Cac 40 : Quel début d’année ! Cela peut-il durer ?

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cac 40 2023

La Bourse de Paris s’apprête à ouvrir avec hésitation aujourd’hui après que les indicateurs chinois aient été certes meilleurs que prévu mais aient reflété un net ralentissement de la croissance l’an dernier.

L’année 2023 démarre sur les chapeaux de roue

En sortie de 2022, la première semaine de 2023 a vu les actions européennes démarrer sur les chapeaux de roue avec, en une semaine seulement, une hausse égale aux prévisions qui était établie pour l’année.

Le CAC 40 a connu sa meilleure reprise en 1 semaine depuis 2020. Cette forte reprise a permis à l’ensemble du continent européen de profiter d’une hausse convaincante.

Même si ce début d’année redonne espoir et enthousiasme aux investisseurs, la suite de 2023 n’est pas écrite à l’encre indélébile. Certes, les taux se sont détendus de manière inattendue, avec des rendements du Bund allemand à 2,21 %, 36 points de base en dessous de fin 2022, et des rendements de l’OAT française à 2,27 % (-40 points de base), mais l’avenir du marché des actions reste très incertain.

Toutefois, les actions américaines semblent s’essouffler face aux actions européennes qui bouleversent les repères des indices boursiers mondiaux de ces 15 dernières années.

Avec un CAC en hausse de 20,9 % depuis septembre, contre un gain de 9 % pour le S&P 500, les stratégies financières mondiales semblent s’inverser en faveur des actions européennes.

Résultats annuels et réunion de la BoJ

A la Bourse de Paris, le CAC 40 attend une reprise des marchés américains après le long week-end et les commentaires de la réunion de la Banque du Japon jusqu’à mercredi. Le CAC 40 a affiché lundi son quatrième gain consécutif en fermeture (+0,28%).

Les actions ont clôturé dans le vert la semaine dernière, portées par la baisse de l’inflation, les anticipations d’une politique monétaire moins restrictive que l’an dernier et un environnement économique moins morose que prévu.

Les marchés européens ont surperformé les indices américains depuis le début de l’année.

La publication des résultats annuels va reprendre son cours, en particulier avec Morgan Stanley et Goldman Sachs qui devraient être annoncés avant l’ouverture de Wall Street.

L’attention des investisseurs se portera notamment sur la poursuite de la publication des résultats des entreprises américaines et le Livre beige américain”, une enquête réalisée auprès d’entreprises américaines, qui “devrait nous donner une indication cruciale sur la prochaine réunion de la banque centrale américaine”, du 31 janvier au 1er février, indique John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud.

Mais “La réunion de la Banque du Japon (BoJ) est le principal événement de marché de la semaine” et pourrait “entraîner une forte volatilité sur les marchés asiatiques mercredi” d’ici la fin de la réunion, a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank. la Banque.

Quelles perspectives économiques pour la Chine ?

La Chine, pour sa part, a annoncé mardi que son économie avait connu une croissance de 3% en 2022, l’un des taux de croissance les plus faibles depuis 40 ans, alors que les restrictions sanitaires et une crise du logement ont frappé l’activité économique. Pékin s’était fixé un objectif de 5,5%.

Ce ralentissement de la croissance chinoise n’est certes pas une surprise, mais il pèse sur les marchés financiers asiatiques et devrait faire hésiter l’Europe lors de l’ouverture des marchés, alors même que les attentes de reprise de la deuxième économie mondiale restent élevées.

Goldman Sachs et UBS sont les plus optimistes quant aux perspectives pour la Chine, car une reprise de l’activité économique devrait libérer l’excédent d’épargne accumulé pendant le confinement et apaiser les craintes d’une récession mondiale alors que les banques centrales continuent de resserrer leur politique monétaire.

Les performances commerciales convaincantes des entreprises en 2022 permettent au CAC 40 de faire face aux perspectives de récession. Après avoir fait face à la hausse des coûts liée au conflit en Ukraine, les entreprises devront faire face à une baisse de la demande en 2023, prévoit le FMI (Fonds monétaire international) pour près d’un tiers des secteurs économiques mondiaux dans les mois à venir.

Sans écarter la possibilité de deux trimestres consécutifs de contraction du marché, le FMI s’est montré optimiste et compte sur le marché du travail pour éviter une récession.

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