Où en sont les crédits immobiliers en France ?

Depuis l’effet domino engendré par la crise des subprimes qui nous est venue d’outre-Atlantique, médias et économistes n’ont de cesse de souligner que ce n’est surtout pas le moment de contracter un emprunt immobilier…

Il y a pourtant des Français qui désirent à l’heure actuelle acheter ou vendre un bien, quoi de plus naturel ?

D’aucuns auraient presque la désagréable impression que les banques n’ont pas seulement resserré leurs critères d’attribution pour des motifs de refinancements financiers sur le marché monétaire, mais consécutivement au matraquage médiatique qui gravite autour… En rachat de crédits par exemple, certaines banques spécialisées ont clamé haut et fort à leurs partenaires qu’elles n’avaient pas de soucis de liquidités et que l’argent était là. Seulement voilà, les crises financières engendrent des crises de confiance souvent excessives dont le résultat est une passivité qui rend toute opération impossible… Dommage, car bien des opérations restent possibles et il convient de ne pas noircir le tableau à outrance.

La crise actuelle aurait-elle été aussi grave ou aurait-elle même eu lieu si les informations n’avaient été véhiculées aussi rapidement ? Toujours est-il que les conséquences de ces divers facteurs sont là et bien là figeant l’activité financière en général et bancaire en particulier.

Il n’y a encore pas si longtemps, on pouvait lire dans un article du mensuel Capital que :

De plus en plus d’établissements majorent les taux des clients qui ne souscrivent pas d’autres produits.

Cette assertion de M. Jacquot, juriste à l’AFUB, démontre combien la méfiance s’est immiscée dans l’appréciation du risque des banques. Cette remarque insiste sur le fait que les organismes bancaires souhaitent diluer le risque, soit en ayant un taux plus cher leur permettant de gagner de l’argent à très moyen terme, soit en diversifiant les supports financiers dont le résultat escompté doit être le même…

Pourtant, certains clients ont de bons profils et même ceux-là ne sont plus en odeur de sainteté. Si ces restrictions touchent le crédit immobilier traditionnel, que dire des prêts-relais ? Geoffroy Bragadir, le patron du courtier Empruntis, évoquait récemment que « Le seuil des prêts-relais est aujourd’hui de 60 % au lieu des 80 % d’il y a un an. De plus, l’octroi du prêt relais est aujourd’hui subordonné à trois expertises ! ». Précisons qu’il y a encore peu, une seule expertise suffisait amplement surtout si cette dernière émanait d’une étude notariale.

Les temps de la manne immobilière sous toutes ses coutures semblent donc avoir bien changé, à croire que

…les banques proposent des taux afin de dissuader les clients de souscrire à un prêt immobilier

précisait une journaliste. Et il faut malheureusement reconnaitre que la désormais très médiatique Caisse d’Epargne propose du 5.47 % en fixe, Axa-Banque 5.65 % ou encore Barclay’s 5.6 %. On est donc bien loin des 3 % à peine que l’on pouvait trouver sur des durées courtes certes il y a encore 2 ans !

Pour autant, en période de crise, il y a toujours des gagnants et des perdants. Certains arrivent toujours à tirer leur épingle du jeu et à transformer à leur avantage ce qui ne semble pas gagner d’emblée : c’est le cas de banques telles que le CIC ou certaines Banques Populaires qui cassent les prix afin de faire quelques bonnes affaires…

La palme revient peut-être aux banques en ligne dont on parle beaucoup actuellement. Boursorama par exemple est encore capable de proposer un 4.8 % fixe sur 20 ans.

Les crédits immobiliers sous toutes leurs formes souffrent beaucoup aujourd’hui à la fois par l’absence d’offres, mais aussi de demandes. Malgré tout, si vous cherchez bien, vous trouverez : à bon entendeur, salut !

Default thumbnail
Précédent

Il y a du fond souverain dans l'air !

Default thumbnail
Suivant

L'€uro cote 1.26 $

Derniers articles de Rachat de crédit

ultricies suscipit pulvinar quis, elementum Sed felis eget libero. mattis