Inflation : en novembre la hausse des prix a ralenti mais le CAC 40 n’a pas réagi

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Le département du Commerce a publié vendredi son indice PCE, estimant l’inflation américaine sur un an à 5,5% en novembre. Toujours basé sur l’indice PCE, c’est une baisse par rapport à la hausse de 6,1% annoncée en octobre.

Les mesures commencent à porter leurs fruits ?

Le début de la fin de la flambée des prix semble se confirmer. L’inflation américaine a fortement ralenti en novembre, selon les données du département du Commerce vendredi.

Toutefois, ce ralentissement de la hausse des prix s’accompagne d’un ralentissement de la consommation également, alors même que nous étions en plein dans les préparatifs des fêtes de fin d’année, et cela pourrait n’être qu’un prélude à une récession attendue l’année prochaine.

L’inflation est tombée à 5,5% en novembre contre 6,1% en octobre, selon l’indice PCE, que la banque centrale américaine (Fed) souhaite ramener à 2%. Depuis plus d’un mois, les prix n’ont augmenté que de 0,1 %, contre 0,4 % en octobre.

« La consommation réelle est en passe de connaître une croissance solide d’environ 3,5% en rythme annuel au quatrième trimestre, mais les données relatives aux revenus et aux dépenses montrent qu’elle a marqué le pas en novembre, commente Andrew Hunter, économiste senior USA chez Capital Economics. La forte baisse des commandes de biens durables le mois dernier est une preuve supplémentaire que l’économie a perdu son élan. »

La Fed a pris des mesures pour ralentir l’économie, dans l’espoir de contenir cette forte inflation, en évitant que les Américains ne dépensent trop. Résultats : la consommation n’a augmenté que de 0,1% contre 0,9% en octobre alors la saison des fêtes de fin d’année approchait

Malgré le Black Friday et Noël, les ménages consomment moins

Les mesures prises par la Réserve fédérale pour ralentir la croissance économique au cours des neuf derniers mois dans l’espoir de contenir une inflation élevée semblent commencer à apparaître dans les données.

Mais cela empêche également les Américains de dépenser trop alors que la saison des fêtes de fin d’année débutait. Malgré les jours de vente du Black Friday et du Cyber ​​Monday, les dépenses de consommation n’ont augmenté que de 0,1% fin novembre, contre 0,9% en octobre et conformément aux attentes. Si les ménages n’hésitent pas à consommer des services, ils achètent moins de biens.

« Il semble raisonnable de s’attendre à ce que les gens deviennent plus prudents, maintenant qu’ils ont épuisé environ la moitié de leurs économies accumulées pendant la pandémie, et que les conditions du marché du travail s’assouplissent », observe Ian Shepherdson, économiste pour Pantheon Macroeconomics, dans une note.

Une réaction atone des marchés

La réaction du marché parisien aux principales données américaines de la journée vendredi a été très superficielle. Après une première partie de séance pour le moins stable, le marché parisien a même chuté à la suite de la publication des données sur les revenus et les dépenses des ménages américains pour novembre.

Le Cac 40 a ensuite réussi à relever la tête pour terminer la semaine de Noël à 6 504 points, en baisse de 0,2% pour la séance de vendredi, avec un chiffre d’affaires faible de 1,8 milliard d’euros sur la journée.

La composante du déflateur “core”, ou PCE “core”, très surveillée par la Réserve fédérale, est en hausse de 0,1% sur le mois et de 4,7% sur l’année, en accord avec les attentes du marché (+4,6%).

Concernant les valeurs, DBV Technologies s’est envolé de 17,45%. L’autorité sanitaire américaine, la FDA, a levé un moratoire partiel de trois mois sur une étude de phase 3 “Speed” liée à un patch de désensibilisation à l’allergie aux arachides. L’entreprise biotech pourra commencer à recruter des patients.

La plus forte baisse du Cac 40 revient à Thales, en baisse de 1,58%. L’autorité britannique de la concurrence va mener une enquête approfondie sur le projet de cession de l’activité de signalisation ferroviaire GTS de Thales à Hitachi Rail. Elle estimait n’avoir pas reçu de réponses satisfaisantes des deux parties à ses questions.

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