Effondrement du Bitcoin : comment diversifier ses investissements en ligne ?

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Cryptomonnaie Bitcoin
Cryptomonnaie Bitcoin - ©MichaelWuensch, CC0 Creative Commons

Le récent enthousiasme autour des cryptomonnaies a donné goût aux investissements en ligne à de nombreux particuliers amateurs. L’effondrement du cours du Bitcoin après les tweets d’Elon Musk et les décisions de la Chine en ont laissé beaucoup démunis. Une grande partie d’entre eux s’est alors tournée vers des solutions de placements plus diversifiées et moins volatiles.

Une meilleure stabilité pour les fonds cotés en bourse

Si le succès des cryptomonnaies a bien révélé une chose, c’est que les investissements en ligne sont désormais accessibles à tous. Ils permettent même aux plus débrouillards et aux plus chanceux de gagner beaucoup d’argent rapidement. À condition, évidemment, de ne pas prendre des risques démesurés et de toujours respecter la règle d’or : ne jamais investir de l’argent que l’on ne peut pas se permettre de perdre.

Les particuliers ont découvert le plaisir d’investir leur argent dans des produits qui rapportent beaucoup plus que leur livret épargne. Naturellement, après l’effondrement du Bitcoin et des autres cryptomonnaies, ils ont commencé à chercher des solutions d’investissements moins risqués et plus pérennes. Des solutions qui paraissent plus complexes au premier coup d’œil, mais ne le sont pas vraiment quand on prend le temps de s’y intéresser.

Des services comme Saxo Banque permettent d’investir rapidement dans des centaines de produits différents. Que ce soit des ETF (les fameux fonds cotés en bourses), des contrats sur la différence ou des Forex. Si ces marchés sont plus complexes à saisir que celui des cryptomonnaies, ils sont aussi plus variés et permettent de diversifier son portefeuille sans difficulté. Cette diversité est essentielle pour ne pas tout perdre en cas de chute d’une partie du marché.

Le marché des cryptomonnaies n’est pas encore assez diversifié

Les cryptomonnaies sont apparues avec la naissance du Bitcoin en 2009. L’idée, si on devait la résumer à grands traits, c’est de créer une monnaie entièrement numérique et décentralisée. Elle fonctionne grâce à la fameuse blockchain, ce qui veut globalement dire que chaque unité de cette monnaie contient dans son code toutes les traces de ses précédentes transactions, formant ainsi une gigantesque chaîne de blocs assurant l’unité de la monnaie.

Le Bitcoin n’a pas tout de suite atteint les sommets qu’il a récemment côtoyés. Néanmoins, l’idée a immédiatement plus à beaucoup et d’autres cryptomonnaies sont apparues sur le marché. Certaines s’appuient sur une blockchain déjà existante, c’est-à-dire qu’elles ne créent pas une nouvelle manière de fonctionner et dépendent totalement de la monnaie sur laquelle elles s’appuient. D’autres, comme l’Ethereum ou le Stellar Lumens créent leur propre blockchain.

Disposer de sa propre blockchain permet à une cryptomonnaie de s’assurer une certaine indépendance et de proposer un fonctionnement différent. Ainsi, l’Ethereum règle le problème d’une éventuelle centralisation du Bitcoin quand le Stellar règle les difficultés liées au minage.

Malgré tout, quand le Bitcoin s’effondre, c’est tout le marché qui suit, car les investisseurs réagissent d’un seul homme. Preuve que les cryptomonnaies n’ont pas encore fait leurs preuves ou qu’elles sont encore mal comprises. En théorie, le Bitcoin pourrait disparaître demain sans affecter les cryptomonnaies qui ne dépendent pas de sa blockchain. Ce n’est pas le cas pourtant quand on regarde le comportement du marché et les cryptomonnaies ne sont pas un placement encore assez diversifié pour satisfaire beaucoup d’investisseurs professionnels ou semi-professionnels.

Qu’est-il arrivé au Bitcoin ?

La reine des cryptomonnaies connaissait une ascension fulgurante avant de s’effondrer en perdant près de 40 % de sa valeur en quelques jours seulement. Alors que s’est-il passé au juste ? On entend beaucoup parler des tweets d’Elon Musk, mais sont-ils vraiment seuls responsables d’une telle débâcle ? En réalité, aussi puissant que soit le milliardaire, sa parole n’a pas eu à elle seule un tel retentissement.

Bien sûr, le fait que le PDG de Tesla émette publiquement des doutes sur le Bitcoin pour la première a provoqué une chute importante de son cours. Le problème, c’est que la cryptomonnaie fonctionne sur le minage, c’est-à-dire la possibilité pour chacun de fabriquer des « jetons », l’équivalent approximatif d’un billet ou d’une pièce, bref d’une unité. Sauf que le minage consomme énormément d’énergie. Le Bitcoin est donc très polluant, ce qui n’a pas plus à Musk.

Néanmoins, le coup final a été porté par le gouvernement chinois. Après des mois d’hésitation et une position pour le moins ambiguë, il a interdit aux institutions financières du pays de proposer des services liés aux cryptomonnaies à ses clients. Sans le marché chinois, les monnaies virtuelles auront du mal à se développer et les investisseurs ont immédiatement réagi.

Pourtant, la Chine travaille sur sa propre cryptomonnaie. C’est là que se trouve l’enjeu principal du secteur pour les gouvernements : garder le contrôle des monnaies sans louper la transition vers des transactions purement numériques. Certaines cryptomonnaies comme le Stellar Lumens ont bien compris l’importance d’une telle exigence.

Le Stellar Lumens, la cryptomonnaie qui se passe de minage

Au milieu de la débâcle, le Stellar Lumens n’a pas échappé à la baisse de son cours. La cryptomonnaie se présente malgré tout comme l’une des potentielles solutions aux difficultés que rencontre le secteur actuellement. Des difficultés pour convaincre les plus écologistes, mais aussi pour convaincre les grandes institutions financières déjà en place.

Le Stellar Lumens a deux arguments de taille à opposer à la méfiance des uns et des autres. D’abord, il dispose de sa propre blockchain qui ne repose pas sur le minage pour fonctionner. La création de nouvelles unités est centralisée et se sert des ordinateurs de volontaires laissés à disposition. L’énergie consommée est donc bien moins importante que pour les autres cryptomonnaies.

Ensuite, la centralisation de cette production de nouvelles unités permet un meilleur contrôle de la monnaie et une plus faible volatilité. Il ne s’agit donc pas du rêve libertarien que le Bitcoin a incarné à ses débuts, mais c’est rassurant pour les banques et les gouvernements. Sans surprise, la Banque centrale européenne envisage d’utiliser le Stellar pour créer un euro virtuel. Beaucoup de pays d’Afrique ont déjà commencé et des applications comme Signal se serviront de la Blockchain pour permettre les paiements entre utilisateurs.

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