Déduction d’intérêts d’emprunt d’un logement locatif : comment ça marche ?

dans Questions

Je voudrais investir pour ma retraite dans un appartement à titre locatif pour ma retraite. Le banquier m’a assuré avant l’été que le taux d’intéret n’était pas important car on pouvait le déduire de nos charges de propriété et donc minorer notre impot sur ce revenu. Est-ce toujours vrai de ce fait ?

Ce que votre banquier vous a expliqué est vrai en grande partie. La déduction des intérêts d’emprunt d’un logement locatif se fait de la manière suivante : sur la déclaration de revenus fonciers Cerfa 2044, on fait apparaitre dans la première colonne d’un tableau, le montant des loyers bruts annuels encaissés. Les autres colonnes de ce même tableau sont relatives aux diverses charges imputables aux revenus fonciers constitués par les loyers bruts, à savoir certaines charges de fonctionnement ainsi que les intérêts d’emprunt du prêt destiné à financer le logement concerné. C’est ainsi que l’on constitue un « déficit foncier » qui permet comme vous l’a dit votre banquier « de minorer l’impôt sur le revenu ».

Au début d’un prêt amortissable, on paie plus d’intérêt et l’on peut donc déduire plus de ses revenus fonciers, mais plus on avance, plus la part d’intérêt baisse et moins l’on défiscalise. C’est dans ce sens que votre banquier vous a dit que le taux d’intérêt était de moindre importance. Pour autant, il ne faut pas oublier que c’est aussi son intérêt, car il vous « vend » l’argent plus cher. Le coût de votre crédit sera donc supérieur, même si vous déduirez plus. Essayez tout de même de ne pas trop vous éloigner des taux pratiqués actuellement, c’est à dire, entre 3.5 % et 3.9 % en fixe sur des durées allant de 12 ans à 20 ans.

Si vous posiez cette question en raison de la réforme du crédit d’impôt sur la déduction des intérêts d’emprunt, sachez qu’elle n’a rien à voir avec la déduction d’intérêts d’emprunt d’un bien locatif.

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