des valeurs bancaires qui profitent de l’annonce du gouvernement de les soutenir afin que ces dernières puissent à nouveau alimenter les circuits du crédit nécessaire aux entreprises. Ainsi, Société Générale, BNP et Crédit Agricole voient leur titre s’envoler entre 8 et 10 %. Le CAC en profite en étant parallèlement tiré vers le haut par le pétrolier TOTAL qui voit d’un bon œil la remontée du baril de brut à 75 $.

L’Euribor 1 an poursuit sa baisse, ce qui devrait favoriser l’échange entre banques qui devrait reprendre consécutivement aux mesures gouvernementales. De son côté, le dollar continue à se ressaisir avec une parité qui s’établit à 1.32 billets verts pour une unité européenne… Voilà qui est de bonne augure pour les échanges commerciaux internationaux qui devraient bénéficier de l’assouplissement du rapport entre les deux monnaies.

Les tarifs des banques

19 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Dans un contexte économique tendu et même morose, les acteurs bancaires tentent par tous les moyens de limiter la « casse » en facturant divers services.

Le système n’est pas nouveau et d’aucuns pourraient penser qu’à la suite de leurs déboires les organismes financiers augmenteraient leurs tarifs : c’est à la fois vrai et faux. Faux, parce que sous la pression de la concurrence et des associations de défense des consommateurs, les prix des prestations bancaires ont semble-t-il diminué d’environ 3 % depuis 1 an. Mais c’est aussi paradoxalement vrai, car les tarifs en question revêtent désormais des apparences parfois difficiles à déceler… Chez une banque tout est calculé et ce qu’elle semble donner d’une main peut être plus ou moins repris de l’autre !

Certains affirment même que quelques organismes bancaires vont parfois trop loin à l’instar de Jean-Jacques Defaix, président de l’association d’aide contre les abus bancaires qui précise que « De plus en plus d’établissements cherchent à gagner de l’argent sur le dos de ses clients…. »

Sans donner foi à ce type d’arguments, le contexte est donc quelque peu conflictuel et les conflits d’intérêt foisonnent. Il faut dire que l’évolution du marché bancaire a été fortement conditionnée par le formidable essor d’internet créant des phénomènes de nouvelles facturations ou d’économies par le biais des services en ligne.

Ce sont précisément ces services qui font considérablement varier le coût des prestations d’une banque à l’autre. Les banques en ligne ont par exemple un accès à leur site qui est gratuit, ce qui n’est pas le cas de nombreuses banques de détail. La banque en ligne Boursorama, filiale de la Société générale, propose par exemple un compte courant dont le coût annuel incluant l’accès internet est de 11 €uros/an. A la Banque Populaire PACA, les mêmes services sont facturés 160 €uros/an… De gros écarts donc : Barclay’s facture la gestion d’un compte 40 €uros/an sans y avoir inclus l’abonnement internet. C’est la plus chère dans le domaine. A l’inverse, tout prélèvement automatique est gratuit chez cette dernière alors qu’au Crédit Mutuel du Centre, ce dernier est facturé 12 €uros par opération et même 15 €uros à la Banque Populaire d’Auvergne !

Ecarts encore et toujours dans le montant des cartes bancaires : chez Boursorama, cette dernière est gratuite alors qu’elle sera facturée 130 €uros à la BNP pour une carte visa et 60 €uros à la Banque Populaire d’Auvergne…

Tous ces exemples montrent de fortes disparités entre les prêteurs. Pour autant, les « fossés » les plus importants résident dans les « packages » bancaires. C’est produits tout-en-un qui incluent plusieurs services. La BNP a par exemple un contrat « Esprit Libre » qui comprend la carte, la livraison des chèques, l’autorisation de découverts ainsi que l’assurance perte de chéquiers ou de cartes. Il faut savoir que tous les services ne sont pas inclus dans cette facturation mensuelle qui pour une dizaine d’€uros ne comprend pas les prélèvements gratuits ou l’accès au site internet de la banque. C’est sans doute pour ces raisons notamment qu’une récente étude menée par le mensuel Capital a révélé que « Le paiement des services à l’unité est moins cher dans 80 % des cas ». Cela laisse songeur… Notons que seuls le CIC et la Barclay’s échappent à cette règle.

Une guerre est donc engagée entre les banques et leurs armes passent par les tarifs dont il faut bien prendre connaissance !

Les organismes du rachat de crédits

14 octobre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Dans l’absolu, toute banque est aujourd’hui capable de réaliser une opération de rachat de crédits. D’ailleurs, cette option ne date pas d’hier puisque la plupart des restructurations financières étaient en réalité opérées par des banques de dépôt avant les années 2 000.

Rappelons qu’avant cette date seule deux acteurs intervenaient sur ce marché dans l’Hexagone : La Royal Saint George Banque ainsi que le Crédit Foncier et Communal d’Alsace et de Lorraine (CFCAL).

Tout a changé au début du nouveau millénaire avec l’ouverture de nouvelles perspectives exploitées à la fois par des sociétés de courtage d’envergure et la collaboration de ces dernières avec de nouveaux groupes bancaires. Ainsi des enseignes comme GE Money Banque ou encore Abbey National firent leur apparition sur le territoire en intervenant sur ce marché qui du coup prit un essor bien plus considérable ! Ce marché continua sa croissance relativement exponentielle avec des opérations de rachats de certaines enseignes par d’autres marques, Abbey fut par exemple rachetée par la BNP et la Royal Saint George Banque passa sous la férule de Ge. Le nombre de courtiers se démultiplia par ailleurs ainsi que leurs chiffres. Jusqu’au milieu de l’année 2007, ce marché était encore discret et entre les mains des banques spécialisées alimentées par la filière du courtage et plus particulièrement du courtage en ligne explosant avec l’essor du web.

