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L’effet domino des crédits à risque se poursuit

dans Finance

On pensait que l’adoption définitive du plan Paulson rassurerait les investisseurs : force est de constater qu’il n’en est rien !

Les bourses du soleil levant ont toutes affichées un très net recul dans la nuit. Tokyo est à son niveau le plus bas depuis 4 ans… Dans son sillage, Sydney, Singapour et consorts subissent semblable sort…

La crise de confiance perdure donc et le investisseurs n’ont pas cru dans le plan de sauvetage américain. Ils sont confortés dans cette idée par les mauvaises nouvelles allemandes : Angela Merkel est en effet à l’ouvrage pour trouver une solution à l’imminente faillite de la quatrième banque germanique, Hypo Royal Estate. Cette institution bavaroise, fleuron de la finance outre-Rhin, a aujourd’hui besoin de 26.6 milliards d’€uros pour se sauver. EN toute logique la chancelière devrait renflouer les caisses de ce géant dont la faillite mettrait tout le système financier allemand en péril.

Ce qui est en train de devenir une crise systémique des marchés est par ailleurs conforté par les très mauvais chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, bien pire que prévu…avec quelques 160 000 suppressions d’emploi, c’est-à-dire de 60 % supérieurs à ce que l’on attendait faisant encore un plus plus chuter les marchés !

La classe politique réagit très activement à cette actualité brûlante : les ministres des finances de L’Union se réunisse aujourd’hui et demain pour débattre de ce qu’il conviendra sans doute d’appeler un éventuel « Plan Paulson à l’européenne ». A un moindre niveau, Olivier Besancenot, l’invité d’RTL ce matin, évoquait sur les ondes les conséquences néfastes de la situation économique pour les salariés français : baisse de pouvoir d’achat, suppressions d’emploi, etc… Ce dernier préconise « un service bancaire étatique unique » ainsi que « la levée pure et simple du secret bancaire » insinuant que l’Etat ne peut être le garant des erreurs de géants financiers.

Pour autant, certains acteurs des marchés continuent à faire leurs emplettes et c’est ainsi que BNP vient de faire l’acquisition du groupe Fortis avec en contre partie l’actionnariat majoritaire de l’Etat belge.

Les seules bonnes nouvelles viennent de la parité €uro-dollar qui se stabilise à 1.35 $ et un baril de brut qui s’élève désormais à 90 $. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Ces chiffres vont dans le sens d’une amélioration, mais sont malheureusement synonymes de dégradation de la demande du secteur industriel en matières premières…

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