Les bourses retrouvent leurs niveaux d’avant le conflit ukrainien

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Bourse de Wall Street
Bourse de Wall Street, New York - ©HarpsandFlowers, CC0 Creative Commons

L’Ukraine et la Russie ont repris les discussions lors de leur première rencontre en Turquie en deux semaines, ravivant les espoirs d’une résolution diplomatique de la guerre. Le CAC 40 est reparti de l’avant mardi, retrouvant des niveaux observés à la veille de l’invasion russe.

Un contexte géopolitique qui s’améliore, mais l’inflation persiste

Les actions européennes ont terminé en hausse, avec un regain d’optimisme suite aux progrès des pourparlers entre l’Ukraine et la Russie, laissant espérer une désescalade du conflit. Menée par les valeurs de luxe, la Bourse de Paris a augmenté de 3,08% à 6 792,16. Francfort a augmenté de 2,79 %, Milan de 2,41 % et l’indice de référence européen Euro Stoxx 50 a augmenté de 2,96 %. Londres est en hausse de 0,86%, tirée vers le bas par le secteur des matières premières.

Les délégations russe et ukrainienne ont repris mardi les pourparlers en tête-à-tête à Istanbul après trois semaines de pourparlers à distance. Les agences de presse russes ont cité le vice-ministre de la Défense Alexandre Fomine disant que la Russie avait décidé de réduire considérablement ses activités militaires à Kiev et autour de la ville de Tchernihiv. La rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Vladimir Zelinsky après la conclusion d’un accord préalable, selon l’agence de presse Interfax citant le négociateur en chef russe Vladimir Medinsky, serait “possible”.

La perspective d’une désescalade du conflit s’est reflétée sur le marché pétrolier, dont les deux contrats de référence ont baissé de plus de 5% sur la journée, tandis que les restrictions en Chine ont pesé sur la demande.

Malgré “l’inflation galopante, la normalisation de la politique monétaire des banques centrales, les guerres en Europe”, Andrea Tuéni a rappelé “l’optimisme” du marché, craignant un possible “rebond” et surveillant l’évolution des taux d’intérêt obligataires. L’écart inhabituellement étroit entre les taux américains de 2 ans et de 10 ans indique un risque d’inflation élevée à court terme, ainsi qu’un ralentissement de la croissance économique.

Les valeurs en Bourse

Dans ce contexte, les groupes considérés comme ayant le plus d’influence sur la Russie ont été les plus gros gagnants de la journée, avec Renault en hausse de 5,25% vers 12 h 40 et Société Générale en hausse de 4,7%. Le secteur automobile et la banque ont été les plus recherchés : Stellantis progresse également de 4,6%, Faurecia de 7,6% et Valeo de 7,5%. Côté bancaire, BNP Paribas (+3,7%) et Crédit Agricole (+2,9%) ont emboîté le pas à Société Générale dans le sillage de la remontée des taux obligataires, facteur favorable à la rentabilité de l’activité de crédit.

Le luxe n’est pas non plus en reste avec Hermès en hausse de 4,9%, LVMH en hausse de 4,2% et L’Oréal en hausse de 4%.

A l’inverse, les valeurs défensives se sont désintéressées aux yeux des opérateurs, Thales cédant près de 3% et Sanofi 0,9% malgré des pics de vente plus élevés attendus pour son nouveau best-seller Dupixent : le laboratoire atteint un chiffre d’affaires annuel avec cet anti-inflammatoire de 13 milliards d’euros. .

De son côté, la Bourse de New York a clôturé en hausse mardi, saluant les progrès diplomatiques de l’Ukraine, mais avec moins d’enthousiasme que les marchés européens. Le Dow a augmenté de 0,97%, son dixième gain en 12 séances. Le Nasdaq, riche en technologies, a gagné 1,84% et le S&P 500 au sens large a gagné 1,23%

Sans surprise, la journée a bénéficié à des valeurs de croissance comme le constructeur de voitures électriques Rivian (+17,18%), le spécialiste des vélos d’appartement connectés Peloton (+10,05%) ou Uber (+6,96%).

La plateforme de courtage Robinhood a même décollé (+24,20% à 15,91 $) après avoir annoncé qu’elle ajouterait quatre heures à la séance de trading quotidienne entre 7 h 00 et 20 h 00, dans le but de permettre à terme un trading continu.

Tous les géants de la capitalisation boursière du Nasdaq ont clôturé dans le vert, menés par Apple (en hausse de 1,91 % à 178,96 $), le 11e gain consécutif de l’entreprise et maintenant à un pas d’une valorisation de 3 000 milliards de dollars (2 921), le seuil déjà atteint début janvier.

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