Les choses changèrent à partir de la fin 2007 avec des opérations d’envergure décidées par les banques. Ces dernières sentant le vent tourner avec les turbulences annoncées par les subprimes d’outre-Atlantique et surtout la stagnation du marché du crédit à la consommation décidèrent de mettre des moyens de plus grande envergure sur ce marché. Ces derniers se déclinèrent sous deux formes : proposer par le biais de l’agence de détail des prêts de restructurations et commercialiser ces mêmes produits par les canaux de leurs filiales jusqu’alors spécialisées dans la stricte distribution des crédits à la consommation.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, il existe un nombre important d’organismes spécialisés dans la commercialisation des rachats de crédits.

En premier lieu, les banques spécialisées qui ne vivent pas du dépôt de leurs clients : ces dernières s’appellent Ge Money Banque, BNP Investimmo, CGI, Sygma Banque, etc. Elles travaillent en étroite collaboration avec les courtiers qui proposent leurs produits sur le terrain et essentiellement par la toile ! Le gros avantage pour le prospect est le choix des organismes en rachat de credit proposés par le courtier qui leur permet d’opter pour l’articulation qui se rapproche le plus de leur projet originel !
Ensuite, on trouve toute la panoplie des distributeurs de prêts à la consommation qui proposent donc désormais du rachat de crédit : de Sofinco à Cetelem en passant par Finaref pour terminer par Monabanq et bien d’autres… Leurs produits sont souvent limités à des rachats de crédits sous forme de prêts personnels qui ont des durées de vie maximales de 8 ans, ce qui s’avère souvent insuffisant pour générer un gain de pouvoir d’achat conséquent !

Enfin, vous trouverez dans vos recherches les banques de dépôt quelles qu’elles soient qui vous proposeront leur produit à elle ! Vous serez d’une part limité dans votre choix, car il n’y a pas au sein d’une même banque un nombre important de produits différenciés dans une même gamme (conso, hypo, etc…) et d’autre part, vous n’êtes pas certain que la banque acceptera de vous financer en rachetant ses propres encours : si le nouveau taux est plus bas que l’ancien, elle refusera très certainement de perdre de l’argent.

Faites votre choix !


Liens externes

La pertinence des banques françaises !

26 septembre 2008 par E. Baab · Leave a Comment 

Lorsqu’on s’intéresse aux possibilités existantes en rachat de crédits, on est dans l’obligation d’observer avec attention la bonne santé des banques spécialisées dans le domaine et encore plus celle de leurs maisons-mères qui ne sont autres que les grandes enseignes connues de tous !

En la matière, Le mensuel Le Revenu vient de réaliser une étude remarquable sur le sujet intitulée « Banques : les meilleures et les autres ». Dans ce dossier détaillé et exhaustif, on constate qu’on ne retrouve pas nécessairement celles que l’on serait en droit d’attendre, car même si « La baisse des taux dans la zone euro n’est pas pour demain » pour citer Jean-Claude Trichet, le gouverneur de la BCE, certains écarts restent conséquents tant sur les taux que sur les différents services octroyés par ces grandes institutions bancaires.

Ainsi, les trois plus grandes banques d’affaire, le Crédit Agricole, la Société Générale et la BNP n’arrivent pas en tête du classement établi par le magazine. Et c’est avec un certain étonnement qu’on voit poindre en première place La Banque Postale qui cumule les bonnes performances sur les six critères retenus pour cette étude à savoir la qualité des services, les assurances-vie, l’accès aux comptes, les taux de l’immobilier, la bourse et autres sicav ainsi que les innovations.

La Banque Postale est assez mal connue, car souvent confondue avec les services postaux traditionnels. Pour autant, il est vrai que l’organisme bancaire a récupéré les clients de la Poste qui avaient au préalable une épargne quelconque, c’est-à-dire 1 Français sur 6 puisque le fichier clients se monte à 11 000 000 d’individus qui sont suivis par 7 585 conseillers particuliers et 721 conseillers professionnels pour ce qui est du ressort patrimonial. Le succès de l’enseigne réside a priori dans la proximité comme l’évoque Marie Cheval, directrice marketing de la banque postale :

« Simples et accessibles, nos contrats d’assurance-vie répondent aux besoins de tous nos clients. Vivaccio les accompagne ainsi à chaque étape de leur vie. Ascendo, notre contrat haut de gamme s’adresse plutôt à notre clientèle patrimoniale ».

En seconde position, on notera la bonne tenue du Crédit Mutuel de Bretagne qui s’approche dans ses performances de LBP, notamment dans la qualité des relations commerciales entretenues avec les clients, la facilité de gestion des comptes, mais aussi les taux que la marque propose en acquisition immobilière. A titre d’exemple, sur 15 ans, des emprunteurs peuvent encore espérer un beau 4.73 % fixe pour un tel crédit : attrayant compte-tenu de la remontée des taux !

La Société Générale décroche la médaille de bronze avec de très belles possibilités en matière d’innovations, notamment la navigation sur la toile en intranet et l’excellente gestion des comptes courants de ses clients.

Côté service en ligne, la palme revient à Monabanq ! Cette filiale méconnue de Cetelem et des Trois Suisses cultive d’étonnants produits parmi lesquels des coffres forts électronique, des livrets à taux progressif dans le temps et d’autre novations à ne pas rater. L’enseigne se positionne aussi dans le secteur du rachat de crédits avec des produits encore mal connus.

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