La pandémie du Covid-19 contraint les Français à économiser 55 milliards d’euros

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Economie euros des particuliers - ©Moerschy, CC0 Creative Commons

Depuis le début de la période de confinement pour la lutte contre cet ennemi mondial invisible, l’économie mondiale n’a pas cessé de fléchir. En France, la consommation moyenne habituelle de 65% s’est indéniablement réduite puisque toutes les transactions ont été brusquement suspendues. Les Français sont aujourd’hui contraints d’épargner leurs revenus.

Les impacts du confinement sur l’économie française

La fermeture des commerces, la suspension des activités manufacturières, l’interruption des échanges commerciaux toute de façon subite ont fragilisé la situation économique française, comme dans d’autres pays touchés par la pandémie. Depuis le début du confinement, les dégâts causés sur l’économie sont estimés à un tiers de la situation habituelle. Il est vrai qu’en ces périodes de confinement, il n’y a que le secteur agroalimentaire qui se trouve gagnant puisque leurs produits servent à nourrir la population. L’économiste Tristan-Pierre Maury évalue 3% de perte du PIB pour chaque mois non travaillé, soit 70 milliards d’euros. Ceci crée un vent de panique chez les Français et les incite forcément à économiser de l’argent pour affronter les prochains mois à venir.

D’ailleurs, le FMI, la banque de France et l’Insee ont affiché des chiffres estimatifs assez alarmants quant aux impacts de la pandémie sur les PIB mondiaux, mais aussi nationaux. Les économistes français estiment qu’il ne faudrait pas trop s’inquiéter sur les chiffres publiés par ces entités puisque leurs publications sont très variables. Au début du mois d’avril par exemple, le FMI estime une chute de 7,2% du PIB, tandis que le gouvernement annonce une baisse de 8% et de l’autre côté l’Insee affiche une baisse de 6%. Toutefois, si on remonte à la crise financière mondiale de 2008 dont la chute a été valorisée à 3% après la récession, il y a tout de même de quoi s’alarmer si on compare les pourcentages. Par contre, si on considère la crise de 1929 où la baisse du PIB enregistré a été de 15%, l’impact de la crise sanitaire actuelle ne doit pas être aggravé à ce point.

Bien que le FMI ait annoncé un rebondissement probable du PIB de 4,6% en 2021, cela demeure incertain. Le plus inquiétant dans cette histoire, c’est que même si l’intention des chefs étatiques à relancer l’économie prévaut, cela peut s’avérer impossible puisqu’on ne connaît pas quand est-ce que cela va s’achever. De plus, la situation réelle est que, à ce jour le monde se trouve encore en début de crise puisqu’à l’heure actuelle elle n’est qu’économique et non financière. Grâce à leur revenu, la population parvient encore à épargner leur revenu.

Les secteurs d’activités les plus touchés par la récession sanitaire

La réunion du ministre de l’Économie et des Finances avec les représentants des entreprises et les différents opérateurs économiques a permis d’inventorier les filières les plus lésées par la crise sanitaire mondiale.

En effet, d’innombrables firmes françaises sont installées à l’épicentre du virus et la pandémie a causé à leurs fermetures. Plusieurs chaînes de production sont mises en « stand-by » puisque les usines doivent suspendre leurs activités par mesure de sécurité sanitaire. Parmi les filières les plus touchées, on distingue le secteur de l’énergie comme Schneider Electric ou encore l’hôtellerie comme le groupe hôtelier Accor. Il s’ajoute à cela les entreprises de services qui évaluent une baisse de 80% de leurs chiffres d’affaires moyens. On peut également relever le secteur textile, l’industrie lourde, le transport, le secteur automobile, sans parler des restaurants, cafés et bar, etc.

Le phénomène d’épargne forcé s’élève à 55 milliards d’euros

Bien que plusieurs industries, usines et sociétés soient fermées, 9 millions de Français continuent de percevoir leurs salaires. Face à cette situation de mise en quarantaine généralisée, les consommateurs sont contraints d’épargner puisque la consommation se limite largement à l’alimentation. Par contre, ce qui préoccupe les économistes c’est sur le comportement après la crise puisque les nouvelles habitudes adoptées en situation crise sont susceptibles d’influencer les comportements post-crise. Cela est susceptible de devenir le nouveau style de vie des Français, la population deviendrait plus méfiante et prendre des précautions sera crucial pour vivre tranquillement.

Le confinement est devenu l’origine d’économie financière substantielle. En période de crise, il est toujours question d’inflation. L’augmentation significative de prix touche surtout les aliments frais et dernièrement les ménages ont limité leurs dépenses en termes de produits frais. Par conséquent, la crise économique actuelle oblige les gens à mettre de l’argent de côté et même les familles les plus démunies économisent obligatoirement. Avec cette pandémie, les institutions bancaires ont enregistré le record en termes de dépôts d’épargne sur le livret A, le livret bleu et le LDDS depuis le mois de mars. Les versements sur les comptes d’épargne ont largement dépassé le plan d’épargne de retraite populaire. D’après les analystes financiers, même si le taux d’intérêt procuré par les plans d’épargne sur livret soit relativement bas, les épargnes sur livret resteront les plus populaires en France même après cette récession.

Les dépenses sont relativement réduites et apparemment les Français auront accumulé une « épargne forcée » de 55 milliards d’euros au terme des huit semaines de confinement, soit en moyenne 230 euros par semaine et par ménage. Le Trésor a affirmé que ce chiffre peut grimper encore plus si la situation persiste, il doublera au mois de septembre. En effet, on assiste au phénomène d’épargne forcé puisqu’il y a une contrainte majeure qui n’est autre que le confinement. La France a effectivement mis en place certains dispositifs qui consistent à limiter les déficits de revenus des entreprises.

Des mesures ont été mises en place par le gouvernement français afin de :

  • Protéger les établissements de garde d’enfants contre l’indemnisation parentale en cas de contamination,
  • Sécuriser les entreprises contre le chômage partiel ainsi que d’autres formes de dédommagement.

Cependant, à cause des pertes de revenus, on est en train d’assister au phénomène de choc sur consommation qui se traduit par la possibilité d’économie face à la baisse considérable de revenu !

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