Immobilier : le luxe ne connaît pas la crise

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maison luxe

L’industrie de l’immobilier de luxe n’est pas affectée par la crise actuelle et se porte même bien. Les constats déjà établis pour 2021 semblent se confirmer en 2022 et devraient même atteindre des niveaux records. En plus des Français, les investisseurs étrangers sont revenus en France pour investir après une pause due à l’impact du Covid-19.

Une année 2022 encore meilleure que 2021

Selon plusieurs présentations récentes, le marché du logement commence à se contracter. La Fédération nationale des agents immobiliers s’attend à ce que le nombre de transactions de logements anciens baisse de 15% à 20% cette année par rapport à 2021.

Dans son dernier rapport économique publié en avril, les notaires français ont également fait état d’une baisse lente mais réelle des volumes de transactions au cours des cinq derniers mois. Selon eux, la baisse ressemble plus à une normalisation après une année 2021 historique. Toutefois, tout dépend de l’angle d’analyse du marché immobilier. Il y a une industrie qui n’a pas connu de crise : l’immobilier de luxe et de l’ultra-luxe. Selon les experts, 2022 pourrait même être meilleure que 2021, rapporte Le Parisien.

L’immobilier de luxe, voire ultra-luxe, connaît un boom. Hôtels particuliers, maisons de campagne, manoirs, lofts de luxe… Cet élan fait penser aux experts que l’année 2022 pourrait être meilleure que 2021 en ce qui concerne l’immobilier haut de gamme.

« Tout va bien, de façon assez hallucinante », constate Nicolas Pettex-Muffat, directeur général des groupes Daniel Féau et Belles Demeures de France, auprès du Parisien. « Sur les quatre premiers mois de l’année, on enregistre une progression de 188 % du nombre des transactions à plus de 3 millions d’euros par rapport à la même période de 2019 », indique-t-il. « On triple presque nos ventes alors qu’on détient déjà 50 % des parts de marché sur ce segment. »

On note une augmentation des ventes de biens d’une valeur supérieure à 2 millions d’euros. Selon les experts, il y aura même une augmentation de 53% des biens d’une valeur de 2 à 3 millions d’euros par rapport à 2019. Ceux-ci ne restent jamais longtemps sur le marché et une seule visite suffit généralement.

Les investisseurs étrangers de retour

Les Français restent les principaux acheteurs de ce secteur immobilier. Ils recherchent souvent des biens avec de meilleurs emplacements extérieurs ou logements qu’avant par rapport à leurs besoins, vestiges de la crise sanitaire et contraintes de toutes sortes. En région parisienne, les Yvelines et les Hauts-de-Seine ont la cote.

Si les Français sont les principaux acheteurs de tels biens, les étrangers, après la pandémie de coronavirus, commencent doucement à revenir sur le marché après deux ans d’absence. Belges, Allemands, Suisses et Luxembourgeois ont commencé à réinvestir en France.

La part des acheteurs étrangers est encore loin des niveaux d’avant le Covid-19, mais il y a clairement une amélioration. Selon Alexander Kraft, président de Sotheby’s International Realty en France, “5% à 10% de nos transactions sont actuellement réalisées par des étrangers, contre 50%”.

Le Groupe Féau a moins d’acheteurs, mais ils sont plus motivés. De nombreuses personnes sont en effet sensibles à la hausse des taux d’emprunt en raison d’un environnement inflationniste et sont prêtes à conclure des transactions de prêt dès que possible en prévision d’une poursuite de cette tendance.

En conséquence, la commercialisation du parfait appartement parisien avec espace extérieur n’a jamais été aussi courte et les prix ne cessent d’augmenter. Sans l’atout d’un espace extérieur, les produits sans défaut affichent des prix “généralement stables et à des niveaux élevés”.

En province, le nombre de ventes a légèrement diminué par rapport à l’an dernier, mais ce n’est pas ce que Féau attribue à une demande plus faible : les marchés du sud et de la côte normande connaissent des pénuries de beaux produits à vendre qui, lorsqu’ils sont disponibles à la vente, partent très vite à des prix élevés.

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