Crédit encore trop rare pour Bercy !

dans Finance/News

Le crédit est encore trop rare pour Bercy ! Au goût du gouvernement, la relance tant espérée du crédit sous ses différentes formes et surtout immobilière n’est malheureusement pas au rendez-vous à la rentrée. On pensait pourtant qu’à la suite de l’entrevue entre les principaux banquiers français et Nicolas Sarkozy le 18 août dernier à l’Elysée, les banques ouvriraient les vannes du crédit. Les récentes réactions du gouvernement et de Christine lagarde en particulier laissent penser que le robinet n’est pas encore assez ouvert pour le gouvernement…

3 % à 4 % de progression des encours de crédit aux ménages et aux PME, voilà ce qui était prévu dans le cadre du plan de relance ficelé il y a quelque mois par les autorités françaises et les banques, moyennant quoi, ces dernières pouvaient bénéficier de l’aide publique de l’état. Manifestement, on n’y est pas…On en veut pour preuve que le seul crédit immobilier fait l’objet d’une production de quelque 90 milliards d’€uros sur une année glissante quand ce montant, certes record, s’établissait à 156 milliards en 2006 ! Du côté du crédit à la consommation, pourtant tant critiqué, les chiffres ne sont pas mieux : la baisse de production avoisinerait les 25 %.

A qui la faute ? Même si l’Etat maintient sa pression sur les banques, ces dernières sont-elles vraiment responsables de la baisse de production du crédit dans l’hexagone. Question bien délicate…On sait que Oséo prête aux entreprises et que le principe de la médiation du crédit, dirigée par René Ricol, fonctionne plutôt bien. C’est sans doute du côté du crédit aux ménages que le bât blesse beaucoup plus…Et dans ce domaine, les banques ont certes resserré les boulons depuis un an, mais le consommateur joue aussi un rôle indéniable : anxieux devant l’avenir incertain, il ne veut plus emprunter ou beaucoup moins. Par ailleurs, la situation professionnelle de nombreux emprunteurs potentiels s’est elle aussi dégradée : certains ont perdu leur emploi avec la montée du chômage tandis que d’autres ont perdu du pouvoir d’achat avec une baisse de revenus générée par la crise (les salariés bénéficiant d’une rémunération variable notamment).

On pourra créer toute sorte d’artifices tels que doublement du prêt à taux zéro ou l’accession facilitée au prêt social, si l’emprunteur n’est pas solvable, les banques ne pourront pas prêter, ne serait-ce que par respect des normes bancaires fondamentales. Les Américains savent ce qui se passent quand on prête au-delà d’un certain taux d’endettement…Le point crucial réside plus que jamais dans la solvabilité des ménages, tout le reste n’est que chimères…

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