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Baisse du secteur bancaire

dans Finance/News

C’est une nouvelle fois dans une ambiance économique bien morose que la place financière parisienne ouvre ses portes ce matin en affichant une baisse de -1 .14 % pour l’heure à 2 891 points. Cette tendance s’inscrit dans la baisse cette nuit de Tokyo qui clôture sous les 8 000 points et de celle de Wall Street hier soir qui malgré la cérémonie d’investiture de Barack Obama n’aura pas terminé dans le vert. Il parait qu’il s’agit là d’une habitude des marchés qui lancent traditionnellement ainsi un signal au nouveau Président américain lors de chaque élection…

Pour autant, l’actualité économique internationale est une nouvelle fois animée par les secteurs bancaire et industriel qui ne parviennent pas à se redresser durablement. Sur un plan macro-économique, le secteur industriel accuse sérieusement le coup en ce début d’année, car le recul des productions industrielles au Japon et aux Etats-Unis de respectivement 16 % et 7.8 % traduisent un processus de réajustement des stocks qui ont aujourd’hui des conséquences directes sur l’emploi et la consommation. Rajouter à cela une nouvelle vague de recapitalisation bancaire faisant entrer de plus en plus l’Etat dans le capital des banques et vous obtenez des pays dont l’endettement est encore plus lourd, ce qui ne fait qu’amplifier la crise. A noter que pour paraitre enfant sage, les actionnaires de Citigroup renoncent à leurs dividendes cette année en contre-partie de l’aide de l’Etat.

La grande inquiétude face à cette nouvelle vague de crise bancaire existe aussi en France et même si nos banques continuent à être globalement moins exposées à de nouvelles pertes et dépréciations, elles subissent malgré tout les conséquences d’un sytème bancaire mondial mal en point à l’instar de la BNP ou de Dexia dont les titres sont logiquement en nette baisse ce matin. La réunion à l’Elysée hier des 6 plus grandes banques françaises qui vont donc bénéficier d’une aide de l’Etat à hauteur de 10 milliards d’€uros ne fera donc pas de miracles, à l’exception peut-être de la Société Générale qui anticipe d’ailleurs les choses en mettant en avant son ratio de solvabilité et ses bénéfices (9 % et 2 milliards d’€) pour 2008 précocément afin de montrer au marché que la banque se porte bien. Ce dernier salue d’ailleurs l’initiative et notamment en raison de l’éventuelle alliance que pourraient conclure Société Générale et Crédit Agricole dans le domaine de la gestion d’actifs…

Enfin, dans le domaine de l’automobile, il y aura donc bien un plan de soutien dont l’enveloppe n’est pas encore définitivement fixée, mais devrait osciller autour de 5 à 6 milliards d’€uros, ce qui ne semble pas satisfaire Peugeot PSA qui considère que ce seul groupe aurait besoin de cette somme…

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